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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Les manquements et les carences des « responsables politiques » Congolais



[CONGOINFOS] - COMMENT PEUT-ON FAIRE CONFIANCE À DES GENS, DES « RESPONSABLES » POLITIQUES QUI, TOUS LES JOURS SE DÉDISENT ; REMETTANT AINSI EN CAUSE, LEUR PROPRE SIGNATURE ?

En reniant leur propre signature, ces gens là n’ont pas la noblesse de se respecter et par transitivité le peuple congolais. C’est dommage car il y a là un manque de morale publique. En effet, lors que l’esprit mercantile prime et abuse de celle-ci, le noble métier de politicien est jeté en pâture. Le politicien se mettant simplement au service du ventre, devient ruine de l’âme et simple mercenaire incapable de donner l’espoir à ceux qui l’ont perdu.

Incapables de se projeter en avant, de faire la politique dans toute sa splendeur et toute son essence. Quand on fait la politique, celle qui s’apparente et se met à la solde du machiavélisme, au lieu de créer, d’innover, de donner espoir, elle devient ruine de l’âme. La politique, la vraie, exige ; éthique, vertus, valeurs intrinsèques et quand le comportement et la morale frisent l’altruisme, on ne devrait plus faire la politique. On est passé à côté.

Tout acteur politique irrespectueux des principes moraux, des vertus, condition sine qua non pour servir une société ; tout acteur politique qui déprave, pervertit et travestit ces principes élémentaires, la science politique, devient ruine de l’âme. Si pour moi, la science politique doit toujours rechercher la satisfaction sociétaire parce que faite et imaginée pour cela, elle doit dire la vérité. La politique ne saurait se concevoir sans engagement moral et c’est là toute la noblesse de l’art.

La vérité devrait et doit être politique. Que deviendrait la politique dans le sens noble de la science, si celle-ci tronque les consciences ? Que deviendrait cette belle science politique si ses acteurs ne disent plus la vérité mais participent activement à la dépouiller de son contenu, de sa substance ? Celle-ci devrait participer à débarrasser le monde de ses chaînes et, nous donner un univers cosmique dont l’image ne serait pas figée parce que expressément, nous lui avons confié notre destin.

DE QUOI S’AGIT-IL ICI ?

Nous sommes en face des dirigeants, au lieu d’êtres responsables, sont devenus irresponsables ; amnésiques et inconséquents. Des responsables « politiques » qui auraient tourné le dos à l’éthique ne servant plus qu’à des actes subjectifs ; à des vertus irréductibles.

Aujourd’hui notre pays se prépare à aborder un moment important de son histoire : l’organisation des élections présidentielles dont la date vient d’être fixée par le gouvernement des voleurs au 12 juillet prochain. Les élections sont une étape périodique de la vie d’une nation dans tout régime démocratique. Elles sont, pour chaque pays, un moment très sensible, plein de convulsions et qu’il faut aborder avec beaucoup de responsabilité et un sens très élevé de l’intérêt supérieur de la nation pour éviter les dérapages qui peuvent être encore source de souffrances inutiles pour notre peuple.

Face aux débats devenus très houleux actuellement et à l’ordre du jour au niveau national sur les modalités d’organisation des prochaines élections, fidèle à sa stratégie de la terre brûlée et de l’intimidation, le gouvernement de Mir Sassou s’apprête une fois encore à organiser ces élections de façon unilatérale, dans le seul but de perdurer au pouvoir. Outre toutes les revendications manifestées par l’opposition, Sassou Nguesso confirme et signe sa politique de fuite en avant pratiquée depuis son retour par les armes, il y a déjà 12 ans. L’immense majorité de notre peuple voit ainsi s’évanouir pour la énième fois l’espoir d’un changement et d’une sortie de crise qu’il avait mis dans cette échéance électorale.

Tout en marquant mon étonnement et le peu d’enclin de la communauté internationale qui, au lieu de prévenir afin d’éviter le pire, regarde sans brancher dans un silence complice et coupable ; en marquant peu d’intérêt et d’empressement quant à chercher à éviter les conflits souvent émanant à la mal organisation des élections. En effet depuis le retour par le coup d’Etat le plus long et le plus sanguinaire de notre histoire (plus de 20.000 morts), l’ONU, l’UE, l’UA etc… marquent moins d’intérêts pour le Congo Brazzaville. Nous déclinons la responsabilité historique sur la dégradation du climat social dans notre pays et sur les risques d’un nouvel embrasement du Congo, dont personne aujourd’hui ne peut prévoir les conséquences dans la sous région.

CE QU’ILS ONT DIT DE LUI.

Hier, alors que ceux-ci exigeaient à tue tête, criaient à qui voulait les entendre avec toute la candeur, dénonçant le comportement cavalier et égocentrique du pouvoir, voila qu’aujourd’hui, ces mêmes criards sont partis en rang serré pour aller se jeter dans les bras de l’homme qu’ils considèrent maintenant pour le meilleur d’entre eux.

C’est vrai, « le bossu ne voit jamais sa bosse » ; qu’ « on ne se mire pas avec ses propres yeux ». Et ces conceptions ne sont pas battues en brèche ici car elles donnent raison à leurs initiateurs. Lesquels d’entre eux ont changé, lui ou eux ? Alors que le pays n’a pas changé et les problèmes étant restés les mêmes : insolubles. Certainement le ventre et l’égocentrisme sont passés par là.

Et suivez ce qu’ils écrivaient en 2007, il y a tout juste deux bonnes années. S’attaquant au pouvoir pour la mal organisation des élections législatives de 2007, voici la déclaration de leur Collectif : Le Collectif, s’appuyant d’une part, sur les textes internationaux qui traitent de ce sujet (élections) :

1° La déclaration de Bamako du 3 novembre 2000 qui dit que l’on doit « s’assurer que l’organisation des élections, depuis les opérations préparatoires et la campagne électorale, jusqu’au dépouillement des votes et à la proclamation des résultats, y inclus, le cas échéant, le contentieux, s’effectue dans la transparence totale et relève de la compétence d’organes crédibles dont l’indépendance est reconnue par tous » ;

2° La Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance dont l’article 17 stipule ce qui suit : « les Etats parties réaffirment leur engagement à tenir régulièrement, les élections transparentes, libres et justes, conformément à la déclaration de l’Union africaine sur les principes régissant les élections démocratiques en Afrique. A ces fins, tout Etat partie doit créer et renforcer les organes électoraux nationaux, indépendants, chargés de la gestion des élections… » ;

3° La déclaration sur l’appui au processus électoral dans les Etats membres de la C.E.A.C, d’autre part, sur notre pratique qui fait, désormais jurisprudence dans notre pays, d’autre part, à savoir :

- la préparation et la tenue des élections consensuelles de 1992 et 1993 ;
- l’Accord-cadre pour le recensement administratif spécial ;
- le décret n°96-323 du 8 juillet 1996 portant nomination des membres du comité de coordination de la commission nationale du recensement administratif spécial pour l’établissement des listes électorales initiales ;
- la déclaration des F.D.U., suite à l’interview à la Presse de M. Charles David Ganao, Premier ministre, Chef du Gouvernement, le 10 décembre 1996 ;
- le mémorandum de l’opposition sur l’élection présidentielle de mars 1997, qui avait engendré la mise en place de la Commission nationale électorale indépendante,

Constate, avec étonnement et regret que le gouvernement actuel, hier à l’opposition, feint de les ignorer, royalement, donnant l’impression d’être surpris par leur existence. De ce fait, le gouvernement actuel rejette toutes les démarches citoyennes, pacifiques et patriotiques du Collectif, au profit d’un passage en force susceptible de perturber, dangereusement, la paix si chère à notre pays.

Face au mépris et à l’arrogance qu’affiche le gouvernement, vis-à-vis de notre peuple et à la sauvegarde, coûte que coûte, des intérêts égoïstes d’un pouvoir qui navigue à contre courant de l’histoire et s’éloigne des intérêts du peuple. Le gouvernement, en rappelant, régulièrement, les traumatismes du passé, attise, volontairement, dans le but machiavélique de conduire le peuple congolais à de nouvelles violences.

Malgré l’unanimité qui s’est dégagée, lors de l’examen en commission avec les partis, sur la revendication d’une commission électorale indépendante, le texte inique sur la loi électorale découlant de l’Acte fondamental de 1998, a été adoptée par l’Assemblée nationale. 

Les signataires de cet appel sont entre autres: Okabé Saturnin du RDD, Hondjuila Miokono Joseph, du RFD, Moukouéké Christophe de l’UPADS, Bokamba Yangouma Jean Michel etc…

CE QU’ILS ONT DIT ET EXIGÉ DES AUTRES QUAND ILS ÉTAIENT DANS L’OPPOSITION.

Voici ce qu’écrivaient les proches du FDU hier dans l’Opposition et qu’ils n’acceptent plus des autres maintenant qu’ils sont au pouvoir.

«Vous conviendrez aisément avec nous que tout candidat à la Présidence de son pays doit pouvoir devant le peuple répondre de la qualité de l’organisation et de l’équité de son élection, il en va de sa propre crédibilité, de son honneur et de la dignité de son pays. A ce jour au Congo, vous en conviendrez tout autant, aucun candidat en son âme et conscience, ne peut affirmer que le recensement a été correctement effectué, ou que le déroulement des élections passées ait donné satisfaction. La démocratie implique des règles précises et un degré minimum d’organisation, tout suffrage n’est démocratique que lorsqu’il s’inscrit dans un protocole rigoureux où le respect de chaque voix devient l’ardente obligation, nous en sommes hélas loin.

Ne nous trompons pas de combat, il ne s’agit pas aujourd’hui d’accuser ou de juger qui que ce soit (à ce niveau, toute querelle de factions devient dérisoire), mais simplement après ce constat de carence, unanimement reconnu, de sensibiliser les hommes de bonnes volonté que vous êtes à la nécessité impérieuse d’apporter une amélioration notable à l’organisation et au déroulement des prochaines élections Présidentielles.

Quel démocrate congolais, mais à fortiori quel candidat à la Magistrature Suprême peut concevoir ou tolérer qu’une élection aussi déterminante pour l’avenir de la Nation, aussi importante pour l’histoire du pays, ne soit parfaitement organisée transparente, limpide et en état de cause inattaquable.

Il en va de l’honneur du futur élu, qui, dans l’exercice de ses fonctions ne peut envisager que les autres candidats ne jettent le doute sur la réalité de son élection ou que les électeurs puissent légitimement contester le choix des urnes qui, actuellement en l’état, il faut bien le dire tient davantage d’une loterie que d’un scrutin réellement démocratique.

LES MANQUEMENTS ET LES CARENCES,

Aux législatives sont déjà plus préoccupantes dans la mesure où elles faussent la carte géopolitique des forces en présence de la nouvelle assemblée. Sans parler des sénatoriales. Mais la moindre erreur, la plus petite fraude aux présidentielles sera de nature à changer durablement l’Histoire du pays, altèrera son image à l’extérieur et à l’intérieur, instaurera un climat délétère de suspicion et de rancune propre à favoriser toutes les aventures et toutes les ambitions ouvrant une ère de turbulence où rien ne sera possible, où tout se sera compromis.

Cela vous ne pourrez pas le laisser faire.

Il faut rappeler que l’Histoire du Congo est faite de pages glorieuses, que son passé contemporain, recoupe, rejoint et se mêle au passé des grandes nations occidentales. C’est ici sur son territoire que le monde libre s’est abrité et a repris son envol pour reconquérir les pays que le fascisme voulait asservir.

Fils de ces brillantes heures où l’esprit démocratique l’emportait sur la force brutale, l’ignorance et le mensonge, nous ne pouvons renier ce passé, en devenir indigne, en nous contentant d’une démocratie au rabais, d’une liberté de pacotille et d’élections, parodies d’élections.

Face au discours de Brazzaville qui a hissé le pays au rang de partenaire de l’odyssée du monde libre, il ne faudrait pas aujourd’hui que les « élections de Brazzaville
» deviennent pour le monde le synonyme infâmant de fraude et d’incompétence.

C’est dans cet esprit débarrassé de toute notion concurrentielle et dans le seul souci de l’intérêt National que nous vous prions solennellement d’établir entre vous, un minimum consensus afin d’exiger tous ensemble, du gouvernement et de toutes les Institutions concernées, que les élections présidentielles respectent un protocole démocratique minimum, c'est-à-dire la réalisation de listes électorales enfin précises et une organisation électorale débarrassée de l’amateurisme et de la fraude et donnant la certitude d’un déroulement transparent et inattaquable.

Si la majorité des candidats s’oblige à ne présenter sa candidature que lorsque tous les désordres passés seront enfin réglés, ils donneront à chaque citoyen la plus haute image de leur esprit d’équité de justice et démontré la qualité de leurs convictions démocratiques.

A ceux qui objecteront que l’on n’a plus de temps, nous dirons que le temps ne doit pas être compté lorsque l’avenir du pays dépend de deux ou trois semaines de plus ou de moins. Si entre la catastrophe d’élections douteuses et la force de dynamique d’élections démocratiques ne se situent qu’une vingtaine de jours voire un mois, qui prendra la décision de compromettre une génération toute entière pour un mois de mise au point et de rigueur.

D’autant qu’il suffit de prendre contact avec les organisations panafricaines spécialisées qui ont vocation à dépêcher sur place des organisateurs et des observateurs et qu’en suivant leurs conseils ou respectant leurs avis, l’on gagnerait un temps considérable. L’avenir du pays en dépend, il ne s’agit rien moins que de savoir si le gouvernement de transition et le CSR veulent faire entrer le Congo dans une ère de troubles et de honte ou, inscrire le pays dans un avenir réellement démocratique et la perspective de figurer honorablement parmi les nations qui s’ouvrent à une alternance libérale tant sur la forme que sur le fond.

Persuadés que vous ne pouvez que souscrire à cette démarche, aussi hautement symbolique d’un véritable esprit démocratique que nécessaire à la crédibilité de vos candidatures, nous vous demandons de prendre face au corps électoral dont vous sollicitez les suffrages, l’engagement d’exiger des autorités compétentes qu’il soit apporté des solutions satisfaisantes aux désordres en adoptant tous ensemble la résolution suivante
»…

QUE DIRE DE CE QU’AVAIT ÉCRIT ETIENNE MOKONDJIMOBE, ANCIEN PORTE PAROLE DES FDU EN EUROPE AUJOURD’HUI MEMBRE DE LA COMMISSION DES DROITS DE L’HOMME ?

« L’observation attentive de la situation dans notre pays au triple plan : politique, économique et militaire accrédite plutôt la certitude que les autorités congolaises glissent irrémédiablement, irrésistiblement, tranquillement, de la censure rampante à la dérive totalitaire ; elles accumulent, de ce fait, les indices d’une confrontation violente.

Mister Etienne Mokondjimobé met un accent particulier sur un point précis, celui qui concerne la force de Sassou Nguesso : militaire. Il écrit ce qui suit :

AU PLAN MILITAIRE :

M. Pascal Lissouba proclame sa volonté d’instaurer la « Paix » au Congo, mais parallèlement il a dépensé 45 milliards de francs CFA en deux ans pour l’achat d’armement. Le chef de l’Etat initie en ce moment une « restructuration » des F.A.C. (Forces Armées Congolaises) sur une base ethno régionaliste, il paie grassement des mercenaires israéliens et sud africains et persiste à établir des camps d’entraînement militaire dans son fief électoral…

Le transfert du camp d’entraînement d’Aubeville à Loudima « Camp Wsapo » permet aux autorités de maintenir et entretenir une milice privée aux frais de l’Etat, tout en offrant une base arrière aux soldats de Jonas Savimbi, Président de l’U.N.I.T.A. et nouvel allié du pouvoir congolais. Pendant que le F.M.I. et la Banque Mondiale fustigent la gabegie du pouvoir, le gouvernement a procédé à l’enrôlement dans les F.A.C. de cinq cent (500) « Aubevillois », au mépris d’une situation économique en déliquescence et contrairement aux résolutions du Forum sur la Paix, convoqué du reste sur l’initiative du Président de la République en décembre 1994.

Le 15 août dernier aurait pu être une opportunité d’ébauche réelle et sincère de réconciliation nationale, mais le pouvoir Lissouba a préféré offrir à la Nation et à son unique invité, M. Jonas Savimbi, une parade militaire aux allures d’une démonstration de force dont les « Aubevillois » récemment versés dans l’armée, et les chars d’assaut achetés à l’Afrique du Sud, furent l’épicentre.

Toutes ces rodomontades lourdes de menace se sont poursuivies par l’avertissement des quartiers de Mpila – lieu de résidence du Président Sassou Nguesso et de Talangaï.

Il faut peut être croire que c’est dans le souci d’ « apaisement » qu’une batterie de chars d’assaut fut disposée au bout de la piste d’envol de l’aéroport international de Maya-Maya, le 4 août dernier et ce avant le décollage de l’avion qui amenait l’ancien Chef de l’Etat, M. Dénis Sassou Nguesso, en Europe. C’est à coup sûr la même volonté de « paix » qui explique les infiltrations des troupes hostiles vers Oyo, village natal (non Etienne, c’est Edou) de l’ancien Chef de l’Etat, ou l’encerclement de Ouénzé par les chars lorsque les travailleurs ont protesté contre les mesures scélérates prises par le gouvernement. A la lumière de tous ces faits, il apparaît clairement qu’aucun patriote, qu’aucun démocrate ne peut et ne doit se laisser abuser par cette démagogie de M. Pascal Lissouba.

La paix brandie et entourée de tous les airs par le Chef de l’Etat n’est que la poudre aux yeux jetée à la face du peuple congolais et de l’opinion internationale. C’est pourquoi les Forces Démocratiques Unies (F.D.U.) en France et en Europe, invitent tous les hommes épris de paix et de liberté à s’opposer à la dérive totalitaire de ce régime. Elles mettent en garde les autorités congolaises, notamment le gouvernement, contre toute velléité dictatoriale et leur rappellent qu’elles n’entendent nullement se laisser impressionner, intimider par toute gesticulation belliciste ou encore courber l’échine devant toute mesure arbitraire.

Les Forces Démocratiques Unies, en France et en Europe, interpellent la communauté internationale, plus singulièrement le Collège Arbitral International et l’UNESCO –caution morale des Accords de Libreville et du Forum pour une culture de Paix, sur la situation catastrophique du Congo. Elles affirment leur volonté d’œuvrer plus que jamais pour le triomphe de la démocratie, pour la défense de la Constitution, pour l’exercice effectif des libertés individuelles et collectives et pour le redressement économique de notre pays, le Congo » .Fait à Paris le 25 septembre 1995. Pour le Bureau des F.D.U. France Europe, le Président Etienne Mokondjimobé.

CONCLUSION

Malgré les recettes pétrolières, forestières et diamantifères exceptionnelles encaissées ces dernières années, le Congo continue toujours de s’enfoncer des plus belles, chaque jour dans une crise inextricable, profonde qui se traduit par une dégradation des conditions de vie et d’hygiène des populations maintenues dans une pauvreté et une misère sans précédent. Les systèmes éducatif et sanitaire sont en ruine avec la baisse catastrophique du niveau de l’enseignement, la recrudescence des endémies comme le choléra, la fièvre jaune, l’hépatite, le paludisme, le sida, la tuberculose.

Cette crise sociale résulte de la confiscation des richesses nationales par le clan des siciliens de Sassou Nguesso, les détournements, la corruption à grande échelle, un endettement colossal aggravé par un régime résultant d’une constitution inique imposé au peuple congolais à l’issue d’une mascarade électorale au sortir du coup d’Etat le plus sanglant et le plus meurtrier que notre pays ne connaisse : le plus grand nombre des Députés actuels de la majorité présidentielle a été é purement et simplement nommé ; tout ça devant les yeux largement ouverts de la communauté internationale.

Aujourd’hui, Mir Sassou Nguesso s’entête à organiser des novelles élections dans une totale opacité programmée. Pourtant lors du Conseil des ministres du 13 février 2007 qui a fixé, de façon unilatérale, la date des élections législatives au mois de juin de la même années. Cependant dans ces mêmes messages de fin d’année 2005 et 2006, le Sir Sassou Nguesso ne cessait de promettre d’associer étroitement l’Opposition et la Société civile au processus électoral du Congo.

Mais Mir Dénis Sassou Nguesso n’a pas respecté sa parole, tant et si bien que la décision du Conseil des ministres du 13 février 2007 a été prise sans aucune concertation avec les Partis politiques et la Société civile. Face à cette situation méprisante et égocentrique, une déclaration des Partis politiques, des Associations, des Représentants des Confessions religieuses et des individualités rendue publique le 22 mars 2007 exigeait la mise de la commission électorale indépendante devant conduire démocratiquement le processus électoral.

Le 24 mars 2007, le Président de l’Assemblée Nationale et le Président du Groupe Parlementaire de la Majorité présidentielle ont adressé conjointement une lettre au « Président de la République », Mir Sassou Nguesso en faveur de la création de la Commission électorale indépendante. Le 14 avril 2007, face à l’entêtement du Gouvernement, les Partis politiques, les Associations, les Représentants des Confessions religieuses et les individualités ont réitéré leur volonté de confier l’exécution de toutes les opérations préélectorales et électorales à une commission électorale véritablement indépendante.

Spontanément, s’est formé un Collectif national composé de toutes les tendances politiques et sociales qui organise de grands meetings et marches pacifiques sur l’ensemble du territoire national. A l’appui de sa démarche, ce Collectif a initié un nouveau projet de loi qui garantisse l’indépendance de la commission électorale. Mais le Gouvernement est passé outre cette proposition de loi, en faisant voter sa loi électorale par tous les moyens, élaboré seul les listes électorales et opéré un découpage électoral antidémocratique.

Chaque jour, les listes électorales frauduleusement élaborées par le Gouvernement sont déchirées par la population. Le corps électoral est convoqué sur la base de l’ancienne de 2001. Le Collectif vient de saisir le Conseil constitutionnel et la Cour Suprême au sujet de l’inconstitutionnalité de l’ensemble du processus engagé par le Gouvernement.

Vu ce qui précède et que le Gouvernement traite avec mépris et arrogance, le Congo Brazzaville, inexorablement et indubitablement s’achemine vers une nouvelle confrontation. La communauté internationale et les grandes nations démocratiques devraient se mettre en devoir d’exercer une pression appropriée sur le Gouvernement congolais pour obtenir l’organisation transparente des élections sur le moyen d’une commission électorale véritablement indépendante car venir crier demain, ça sera trop tard.

Mais quoi qu’ils fassent, si toutes les conditions ne sont pas remplies pour tous les candidats, ni Sassou ni personne d’autres n’ira aux élections. Et on verra ce qui adviendra car ce Congo n’est pas la propriété de quel que gourou que ce soit. C’est la propriété de 3.000.000 de Congolais que nous sommes : vivants ou naissants.

Fait à Paris, le 15 mai 2009.

Maître Tony Gilbert MOUDILOU

Président de l’A.E.D.R.A. (Agir pour des Espaces Démocratiques et Républicains en Afrique). Membre du vrai MCDDI initié par Sony Labu Tansi.

Source : Kimpwanza

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