Dans le but d'organiser une élection présidentielle transparente et apaisée, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Raymond Mboulou a informé le 25 mai à Brazzaville les diplomates africains en poste au Congo sur le dispositif mis en place en vue de la réussite de cette échéance prévue le 12 juillet prochain.
Cette rencontre fait suite à la première tenue il y a quelques semaines entre l’administration en charge d’organiser les élections, l’Union européenne (UE), les Nations Unies et l’ambassade des USA.
Les élections étant d’abord une question de souveraineté, il était donc du devoir des pouvoirs publics d’édifier les diplomates africains afin qu’ils soient mieux informés de ce qui se passe au Congo à deux mois de la tenue du 1er tour de la présidentielle.
«En ce qui concerne le corps électoral, les listes sont prêtes et les cartes d’électeurs sont tirées à 70%. Dès le début du mois de juin, elles vont être distribuées sur l’ensemble du territoire national. L’administration prépare mais, c’est la Commission nationale d’organisation des élections (CONEL) au sein de laquelle l’opposition et la société civile sont représentées qui va se charger d’organiser le scrutin», a indiqué M. Mboulou.
Et d'ajouter : «La révision des listes est une opération ouverte. L’administration a fait de telle sorte que tous les acteurs politiques participent à la réussite de cette opération, afin d’assainir le corps électoral (...). Il est temps pour la classe politique et particulièrement l’opposition de saisir cette chance pour ne pas crier à la fraude une fois que l’élection a eu lieu».
Les diplomates africains en poste au Congo ont salué cette initiative prise par le département en charge d'organisation des élections. Le diplomate algérien, Ahmed Abdessadok s’est dit confiant à la réussite de ce scrutin. «La réussite de ce scrutin sera mis non seulement à l’actif du Congo, mais de toute l’Afrique et partant de la démocratie», a t-il dit.