Espace d'échange de la diaspora congolaise.

[CONGOINFOS] - Ils ont osé ! Plutôt que de dire sans ambages qu’à la date X juin 2009 coûte que coûte, ils vont tenir un meeting à Brazzaville ou à Pointe- Noire pour dire au peuple congolais qu’ils ne participeront pas à la mascarade de l’élection présidentielle organisée par M. Sassou Nguesso le 12 juillet 2009 au Congo, les soi disant opposants ont décidé de se rendre à Paris (France) d’où, ils vont tenir un meeting que le pouvoir de M. Sassou les empêche de tenir au Congo…
Ce qui revient au même puisque seuls les congolais de France et de Paris principalement pourront les entendre et non les congolais au Congo qui, iront éventuellement voter à Brazzaville, à Pointe-Noire, à Boko etc le 12 juillet 2009. Bravo les mecs ! Parce que moi je n’ai jamais eu vent de la tenue d’un seul meeting à Paris de la part de M. Andry Rajoelina le malgache avant qu’il n’aille renverser Marc Ravalomanana.
Le prétendu Front des partis de l’opposition congolaise, veut assurément nous dire combien M. Sassou n’est pas démocrate, nous montrer sa détermination à combattre ce dernier. D’où ce meeting attrape gogos qui, j’en fait le pari, ne satisfera personne puisque nous ne sommes pas sans savoir tous, le discours qu’ils vont nous tenir…voir même, solliciter notre collaboration, notre réflexion (bref de notre apport) nous qui sommes ici en France afin de faire plier M. Sassou. Une position tellement nulle que je ne peux me retenir de songer à cette célèbre réplique de Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs : « Les cons, ça ose tout ! C’est même à ça, qu’on les reconnaît. »
Il fallait en effet oser faire traverser de la méditerranée en venant à Paris, pour nous faire croire que les fameux opposants à M. Sassou qui veulent soi disant éviter de se diviser et ce jusqu’à quand ? Défendent mordicus une élection présidentielle libre et transparente au Congo. Tout le monde a compris, même les journalistes qui les interviewent ou les congolais qui les rencontrent, qu’en exprimant aucune réserve par rapport à la date fixée pour l’élection présidentielle au Congo dans un délai trop rapproché de 1 mois à peine, le prétendu Front de l’opposition au Congo, laissait les mains libres à M. Sassou Nguesso et renonçait à leur propre engagement de pré campagne en faveur de la Transparence de la dite élection. Une opposition qui renonce à s’opposer quand elle le peut sur le sol congolais et s’oppose quand le combat est vain à l’étranger (à Paris en France) est conforme à celle que l’on ne rencontre que dans une république bananière comme le Congo. Elle veut simplement maintenir les apparences d’une démocratie dictée à la lettre par M. Sassou. Juste les apparences.
Il faut oser venir dénoncer à Paris M. Sassou qui, s’arroge les pleins pouvoirs pour imposer ses vues pour sa réélection dans 1 mois alors qu’ils sont incapables de le faire au Congo à longueur de journée et n’ose pas préparer le peuple à la désobéissance civile pour lui imposer sur un enjeu aussi décisif que l’avenir de notre pays dans la Transparence la plus totale pour cette élection. Au moins ne le savent-ils peut-être pas que la démocratie participative, très en vogue à Paris où ils sont arrivés (en France) depuis l’offensive royaliste, pouvait avoir une utilité afin de préparer le peuple congolais à une révolution pacifique afin soit d’obtenir le départ de M. Sassou comme à Madagascar soit, de le contraindre à accepter la Transparence des élections tant voulue par tous.
Il est osé de prétendre, comme ils le font en visite à Paris, trouver des solutions afin d’imposer à M. Sassou l’organisation d’une élection transparente le 12 juillet au Congo. Il y a longtemps que nous dénonçons la myopie politique de l’opposition congolaise, et nous croyons fermement à ce que nous affirmons. Nous n’avons jamais changé de discours et jusqu’à présent l’histoire ne nous a pas démenti. Notre classe politique amblyope mérite-t-elle de conduire les destinées de la nouvelle génération ? Nous en doutons fort ! Et parce qu’ils sont amblyopes, ils nous prennent pour des aveugles. Nous leur disons, ouvrez les YEUX, vous êtes ici à Paris et, Paris ce n’est pas Brazzaville. Paris c’est la France et la France est le soutien larvé sinon inconditionnel du pouvoir de M. Sassou.
On craint ce que dira ce fameux Front de l’opposition congolaise quand, dans quelques jours, il ira rejoindre M. Sassou au Congo, qui leur a laissé un espace politique pour ne jouer que sa partition. Mais le prétendu Front de l’opposition aussi « sassouïste » que le sont les adhérents au RMP « Rassemblement des Moutons de Panurge » oserait sans doute moins venir jouer les guignols à Paris en France s’il n’y était encouragé par le très osez-osez Génie de la politique au Congo qu’est M Sassou.
Peut-être avez-vous été surpris comme moi, en découvrant sur Zenga Mambu, la véhémence des propos de M. Ngouelondéle à Besançon à l’égard du pouvoir de M. Sassou. Voilà un Général sans troupe, sans militant car son parti politique, ce n’est que lui-même et sa famille, incapable de critiquer la politique de la ville de son propre fils Hugues Ngouelondéle, maire de Brazzaville dont les compétences ne sont sûrement reconnues que par son propre père et les musiciens zaïrois, voilà un Général (taupe) de M. Sassou au sein de l’opposition, entrain d’amuser la galerie ici en France alors qu’au Congo, il est incapable, lui le Général, de s’imposer face à des subalternes gendarmes ou policiers et faire tenir un meeting de l’opposition au Congo.
Malgré tout ce fameux Front de l’opposition, avec son Général en papier, arrive à distraire le peuple congolais tant en France qu’au Congo. « S’il n’ y a pas la transparence, il n’y aura pas élection…personne n’ira aux élections… » Mon œil ! Déjà qu’ils n’arrivent pas à organiser un meeting au Congo parce que, interdit par le pouvoir de M. Sassou, dites moi comment pourraient-ils empêcher M. Sassou d’organiser la tenue de l’élection présidentielle le 12 juillet 2009 ? Pourront-ils braver la police et l’armée de M. Sassou qui ont la charge de surveiller les élections ? Il n’ y a que les amauroses pour croire cela !
La présidence de M. Sassou est illégitime depuis le 5 février 1999.
Son Mandat au dire de sa propre constitution du 20 janvier 2002 est achevé.
M. Sassou, a l’outrecuidance de fixer la date d’une élection aussi importante que la présidentielle dans un délai de 1 mois.
Sans blague dans quel pays vous avez déjà vu cela ! La campagne va commencer quand et pour durer combien de temps ! Il n’y a qu’au Congo que l’on peut vivre cela.
Eh bien, malgré cet imbroglio constitutionnel, à 1 Mois de l’élection présidentielle, ils continuent à verser des larmes de crocodile sur « le débat interdit » par M. Sassou de la révision improbable des listes électorales et, de feindre de s’inquiéter du malaise que pourrait engendrer l’absence de cette concertation avec M. Sassou au lieu déjà, de préparer le peuple à la révolution à la date du 12 juillet 2009.
Le jour où le Front de l’opposition enterrera le pouvoir de M. Sassou comme il le prétend ... Là, je dirais chapeau les artistes du Front de l’opposition congolaise !
Quand Lino nous disait que les cons osent tout…
par Wallys KIMBATSA