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[CONGOINFOS] - Le dialogue politique du 14 au 17 avril et la convocation du corps électoral pour l'élection présidentielle le 12 juillet prochain ont constitué, le 14 mai, les points saillants de la conférence de presse des partis membres du Front des partis de l'opposition congolaise (FPOC), au siège de l'Alliance pour la république et la démocratie (ARD).
Animée par Jean-Paul Bouity, vice président du collège des présidents du Front et président de l'ARD, qu'entouraient Rigobert Ngouolali, Ambroise Hervé Malonga et Bonaventure Mbaya, cette conférence de presse a connu la présence d'Ange Edouard Poungui, candidat de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) à la prochaine élection présidentielle, Raymond Damace Ngollo, président du RDR, ainsi que de plusieurs cadres et militants du Front des partis de l'opposition.
Dans son mot préliminaire, Jean-Paul Bouity a rappelé l'objectif de la concertation politique requise par le Front des partis de l'opposition congolaise, qui, a-t-il dit, tendait à obtenir l'organisation de l'élection présidentielle dans un cadre apaisé. «La concertation citoyenne qui s'est tenue à Brazzaville, du 14 au 17 avril dernier, a-t-il déclaré, est de notre point de vue, un monologue qui a accouché d'une souris».
Abordant les conclusions de cette concertation l'orateur a critiqué certains points, parmi lesquels : la nécessité de préserver et de consolider la paix ; l'irréversibilité de l'option démocratique ; la tenue de l'élection présidentielle dans les délais constitutionnels ; le recours au dialogue ; la nécessité d'impliquer toutes les parties dans la vérification des listes électorales sans mettre en cause les délais constitutionnels de l'organisation de la présidentielle.
Concernant la consolidation de la paix durement reconquise, Jean-Paul Bouity, qui s'exprimait au nom du Front, pense que le Président de la République n'a pas le monopole de la préservation et de la consolidation de la paix. L'irréversibilité de l'option démocratique, selon l'orateur, a été une responsabilité du peuple congolais lors de la Conférence nationale souveraine ; malheureusement, a-t-il affirmé, le pouvoir en place ne cesse de dénoncer ses conclusions.
Concernant l'élection présidentielle le président de l'ARD estime qu'il faut nécessairement choisir entre, d'une part, une élection présidentielle non transparente, non juste, non équitable en respectant les délais constitutionnels et, d'autre part, une autre transparente, juste et équitable en se donnant le temps nécessaire pour réunir toutes les conditions garantissant qu'elle ne fera pas l'objet de contestations.
S'appuyant sur la nécessité d'impliquer toutes les parties dans la vérification des listes électorales, Jean-Paul Bouity a rappelé qu' «aucune vérification de listes électorales ne peut se substituer efficacement à un recensement administratif spécial en vue de déterminer un corps électoral fiable». Pour conclure il a déclaré : «Si le pouvoir persiste à refuser de dissoudre la Commission nationale d'organisation des élections (Conel) actuelle et à annuler les listes électorales issues de la prétendue révision des listes il n'y aura d'élection pour personne».
Willy Mbossa