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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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FRACTURE FRATERNELLE AU SEIN DE LA C.E.C.F : RETROSPECTIVE ET PERSPECTIVE.

EGLISE EVANGELIQUE DU CONGO : FRACTURE FRATERNELLE AU SEIN DE LA C.E.C.F

RETROSPECTIVE ET PERSPECTIVE.

Au cours des dernières décennies, chez les Chrétiens, les problèmes touchant la foi, la morale, les choix politiques, économiques, sociaux, et communautaires ont été l’objet d’interprétations tellement divergentes que cela conduit à une scission intérieure à l’Eglise sans précédent dans l’histoire. Elle n’est pas sans analogie avec ce qui, au sein de la communauté évangélique congolaise en France (C.E.C.F), oppose les unes aux autres des tendances, et qui a joué et joue encore un rôle important dans les conflits au sein de la diaspora congolaise.

Qui, pensez-vous, a suggéré aux apôtres de déterminer qui était le plus grand parmi eux, quelle sorte de fruit cela a-t-il produit ...? - La division, la colère, l'envie, l'amertume.

Qui, pensez-vous, a suggéré à la délégation du bureau synodal de prendre des décisions de type « ambigu », quelle sorte de fruit cela a-t-il produit ...? - La division, la colère, l'envie, l'amertume.

Le caractère « Polysémique » de ces décisions a eu pour conséquence « paradoxale » la fracture communautaire à la « congolaise ».

Un mur s'est dressé entre les dirigeants de l’EEC et les membres de la communauté de la CECF, entre une classe d’ecclésiastique lointaine, distante, qui se pique de ses nobles sentiments, et une communauté de frères de sang dirai-je, renvoyée dans l'ignoble, qui puise dans le déni opposé à ses difficultés d'existence ou plutôt de croissance, l'aliment de sa rancœur.

II- L’autorité du bureau synodal : Une cause possible de défaillance de la mission ?

Du point de vue de la sagesse humaine, les problèmes existentiels au sein d’une communauté sont la conséquence d’une défaillance humaine, par contre seule une excellence « inspirée d’en haut » aurait pu « redresser ce qui est tordu » et apporter les solutions optimums attendues. A l’image de l’Eglise de Corinthe, confrontée à des maux similaires, peut-on affirmer que la délégation de l’EEC mérite le label « Paulinien » de l’excellence dans la gestion des conflits au sein de la communauté ? Dans le cas contraire quel est ou qui est l’objet de cette protestation : Le Conseil de la CECF, le Pasteur coordinateur, le charisme ou l’autorité du bureau synodal. 

Watchman Nee écrit « Si certains ont été choisis par DIEU pour exercer une autorité dans l’Eglise, il n’en demeure pas moins qu’aux yeux du Seigneur, tous sont égaux. Et c’est dans cette réalité, en apparence paradoxale, que réside le fondement et le secret de l’autorité –L’autorité spirituelle  isbn 0-8291-0821-9 - » ; Les dispositions et décisions prises par la délégation laissent transparaitre un déni d’égalité dans le traitement réservé à certains organes de la communauté et à son coordonateur, il serait imprudent d’affirmer que les dites-décisions viendraient de DIEU le Père Lui-même car ce qui est de Lui, ne divise pas, ne détruit pas mais au contraire illumine, construit, restaure et vivifie. Y’a-t-il donc véritablement une défaillance avérée de l’autorité des « cadres » de l’EEC au regard de cette exigence d’égalité ? Watchman Nee ne s’arrêtera pas sur cette première affirmation, il poursuit « Si votre autorité vient réellement de DIEU, ceux qui s’opposent verront bientôt leur marche spirituelle arrêtée – L’autorité spirituelle  isbn 0-8291-0821-9 -» ; De ce qui précède, on peut déduire que la communauté « contestatrice » serait donc vouée à un danger de mort spirituel ou à une extinction silencieuse, s’il est avérée que l’autorité manifestée par les « cadres » de l’EEC est bien d’inspiration Divine. Cette logique supposerait-elle aussi l’extinction à terme du protestantisme ? Lui-même issu de la Reforme sous l'impulsion de théologiens tels que Martin Luther, et donc du rejet de l’autorité du clergé catholique en 1517.

Une telle logique implacable exprimée par Watchman Nee relève, en effet, de la pure réalité évangélique ; « Ananias et Saphira Actes 5 :1-2 ». Toutefois et heureusement, l’irrecevabilité et l’inapplicabilité de cette logique, dans le cadre de la communauté CECF, est évidente (Dieu faisant grâce), car le sens véritable de la protestation exprimée par l’ensemble des membres de cette communauté s’illumine véritablement dans les écrits de Théodore Monod : «les protestants en général, bien que la plupart des gens ignorent l'origine du mot « protestant » et pensent que cela provient du mot « protester ». En réalité cela signifie en latin « affirmer ». Une déclaration de la première profession de foi protestante qui a donné le nom à notre confession est « Protestati sumus » c'est-à-dire « nous affirmons que » et non « nous protestons contre ». Ce n'est pas du tout pareil. C'est positif. -Ce qui est Terre et Ciel de Théodore Monod, Collection Actes Sud-  ». Ouf ! Dirai-je, le peuple de DIEU à travers la communauté CECF ne proteste pas contre une autorité, fusse-elle constituée de « chair et d’os », mais au contraire elle affirme que les décisions prises sont inadaptées et non inspirées puisqu’elles divisent au lieu d’unir, elles déconstruisent au lieu de construire, elles abaissent au lieu d’élever, elles desservent au lieu de servir. L’apôtre Paul à Corinthe se contenta d’utiliser la parole de DIEU pour unir ce qui était désuni, réparer ce qui était endommagé, redresser ce qui était tordu. En effet, toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. Le texte grec, qui fait suivre un sujet - Toute Ecriture - par deux attributs - inspirée et utile - nous autorise à suppléer le verbe sous-entendu, est, deux fois, d'où la lecture suivante, parfaitement légitime: Toute l'Ecriture est inspirée de Dieu, et elle est utile pour enseigner, etc. La délégation aurait donc pu s’inspirer de la parole de Dieu pour exhorter et apprendre à ses enfants à vivre en communauté. Assurément, dans ce cas et dans ce cas seulement, l’autorité du bureau synodal aurait été manifeste pour tous et aurait méritée le label de l’ « Excellence Paulinienne».

III Les conséquences immédiates des décisions du bureau synodal

A) La division

Depuis le passage de la délégation du bureau synodal, la division de la communauté de la CECF a atteint son paroxysme, deux tendances en constituent l’ossature. D’une part, les membres ayant approuvé les dernières décisions de la délégation du bureau synodal et de l’autre ceux qui les ont désapprouvé.

De quelles décisions majeures s’agit-il ?

- La correction des « déviations » doctrinales avérées ou non.

- La correction des « dérives » financières avérées ou non.

- La signature prochaine d’un protocole d’accord attribuant à un pasteur de l’ ERF la responsabilité de la CECF et dont la conséquence implicite est la mise sous tutelle du Pasteur coordonateur et de son conseil.

- La suppression des cultes dominicaux d’intercession et des cultes dominicaux de formation.

La tendance ultra minoritaire favorable à ces décisions est constituée, pour la plupart, des frères et sœurs proximito-compatibles, l’autre tendance majoritaire et protestatrice n’échappe pas à cette règle d’affinité; Une profonde analyse sociologique permettra de dégager le profil réel des différents protagonistes. La surprise serait alors totale.

En effet, pour une des tendances, la mise sous tutelle du coordonnateur de la communauté est plus que jamais souhaitable, car il cumule à lui seul des prérogatives sociales, un « geste au serviteur » etc. Tout cela agace plus d’un. Lors de l’assemblée générale, le témoignage d’un ancien Pasteur, un très respectable Pasteur retraité, a mis en émoi toute l’assemblée lorsqu’il évoqua les « médisances » ambiantes concernant le salaire du Pasteur Coordonnateur. Des frères et sœurs consacrés s’intéresseraient plus au salaire du Pasteur que de la croissance de la communauté, tous les moyens semant la « zizanie » au sein de la communauté et sapant le travail réalisé par le Pasteur Coordinateur, sont bons. Il faut éteindre le feu du Pasteur responsable et de ses proches conseillers, pour cela ces anti-frères n’hésitent pas à établir des rapports « mensongers » sur le fonctionnement de la communauté à destination de certains « cadres » de l’EEC. On aurait dit « qu’il se tiennent constamment devant le « trône charnel » du bureau synodal pour accuser les élus » causant ainsi des divisions ?

B) La colère :

La colère est une émotion qui traduit l'insatisfaction. Elle est vécue à l'égard de ce qu'on identifie, à tort ou à raison, comme étant "responsable" de notre frustration. On éprouve donc de la colère envers "l'obstacle" à notre satisfaction. Quel fut donc l’obstacle à la satisfaction des deux tendances de la communauté !

« Je constate que mon autorité est contesté au sein de la communauté de la CECF », cette exclamation d’un membre de la délégation de l’EEC traduit assez bien cette frustration, ce sentiment d’être déconsidéré par rapport à l’image « grandiose » et donc suffisante  que l’on souhaite véhiculer de soi ; Les reproches faites aux pharisiens trouvent ici leur pleine mesure « 5 Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements ;  6 ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues ; Matthieu 23 ». La frustration a-t-elle inspiré les dites décisions ? Celles-ci semblent dont avoir engendrées deux types  d'insatisfactions qui s'expriment à travers une gamme d'émotions de colère reflétant leurs particularités. D’un coté, la rage des membres approuvant les décisions de la délégation déclenchée en partie par l'impuissance à convaincre les autres, et de l’autre la révolte spécifique à une situation d’injustice à l’égard du Pasteur Coordinateur et des organes décisionnels de la C.E.C.F. Ces émotions traduisant de la colère sont composites, comme le mépris, la jalousie, le dépit, la rancune.

Paradoxalement, ces émotions induites divergent « dangereusement » du message central de l’évangile « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».Toute la communauté, sans une réelle et sincère repentance collective, s’en trouverait donc lié corps, âme et esprit.

Par conséquent, est t’il nécessaire de parler de l'envie et de l'amertume consécutives aux décisions de la délégation du bureau synodal ? Non, ce sont des externalités systémiques caractérisant l’état de colère. Intéressons nous plutôt aux causes possibles de défaillances de la mission de cette délégation.

 IV Analyse de la méthode de gestion des conflits du bureau synodal.

Sur le plan méthodologique et au sein de toute organisation intégrant le facteur humain comme source de prise de décision, il est essentiel de distinguer les trois phases d’un processus de décision :

1. la détermination du problème : c’est-à-dire le décideur détermine à quel problème il estime être confronté.

Sur ce point, le bureau synodal n’a pas eu de contact préalable avec le Conseil de la CECF, celui-ci aurait permit de déterminer la nature des problèmes à traiter. L’effet de surprise fut probablement privilégié.

2. la résolution du problème : c'est la phase la plus étudiée qui consiste à répondre au problème précédemment formulé. Il est possible que les étapes nécessaires à la résolution du problème amènent le décideur à reformuler son problème initial. Cette phase de résolution peut comporter plusieurs étapes et notamment : la collecte d'informations.

La collecte d'informations a bien eu lieu, toutefois la partialité de la délégation est avérée : Celle-ci a indiqué être en possession d’information accusatrice bien avant la rencontre des membres de la communauté d’une part et le Conseil de la communauté n’a pas été formellement consulté d’autre part. Sa qualité d’instance de supervision n’a manifestement pas eu d’intérêt.

3. l'analyse de ces informations et la création de solutions potentielles

la prise de la décision qui fait suite à cette analyse consiste à faire le choix et donc à renoncer aux autres possibilités.

Ayant été l’organe de la communauté initiateur du déplacement de la délégation, le conseil a aussi été l’organe marginalisé dans le processus de décision de la dite délégation. Ses prérogatives juridiques et consultatives ont été sciemment « ignorées ». Toute chose égale par ailleurs, l’incidence juridique des dites-décisions s’en trouve aussi marginalisée.


V L’épistolaire paulinien à l’Epreuve de l’épistolaire « Patricien »

« Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Jacques 3:18 »

Les Écritures condamnent la division. La Bible dit que Dieu hait ceux qui sèment la division ou la discorde entre les frères (Proverbes 6: 10). En 1 Corinthiens 1, il nous est dit que l'Église â Corinthe s'est divisée, une division probablement plus profonde que celle observée au sein de la communauté. L'apôtre Paul a donc pris des mesures immédiates pour détruire la racine du problème et rassembler le peuple de DIEU. Il a commencé par dire: « Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ; tenez tous le même langage, qu'il n'y ait pas de divisions parmi vous, mais soyez en plein accord dans la même opinion.” (1 Corinthiens 1: 10) ». Ici, l’apôtre PAUL est en phase avec la méthodologie indiquée plus haut, il identifie et pose clairement le problème de la communauté à Corinthe : La division.

Puis il continue en posant trois questions, chacune mettant en évidence l'erreur de leur action. Les questions furent: « Est-ce que Christ est divisé? Est-ce que Paul a été crucifié pour vous? Est-ce que vous étiez baptisés au nom de Paul ? Dans les trois cas, ils durent répondre négativement ». Ici l’Apôtre établi un dialogue franc avec l’assemblée de Corinthe, il reçoit des réponses franches sans hypocrisie, ce dialogue lui permet de s’informer sur la nature réelle des problèmes de la communauté « ils durent répondre négativement », L’apôtre ne se met pas au dessus de la mêlée au contraire il se veut serviteur, il a écouté et collecté les informations nécessaires à l’exhortation qui s’en suivra. Il ne privilégie ni APPOLLOS, ni CEPHAS au contraire l’Apôtre  montre l'absurdité de leur condition en étant divisés. Le bureau synodal de l’ EEC a t’il privilégié la communauté d’Alésia au dépend de la CECF ? A t’il privilégié les frères proches de « Malonga », de « Mado » au dépend des instances du conseil de la communauté ?

Le rejet massif des décisions prises en est l’illustration manifeste et on comprend mieux l’exhortation de l’apôtre Paul aux frères de Rome: « Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, contrairement à l'enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d'eux. Car de tels hommes ne servent pas Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre; par de bonnes paroles et par des éloges, ils séduisent les cœurs des gens sans malice » (Romains 16:17, 18). En Colossiens 2:20-22 il poursuit : « Si vous êtes morts avec Christ aux principes élémentaires du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous laissez vous imposer ces règlements ? … ».

Comment l’apôtre Paul a consolidé l’unité de l’Eglise de Corinthe malgré de fortes divisions ? Par la seule parole de l’Evangile bien sûr. Et comment la délégation du bureau synodal si est-elle prise ?

L ‘approche contradictoire de la délégation, fortement inspirée de la sagesse humaine, a aggravé sinon amplifié la fracture communautaire : Les actes posés ou inspirés par DIEU ne peuvent diviser contrairement à ceux posés par cette délégation. Il y’a manifestement un problème de méthode et de charisme qui interpelle le peuple de Dieu. Manifestement et de façon évidente, la délégation a failli sur plusieurs points, notamment : les peuples d’Alésia et ceux de la « maison verte » ont été comme encouragés à poursuivre sinon à renforcer leurs antagonismes ; les « déviances » n’ont pas été formellement identifiées ni les promoteurs authentifiés ; la présidence du diaconat est toujours l’objet de controverse ; la proximité « ambiguë » de l’administrateur auprès du bureau synodal n’a pas été clarifiée ;  la suppression de certains cultes dominicaux reste étrange aux yeux du Chrétien pour qui la « formation » et « l’intercession » sont une grâce de DIEU ; etc. Que dire alors des embrassades du dernier culte de la délégation ? Un simulacre « Gethsémanien » ? Un baiser de Judas ?

A Gethsémani, Judas désigne Jésus à ses complices venus l’arrêter en lui donnant un baiser. Le baiser de Judas est le baiser de la trahison. De nos jours, un baiser de Judas signifie toujours un baiser perfide (Matthieu 26,48). Que dire alors de ces embrassades qui ont clôturé la proclamation des dites décisions durant le dernier culte de la délégation ? Tous les acteurs de la scène furent présents, l’agneau qui devrait être mis à mort (le pasteur coordonnateur) l’était aussi, il reçu une embrassade de la part du garant du bureau synodal ; Cruelle mise en scène, le peuple de DIEU s’interrogea sur la nature sincère de ces embrassades ; certes, le principe d’un protocole d’accord controversé, dont le contenu repose essentiellement sur des arguments persuasifs de la sagesse humaine, est scellé. Que les théologiens de MANSIMOU  nous proclame que le Pasteur de l’Eglise de Corinthe fut renforcé par celui de l’Eglise de Colosses, qu’ils nous affirment aussi que l’Apôtre Paul a du publié dans le journal « le chemin de Colosses» des critiques  absurdes à l’égard du pasteur de l’Eglise de Corinthe ? Et peut être que nous les croirons…

En tout cas de l’apôtre Paul à Corinthe, nous retenons une intervention magistrale à l’image du Seigneur Lui-même, plein d’autorité exhortative confirmant sa pensée exprimée dans « 1 Corinthiens 2:4 et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse (humaine), mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance ».

VI La démonstration d’Esprit et de Puissance opposée aux discours persuasifs de la sagesse du bureau synodal

Dans la même lettre Paul évoque aussi un grand nombre d’autres problèmes à l’image de ceux de la communauté, traités sans ordre systématique, sans doute à mesure que des nouvelles lui parvenaient. Il maintenait en effet des contacts suivis avec le Conseil de l’Eglise de Corinthe (cf. 1,11 ; 16,17 ; 7,1) : on lui demandait son critère sur des questions pratiques et l’on ne manquait pas de l’informer sur l’état de la communauté qui était sa fierté et sa joie (cf. 1,2 ; 9,2), mais qui lui procurait aussi tant de soucis et lui causait tant de souffrances. A nos yeux captivés, à distance de tant d’années, se dresse ainsi un tableau réaliste et sans concession de la première communauté chrétienne, avec ses ombres et ses lumières, ses contestations et ses désordres, mais où la foi naissante commençait déjà à porter ses fruits. Il y avait les graves abus en matière sexuelle (55,1-13 ; 6,12-20) ; des conflits personnels entre chrétiens qui n’hésitaient pas à avoir recours au tribunal civil pour régler leurs différends ; des désordres dans les réunions liturgiques, où le repas eucharistique n’est pas encore bien séparé du repas ordinaire, avec les abus qui s’ensuivent. Avec force, Paul reprend, corrige, exhorte, et avec clarté et largeur d’esprit il donne ses avis, tranquillise les consciences, enseigne tel ou tel point de doctrine : sur le mariage et la virginité, sur le bon usage des charismes dans les assemblées, sur les rapports avec les païens, sur la résurrection du Christ et la résurrection des corps à la fin des temps.

Du fait que l’Église est présentée dans son dynamisme vital, la lettre est peut-être la plus riche de l’épistolaire paulinien en thèmes doctrinaux et disciplinaires. Cependant, malgré la diversité des sujets traités, l’Eglise garde une profonde unité. Paul en effet jette une même lumière sur tous les problèmes et toutes les questions : ce qu’il a toujours présent, ce qu’il recommande avec vibration, c’est-à-dire la communion avec le Christ – avec le Christ dans sa gloire – non seulement à la fin des temps, mais dans la réalité présente. Il y fait constamment référence et il y renvoie sans cesse. C’est comme s’il disait à cette communauté qu’il était obligé à laisser un peu à elle-même : pensez au Christ, ayez présent à l’esprit son exemple et son amour pour nous, soyez unis à lui et vous trouverez une réponse à vos inquiétudes et une orientation pour vos vies. Hélas, pour la communauté C.E.C.F car l’épistolaire « Patricien » formalisé dans un protocole d’accord anachronique entre l’EEC et l’ERF à plutôt troubler les consciences, fragiliser les bébés spirituels, consolider la présence diabolique et surtout exposé l’œuvre salutaire et salvifique de la CECF initié non point par l’EEC ni par l’ERF mais par DIEU Le Père-Tout-Puissant Lui-même au travers d’un serviteur inutile et aujourd’hui humilié, fut-il en son temps un Evangéliste.

VII Y’a-t-il des CEPHAS , des APPOLLOS , et des faux frères  dans la communauté ?  

« Galates 2 » nous donne un aperçu des protagonistes par lesquels certains scandales de la communauté de Corinthe arrivent : « 11. Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible.  12. En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues , il s'esquiva et se tint à l'écart , par crainte des circoncis. 13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation , en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. 14 Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ?  »

La communauté CECF possède ses « CEPHAS », ses APPOLLOS mais aussi ses faux frères, « Galates 2.4 Et cela, à cause des faux frères qui s'étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l'intention de nous asservir. ». Il est notoire que le Conseil et le Bureau de la CECF sont régulièrement épiés, les informations relatives aux débats internes et donc confidentielles sont « constamment » amplifiées, amputées, simplifiées et transmis auprès des instances de l’EEC dans le seul but de nuire et d’induire en erreur.

Le témoignage d’un ancien pasteur de l’Eglise EEC lors de l’assemblée générale du 24 Mai dernier a dû mettre mal à l’aise plus d’un de ces faux frères. Ce brave ancien indiqua, en effet, qu’avant la fin de l’assemblée générale des informations « amputées ou simplifiées » seraient transmis auprès des autorités de l’Eglise Mère par des voies empruntées et non autorisées. Certains de ces frères sont certainement considérés comme des « Colonnes » dans le sens Paulinien du terme « ceux qui sont considérés comme des colonnes » (Galates 2,9), faudrait-il alors que les vrais frères se comportent comme l’apôtre Paul selon Galates 2,11 « Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible ». Oui , probablement, il appartient désormais au conseil de la communauté d’affronter fraternellement les frères répréhensibles dans le seul but de les exhorter à revenir au Christ, le Chef de l’Eglise et à vivre véritablement l’Evangile du Salut. Désormais, nul ne saurait se prévaloir d’une autorité hiérarchique s’il s’oppose à l’unique Évangile et renonce à la communion des frères sanctifiés une fois scellée au nom de cet Évangile. Paul s’autorisera de ce moment pour se dresser s’il le faut contre Céphas (Galates 2,11-14) ; de même, le Conseil devrait s’autoriser ces moments de « reconversion » voulus par l’assemblée générale pour se dresser contre certains frères répréhensibles et les exhorter à regagner l’assemblée des enfants de DIEU.

« Les actes des apôtres » nous présentent l’éloquent APPOLLOS, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et plongé dans les Ecritures, vint à Ephèse. Il était instruit dans la connaissance du Seigneur, et, fervent d’esprit, il annonçait et enseignait avec beaucoup d’« Esprit » ce qui concerne le Seigneur Jésus, bien qu’il ne connût que le baptême de Jean. Il se mit à parler librement dans les assemblées. Aquilas et Priscille, l’ayant entendu, le prirent avec eux, et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu. Comme il voulait passer en Achaïe, les frères l’y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de le bien recevoir. A son arrivé, APPOLLOS se rendit, par la grâce de Dieu, très utile à ceux qui avaient cru à l’Evangile du Seigneur Jésus-Christ; Car il contestait vivement les Juifs en public, démontrant par les Ecritures que Jésus est le Christ, Fils de DIEU, Né de DIEU, Vrai Dieu de DIEU. Apollos était un homme dont la pensée et l’esprit étaient saturés de la Parole de Dieu. Il ne se contentait pas d’une lecture et d’une connaissance superficielle de l’Ecriture sainte, mais un homme qui avait étudié, approfondi, sondé l’Ecriture. L’expression employée pour décrire Apollos signifie qu’il n’y avait aucun sujet, aucun thème de la Parole de Dieu sur lequel Apollos n’avait pas réfléchi et pour lequel il n’était pas capable de formuler une définition claire et concise.

Personnellement, je me proclamerai volontiers de « CEPHAS » et d’ APPOLLOS.

De « CEPHAS », je désire être corrigé par les vrais frères qui me redresseraient à chacune de mes déviances et qui me résisteraient en face, ils le feront parce que je serai répréhensible, ils auront sincèrement le désir de m’exhorter à revenir au Seigneur Jésus-Christ.

D’ « APPOLLOS », je désire être un homme instruit dans la voie du Seigneur et fervent d’esprit : la piété personnelle d’Apollos ne se limitait pas à une forme d’intellectualisme. Quels que soient mes formations universitaires, mes titres honorifiques, quand bien même je serai devenu Président de l’ EEC, je désirerai être comme Apollos. Apollos n’était pas seulement quelqu’un qui cherchait Dieu avec sa tête, mais encore avec son coeur. Quiconque l’écoutait savait qu’il ne parlait pas seulement de ce qu’il connaissait sur le plan intellectuel, mais qu’il le vivait aussi. Aurais-je étudié à Mansimou ou aurais-je enseigné à Mansimou, aurais-je fais des études au Cameroun, je souhaite rester un homme réceptif et enseignable comme APPOLLOS. Au niveau où était Apollos, on aurait pu penser que personne n’avait plus rien à lui apprendre. Ce n’était pas ce que pensait Apollos qui était convaincu qu’au sujet de Dieu, il avait besoin, non seulement de la lumière qui lui était donnée, mais de celle qui était aussi donnée aux autres. Aussi put-il être encore plus utile à l’oeuvre de Dieu lorsque, après avoir reçu dans l’humilité l’enseignement que lui prodiguèrent Priscille et Aquilas au sujet du Seigneur Jésus, il ajouta à tout ce qu’il avait déjà compris par Jean, les certitudes qu’il reçut par eux. La Présidence ou la Coordination d’une Eglise ne me prédispose pas à considérer mes frères comme étant inférieurs, pourtant, le mépris des instances constitutives de la CECF par le bureau synodal nous interroge, nous interpelle et désamorce l’idée même que l’EEC soit réellement dirigées  par des ministres du Christ «  Co 2 : 17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifiés par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là ! »

VIII Le mystère de la Croissance de la communauté CECF

Dans ce mystère de la croissance de notre communauté, l’initiateur et le successeur ne font qu’un : « Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un » (1 Corinthiens 3, 8). Les membres de la CECF  doivent comprendre qu’une même parole et qu’un même ministère traversent la vie de la communauté dans le temps. Ils n’ont pas à chercher un facteur de division, à comparer. Les différents serviteurs successifs dans la Présidence de l’EEC, le Pasteur MBAMA et ses successeurs devraient mystérieusement être unis organiquement dans le temps de la succession ministérielle, pourtant les décisions pleines de sagesse prises lors de la présidence du Pasteur MBAMA sont constamment neutralisées par son successeur. Saint-Paul ajoute qu’ils partagent vis-à-vis de Dieu une même responsabilité : «  Car nous sommes les coopérateurs de Dieu » (1 Corinthiens 3, 9). Ils jouent un rôle essentiel pour favoriser les conditions optimales de la croissance dans l’harmonie et la collaboration, selon les besoins de la communauté. Dieu n’est pas seulement source d’unité pour la communauté, mais aussi pour la succession ecclésiastique. Il assure à la communauté les services et les ministères qui correspondent à son étape de développement, « Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu » (1 Corinthiens 3, 9). La communauté est appelée à reconnaître ce qu’elle est vis-à-vis de Dieu et de ses collaborateurs. Chez Paul, les deux images, celle de la croissance de la plante dans un champ et celle de la construction de l’édifice, se recoupent constamment. Ces deux images sont constamment mises en parallèle. C’est d’ailleurs ce qui se passe dans ce chapitre trois puisque, dans les versets qui suivent, Paul poursuit sa réflexion en privilégiant l’image de l’édifice :   « Selon la grâce de Dieu qui m’a été accordée, tel un bon architecte, j’ai posé le fondement. Un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il y bâtit » (1 Corinthiens 3, 10). Les différentes autorités de l’EEC doivent considérer que la primauté de la grâce dans la mission évangélisatrice ne va pas sans une certaine compétence « Paulinienne » puisque Paul utilise ici l’image du sage architecte qui agit en fonction de la sagesse pratique de son savoir-faire. La communauté congolaise CECF ne peut donc croître sans Dieu, sans ses collaborateurs, sans son Conseil et sans la prise de conscience de cette réalité vécue et expérimentée de la croissance organique et unificatrice dans toutes ses dimensions. Cette prise de conscience doit être vive auprès des membres de cette communauté, mais plus encore auprès de ceux qui ont pour mission d’assurer la croissance et les conditions de développement de la communauté, encore plus auprès des « cadres » de l’EEC.

IX Réflexion sur le protocole.

L’apôtre PAUL  face aux problèmes de l’Eglise Corinthe ne fit appel à aucun Pasteur d’autres Eglises associées, il ne mit en place aucun protocole d’accord entre les différents protagonistes Corinthiens. L’apôtre se servit de la parole de DIEU pour édifier, pour exhorter, pour toucher les cœurs endurcis et à convertir, il ne feint pas à la manière de la délégation du bureau synodal de destituer le Pasteur de l’Eglise, le faisant il aurait ainsi marqué l’impuissance de l’évangile à convertir les cœurs rebelles et répréhensibles. La délégation de l’EEC aurait dû s’en inspirer et éviter ainsi la fracture constatée.

Le protocole s’est illustré dans les dispositions suivantes, nous en proposons une réflexion discriminatoire :

« Article 1 - A la demande de l'Eglise Evangélique du Congo, l'Eglise Réformée de France s'engage à apporter à la communauté Evangélique du Congo en France une assistance sous forme de parrainage pendant une période de deux (2) années. A l'issue de la période de parrainage, la Communauté Evangélique du Congo en France peut solliciter le statut d'Eglise associée auprès de l'ERF. »

DIEU soit loué, dans aucun verset des évangiles nous ne lisons « Article 1 - A la demande de l'apôtre Paul, l'Eglise de Colosses s'engage à apporter à la communauté de l'Eglise de Corinthe une assistance … » ;

L’assemblée générale de la communauté via son conseil n’a exprimé aucune demande d’assistance, ni de parrainage encore moins le souhait, au stade actuel de sa croissance (loi 1901), du statut d’Eglise associée auprès de l’ERF, cela se fera en son temps, lorsque toutes les conditions d’adhésion seront remplies (Loi 1905). Le peuple de DIEU, dans ses conclusions, a honorablement  replacé le Conseil et le bureau dans ses prérogatives en lui renouvelant sa confiance et en l’exhortant à œuvrer dans le sens d’une reconstruction de la communauté.

« Article 2 - Dans les conditions établies d'un commun accord, l'Eglise Réformée de France met à titre gratuit à la disposition de la Communauté Evangélique du Congo en France un Pasteur de l'Eglise Réformée de France et un lieu de culte et de réunions. »

Plus de dix ans déjà que la communauté CECF se trouve ballotée ici et là recherchant des lieux de cultes appropriés, ni l’EFF, ni l’EEC n’ont eu à cœur, d’œuvrer, pour satisfaire cette quête de « sérénité » des cultes. Cette noble proposition au demeurant respectable mérite d’être étudiée par le conseil à la seule condition d’être isolée du protocole d’accord. Le caractère « marchand ou négociable» pour l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ ne peut être toléré et approuvé.

La communauté CECF a toujours fonctionné modestement à l’image des premiers chrétiens «  Actes 4 : 34 Car il n'y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu, 4 : 35 et le déposaient aux pieds des apôtres; et l'on faisait des distributions à chacun selon qu'il en avait besoin . 4 : 36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d'exhortation, Lévite, originaire de Chypre, 4 : 37 vendit un champ qu'il possédait, apporta l'argent, et le déposa aux pieds des apôtres ». Il plait donc à DIEU que la communauté vivasse dans cette précarité dignement mais avec un grand gain : DIEU lui-même.

« Article 3 - L'Eglise Evangélique du Congo, de son côté, s'engage à reconnaître au Pasteur de l'Eglise Réformée de France détaché auprès de la communauté Evangélique du Congo en France, le statut d'un missionnaire en service dans l'Eglise Evangélique du Congo.» 

Le caractère « échangiste » évoqué ici heurte la sensibilité du croyant aux yeux de qui le concept de « l’universalité de l’Eglise » est peint comme conditionnée par un protocole d’accord entre deux doctrines. L’Eglise du Christ est au dessus des doctrines, l’EEC n’a point besoin, à travers un protocole, de s’engager à reconnaître le statut d’un serviteur de DIEU, il l’est de fait. Nous sommes ici dans une forme de « paganisme économico-religieux» de type « gagnant-gagnant » ou « donnant-donnant ». Le pasteur proposé par l’ERF est à 1 pied de la retraite, le pasteur YINDA de l’EEC est retraité et disponible pour encadrer et transmettre son expérience tenant compte de la doctrine de l’EEC. La compatibilité « doctrinale » de la CECF est t’elle plus évidente avec l’ERF qu’avec l’EEC ? Quels sont alors les penchants non avoués de ceux qui définirent ce protocole ? Le noble concept d’Eglise universelle serait’ il voué à amendement ?

« Article 4 - Le parrainage de l'Eglise Réformée de France sur la Communauté Evangélique du Congo en France consiste en un accompagnement pastoral et en un arrimage à la Sainte Eglise Universelle afin que la Communauté Evangélique du Congo en France ne soit pas regardée comme une secte. La mission d'accompagnement pastoral et d'arrimage à la Sainte Eglise Universelle est d'évolue au Pasteur de l'Eglise Réformée de France en détachement auprès de la Communauté Evangélique du Congo en France. Elle revêt trois aspects essentiels: »

L’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dispose que "nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public institué par la loi." Le fait religieux relève de l’individu seul et non de l’Etat. Il n’existe par conséquent aucun antécédent de type judiciaire, culturel ou cultuel qui permette de penser ou d’affirmer du caractère « sectaire » ou « hors la loi » de la CECF. La communauté, depuis la présidence du Pasteur MBAMA, s’est attelé à migrer vers le statut cultuel au titre de la loi du 9 décembre 1905, d’abord parce que ce statut est assorti de conditions rigoureuses de transparence et de contrôle qui ferons que nous ne soyons pas regarder comme une secte, et , parce qu’il est de la destinée de la CECF de s’atteler à terme à une loi lui garantissant sa spécificité et son identité. Il est étonnant que la crainte d’être perçu comme une secte soit une préoccupation des instances du bureau synodal de l’EEC eu égard à la suspension récente par le même bureau du processus de migration statutaire.

« Article 4a –  aspect spirituel tendant notamment à corriger et à enrayer les déviances doctrinales, éthiques et liturgiques; »    

A la lumière de l’évangile, en effet, des déviances doctrinales ou disciplinaires sont identifiables et authentifiables notamment :

“ Le diacre doit être le mari d’une seule femme ”. Cette règle était dictée par la polygamie pratiquée à une vaste échelle à cette époque-là, il en est de même aujourd’hui. L’Église primitive tenait à rejeter une aussi mauvaise institution et demandait par conséquent à chacun de ses pasteurs et de ses diacres de se contenter d’une seule épouse. Qu’il est triste de constater aujourd’hui, dans la plupart des nations, un relâchement total dans le domaine du mariage ! Il est devenu populaire de s’octroyer plusieurs épouses, non en même temps, mais l’une après l’autre. Le mal causé par le divorce, ce fléau de notre génération, est aussi insidieux que la polygamie ; nous devons nous y opposer avec vigueur. On ne désignera pas comme diacre, sans discernement, le polygame, le pédophile, l’homosexuel, celle ou celui qui consentirait librement à vivre dans la polygamie. Mais aussi et enfin s’assurer que les élus à la direction du diaconat satisfassent rigoureusement aux critères de bons sens précités.

Il est donc nécessaire que le conseil convoque une assemblée générale extraordinaire du diaconat afin de « corriger » le manque de discernement observé lors de la dernière élection de son président. Celle ci ayant permis l’élection controversée d'une sœur.


« Article 4b –  aspect de médiation et de modération tendant à expurger de la Communauté le climat délétère qui l'empoisonne à ce jour ; »

Il a été fait mention des frères et sœurs qui « empoisonnent » la vie de la communauté par des comportements rétrogrades et abusifs notamment ceux qui amplifient, simplifient et transmettent des fausses allégations auprès des « cadres » de l’EEC ; ceux qui rejettent l’autorité de fait du pasteur coordonnateur, etc. Il appartient au conseil, en effet, de se prononcer sur ces cas afin d’expurger de la Communauté toutes ces divisions inutiles. A ce titre, nous rappellerons le grave cas du frère « Malonga » et de bien d’autres non résolu « disciplinairement ». Les divergences structurelles de la chorale n’y échappent pas non plus, en l’occurrence la contestation de l’exclusivité des chants de « taâta Untel » au dépend du charisme d’autres frères et soeurs autant inspirés.

« Article 4c - aspect administratif et financier en vue d'une bonne administration et d'une saine gestion des finances de la Communauté. A cet effet, le Pasteur de l'Eglise réformée de France joue le rôle de Pasteur Responsable de la Communauté. »

Cette accusation est sans fondement réelle et sous entend que les finances de la communauté seraient mal gérées. Pourtant, la délégation de l’EEC a eu la claire démonstration de l’excellence de la gestion comptable des « finances » de la CECF. Qui, finalement, crée ou suscite ce climat délétère qui empoisonne la communauté ?

Qu’apportera le pasteur de l'Eglise réformée de France dans les circonstances actuelles ? Puisque aucun motif, aucun fait, aucune preuve prouvant  la « malsaine » gestion des finances n’est établi. Il appartient au Conseil, à la demande de l’assemblée générale, de rejeter cette argumentation non fondée et l’affectation de pasteur de l’ERF qui s’en suit, cela irait à l’encontre de la volonté du peuple de DIEU et surtout non compatible avec la structure juridique actuelle. Faudrait-il préciser qu’à aucun moment la responsabilité juridique et personnelle de l’autorité de l’EEC n’est « pénalement » engagée en cas de grave incident au sein de la C.E.C.F ?

« Article 4c - A ce titre, il préside le Conseil presbytéral et est ordonnateur des dépenses de la Communauté. Il est assisté par le Pasteur congolais pour les actes pastoraux et par l'Administrateur presbytéral pour les affaires administratifs. Il peut déléguer quelques uns de ses pouvoirs à ses collaborateurs. Toute délégation de pouvoir doit faire l'objet d'un texte écrit. »

Qu’en est-il alors des instances statutaires de supervision de la communauté ? Il sied alors de supprimer la trésorerie, le Conseil et le bureau de la communauté totalement ignorés par cette délegation. Il appartiendra à la préfecture du siège de la communauté d’apprécier les graves divergences réglementaires du dit protocole et donc des conséquences judiciaires induites le cas échéant. La délégation du bureau synodal eu t-elle ignorée que « nul n’est censé ignoré la loi » ? Il appartient au Conseil, à la demande de l’assemblée générale, de rejeter cette ordonnance, et, au contraire, de renouveler sa confiance au trésorier et à toute son équipe.


« Article 5 - La mission d'accompagnement, telle que précisée ci-dessus, prend fin à l'expiration de la période précitée. »

Naturellement, de ce qui précède, il va de soi qu’aucune mission d’accompagnement externe, non organique, non réglementaire, non statutaire ne peut prévaloir sur l’autorité des instances de la communauté. Cent ans après, l’ EEC s’en trouve encore à rechercher des dépendances externes.

« Article 6 - Il est envisagé la création d'une cellule de trois (3) membres dont un (1) ressortissant de l'Eglise Evangélique du Congo, chargée du suivi de l'expérience d'accompagnement pastoral de la Communauté Evangélique du Congo en France. »

Ceci est une insulte aux responsables de la CECF, qu’il faille déterminer 2 membres externes à la CECF pour le suivi d’une expérience inhérente à la CECF, on comprend mieux les raisons de la colère exprimée par l’assemblée générale à l’encontre de cette délégation. Certes, une fois de plus il appartient au Conseil, à la demande de l’assemblée générale, de rejeter cette ordonnance afin de conforter le « quitus » reçu de l’assemblée générale.

« Cette cellule rend compte de l'évolution de l'expérience à la Fédération Protestante de France tous les trois (3) mois. »

Cette tentative de mise sous tutelle de la communauté CECF ne correspond pas à la vocation de la Fédération Protestante de France. Il n’est pas vain de rappeler au bureau synodal de l’EEC que «la Fédération a  pour tâche de veiller à la défense des libertés religieuses, en France et dans le monde, de favoriser le dialogue avec les autres Eglises et associations protestantes (non membres de la FPF), et d'encourager les relations et les initiatives communes avec les Eglises chrétiennes non protestantes. Malgré les liens très étroits qui les unissent, chacune des Eglises et des associations membres de la FPF conserve, en toute liberté, sa spécificité et son identité, tant sur le plan théologique que pratique. Les Eglises conservent leur appartenance confessionnelle propre et le fonctionnement ecclésiologique auquel elles sont attachées. C'est ainsi, par exemple, qu'elles n'ont pas toutes la même conception du baptême ni les mêmes modes d'organisation ecclésiale. Unité ne signifie pas absence de diversité, et même de différences. La seule conséquence visible et attendue de cette proposition serait la disqualification des autorités de l’EEC, car le contexte conflictuel ambiant, induit par la visite de cette délégation, ne prédisposera pas à mon sens, les autorités de la FPF, à ce simulacre d’adhésion. Peut-on préserver son identité lorsque celle-ci est régie par un autre ? Il appartient au Conseil de confirmer les réquisitions de l’assemblée générale en rejetant cette ordonnance, et, au contraire, en validant le principe d’un rapprochement sincère et d’une adhésion à terme conforme à la vocation de la Fédération Protestante de France.

« Article 7 - En attendant l'aboutissement de la transformation de la Communauté Evangélique du Congo en France en Eglise associée, le salaire du Pasteur congolais sera déclaré à la charge de la Communauté sous le couvert de l'Eglise réformée de France. »

Compte tenu des spécificités de la loi 1901 relatives aux rémunérations de ses « salariés », cette recommandation est vide de sens, toutefois elle impose à son auteur de s’informer sur le volet « rémunération des salaires des associations soumis à la loi 1901 ».

Pour information, sur le plan juridique, rien ne s'oppose à ce que l’ association CECF (loi 1091) verse une rémunération à son pasteur coordonnateur au titre de l'exercice de sa mission pastorale . Néanmoins, en application de l'instruction BOI 4 H-5-98 du 15 septembre 1998, l’association CECF ne sera plus considérée comme ayant une gestion désintéressée ce qui remettra automatiquement en question son caractère d'organisme non soumis aux impôts commerciaux. Certes, une tolérance est toutefois admise dès lors que la rémunération brute annuelle ne dépasse pas les trois quarts du SMIC, cette base n'intégrant pas les remboursements de frais engagés au nom et pour le compte de l'association. Il est donc « imprudent » de caractériser le « geste au pasteur » comme étant un salaire, qui plus est, serait déclaré à la charge de la Communauté sous le couvert de l'Eglise réformée de France : Une véritable méconnaissance des mécanismes qui régissent les lois sur la rémunération du travail en France. L’association CECF serait ‘elle une filiale ou une émanation de l’ERF ? Le bureau synodal souhaiterait-il prendre la responsabilité « pénale » d’une telle injonction ? Il est plutôt recommandé au conseil de la CECF, de rejeter, sans possibilité de recours, cette proposition du bureau synodal ; la forme juridique actuelle de la CECF n’étant pas compatible ; les conseillers juridiques de la dite délégation sont censés avoir une expertise en la matière.

« Article 8 - Des arrangements administratifs entre les deux parties détermineront les modalités d'application du présent protocole d'accord. »

Le caractère juridique de l’entité CECF ne permet pas à d’autres entités juridiquement autonomes et sans dépendances fonctionnelles et statutaires avec celle-ci (la CECF), de se prévaloir d’arrangements administratifs sous forme de protocole, dans le seul but de la lui imposer. « Jurisprudence 1998 – Sp-Paris ». Un tel arrangement constituerait un déni de vérité. Tout membre de la CECF est, juridiquement, en droit de s’opposer et de se constituer « partie civile » en cas d’infraction à ce préalable juridictionnel. Tout membre de la CECF lésés par le dit protocole, au regard des statuts déposés à la préfecture du siège de l’association, est en droit de porter plainte auprès des instances garants de la liberté d’association au titre de la loi 1901/1905. Tout membre de la CECF, au regard des statuts et règlements déposés à la préfecture du siège de la CECF, est en droit de s’opposer au caractère « divergent » des textes officiels auxquels il a adhéré d’une part, et des ordonnances non réglementaires auxquelles il est postérieurement soumis, d’autre part.

X Les 10 recommandations au Conseil de la CECF

Il est recommandé ce qui suit :

R1. Le conseil de la CECF, dans un délai relativement court, en accord avec l’intention majoritaire de l’assemblée générale, se doit de proposer à ses membres des textes statutaires rectificatifs, contextualisant le fonctionnement de la CECF et renforçant son indépendance juridique et fonctionnelle relative à la loi 1905.

R2. De même, il est recommandé au conseil de la CECF, de faire voter le principe d’un rejet collégial de ce protocole et de son contenu après en avoir extrait, ce qui aux yeux de tous, pourrait représenter une significative avancée dans le rapprochement « anticipé » de la CECF auprès de la Fédération Protestante de France.

Il est juste d’honorer ce qui l’est.

R3. Le conseil de la CECF se devrait de confier au pasteur coordonnateur, en toute diligence, la mise en place d’une cellule d’intersection « officielle » composite ; cette cellule fera l’objet d’une publication officielle dans les registres et règlement de la communauté.

R4. Le conseil de la CECF procédera à la suppression temporaire des missions des « conseillers référents », le conseil privilégiera le concept de « dialogue direct » dans le règlement des conflits inhérents aux groupes de la communauté. Le « dialogue direct » consistera à convoquer les protagonistes d’un conflit en session plénière du conseil. En d’autres termes, tous les conseillers seront impliqués dans la gestion des conflits.

R5. Le conseil de la CECF, compte tenu des indicateurs de croissance ou d’expansion observés dans la communauté, devrait étudier la possibilité d’affecter à l’administrateur titulaire, un administrateur suppléant ou adjoint.

R6. Le conseil de la CECF, eu égard aux désordres disciplinaires observés dans le corps des diacres, devrait convoqué, sans délai, le corps des diacres, dans le seul but de  « redresser ce qui est tordu ».

R7. Le conseil de la CECF, eu égard aux suspicions d’incompétence non fondées à l’encontre du pasteur coordonateur, consolidera au contraire sa stature de « Grand meneur d'homme » et adoptera à son avantage futur, conjointement avec l’Institut Européen en sciences des religions, un cursus de formation diplômant « MASTER PROFESSIONNEL» intitulé « Religions et Management dans la vie associative ».Cette filière s'adresse à tout pasteur dont l'activité est en prise directe ou indirecte avec les faits religieux dans une perspective religio-éducative et juridique. Cette voie offrira au pasteur coordonateur une formation généraliste. Cette formation est co-habilitée avec l'EHESS ; cette voie professionnalisant s'appuie sur les ressources des centres de recherches de l'EPHE et bénéficie de l'apport de l'Institut européen en Sciences des religions (IESR).

Objectifs : « former à l'intelligence des faits religieux »

1-Maîtriser les fondamentaux de la laïcité et de l'étude des cultes et convictions.

2-Savoir reconnaître et interpréter les phénomènes religieux contemporains en les replaçant dans une perspective historique de longue durée et en les situant dans le panorama actuel de la sociologie des religions.

3-Pouvoir mobiliser ces connaissances dans une perspective professionnelle dans le contexte juridique de la laïcité et agir au contact des acteurs sociaux impliqués dans les manifestations du religieux.

4-Savoir identifier les situations potentiellement conflictuelles et orienter vers les solutions de médiation.

5-Développer une compétence spécifique, selon sa discipline, dans l'enseignement des faits religieux à l'école laïque.

R8. Le conseil de la CECF, mettra en place, une commission de travail constituée de spécialiste du droit et/ou d’intelligence du développement qui œuvrera dans le sens d’une normalisation des rapports avec l’Eglise Réformée de France et d’une adhésion à terme auprès de la Fédération protestante de France.

R9. Le conseil de la CECF, eu égard au vide juridique observé lors des récentes événements, validera le principe d’une externalisation de la gestion de ses « dossiers juridiquement sensibles », concernant notamment, la claire redéfinition du périmètre juridique et fonctionnel de l’autorité de l’EEC au vu des statuts régissant la CECF.

R10- Le conseil de la CECF, de façon à assurer,

d’une part, une gestion préventive des crises et des troubles induits par le caractère « inquiétant » des dernières dispositions du bureau synodal,

d’autre part, étant données que la responsabilité soit civile ou pénale de la CECF n'est nullement à l'abri des dommages ou de préjudices causés par ou contre des tiers, la CECF ne saurait, ni rechercher, ni trouver une exonération de principe, notamment fondée sur le caractère bénévole des initiatives en causes,

De ce qui précède, le caractère désintéressé de leur objet ne peut à lui seul être le moyen d'éviter les responsabilités. Le nouveau code pénal retient le principe de la responsabilité pénale des personnes morales, ce qui permettra de poursuivre devant les juridictions répressives l'association elle-même, et de retenir éventuellement sa responsabilité pénale propre, outre celle de ses dirigeants ou de ses représentants. Il incombe donc à la commission juridique de la CECF, renforcé par le cabinet de juriste sous traitant, d’engager « statutairement » et formellement la responsabilité soit civile ou pénale de l’autorité du bureau synodal de l’EEC, en l’occurrence celle de son Président en lieu ou place du Pasteur Coordonateur.

Je recommande fraternellement aux pères de l’Eglise de  tenir compte de la mise en garde Paulinienne suivante  « Selon la grâce de Dieu qui m'a été donnée, j'ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus 1 Corinthiens 3 :10 » 


Et cela fut écrit ...

par Sesse Molinario

mail : deprofundis1@live.fr

 

NB :
Cet article n'a pas été censuré par l'équipe de rédaction de CONGOINFOS, estimant que le chretien est responsable de ses actes vis à vis des hommes et vis à vis de son dieu, qu'il ne mentira point, qu'il privilégie le caractère sacré des associations cultuelles. En toute circonstance, il s'appuie toujours sur son dieu pour règler tout différend avec un prochain ou avec l'assemblée des fidèles.

Toutefois si quelqu'un souhaiterait réagir sur cet article pour éclairer les internautes, merci de nous adresser votre message

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S
Si l'auteur de cet article a souhaité rassembler les frères et les soeurs de la CECF, je pense qu'il a manqué une occasion de se taire. Cet article de façon formidable demontre qu'il y a bien des choses qui se passent dans cette communauté, si l'oeuvre missionnaire nous divise autant alors qu'est ce qui nous uni ? La guerre larvée à laquelle se livrent à coeur joie les souamistes et les kikabouistes trouve t-elle sa racine dans la mort et la resurrection du Christ ? Si tel est le cas alors le salut est proche et la CECF peut encore espérer à de beaux jours. L'auteur de cet article n'a pas caché sa colère voir sa haine contre une certaine mado et un certain malonga, brébies galeuses de la communauté, source de tous les maux. Or christ nous apprend qu' en toute circonstance, rendons grace et prions pour les freres ou les soeurs égarées. La colère, la calomnie, la haine ne servent à rien sinon qu'adresser le malin au milieu de nous. Un ménage à cinq (saint esprit, christ, dieu le père, satan et nous) est un ménage voué à l'échec. Ce frère a passé du temps à citer l'apotre Paul face aux difficultés que connaissaient les premières églises. Il a oublié de signaler que l'apotre Paul ne pouvait rien régler sans le Christ. Il laissait le christ combattre à sa place, il n'était plus qu'un instrument que le christ utilisait pour batir son église. Car l'oeuvre était à lui. Christ ne demande pas l'aide du conseil, ni du pasteur coordonnateur ni de l'EEC pour batir son église, c'est nous qui avons besoin de l'aide du très haut pour accomplir notre mission alors implorons le seigneur et il nous donnera la sagesse qui nous fait tant défaut. Vos thèses théologiques, vos master et votre esprit cartesiens ne surpassent la sagesse de l'esprit. Les papa kimpanzou, papa Ndoundou, les mama Nsonde, papa Mbama et autres n'ont pas eu besoin de vos Bac+8 pour être de vrais pasteurs.Tout docteur au congo est politicien, les choses ne fonctionnent pas mieux qu'au moment ou les politiciens furent que des moniteurs. Bien au contraire.Helas, j'ai comme l'impression que l'EEC glisse dangeureusement vers ce mythe du Diplome, tout docteur en théologie est de facto pasteur. Lorsqu'on est professeur, on voit les choses de haut, et le conseil du sous fifre est prohibé, frères et soeurs prenons le temps de l'écoute, de l'analyse, d'échanger fraternellement les uns avec les autres. Que la dicision soit avant tout le fruit de la concertation et non le résultat philosophique des têtes bien pensantes. Personne n'a exclusivité de la raison, ni le monopole de la vérité. Il est inacceptable que ceux qui nous enseignent mille fois  l'amour ne saisissent pas l'occasion pour le pratiquer une fois. Où aviez vous mis votre foi, votre tolérence, hommes de peu de foi, revetez vous de vos armes. Nous avons un partenariat avec l'ERF c'est une église soeur, ce n'est pas une invention du président de l'EEC, sommes nous certains que ce partenariat est foncierement une mauvaise chose en soi ? Prenons le temps de lire le protocole d'accord et de discuter avec l'ERF. S'il ya des points positifs qui peuvent aider la communauté à s'affirmer comme une église évangelique libre et membre à part entière de la FFP pourquoi pas. Il faut parfois apprendre à laisser derrière soi son égo et ses privileges passagers pour l'interet général. Ne ce pas les peuple d'Israel avait quitter l'égypte contre leur volonté à cause des trésors qu'ils y amaissaient.Pourquoi le futur pasteur responsable en mission dans notre communauté, le pasteur coordonnateur et le conseil ne peuvent pas s'assoir pour traiter les questions qui posent problème. Qui portera la responsabilité d'une scission avec l'EEC ? nous y sommes nostalgique. Pourtant la superposition du droit congolais et du droit français sur cette communauté me pousse à dire que les difficultés ne font que commencer.Aussi soyons conscients qu'une fois notre génération passée, nos enfants auront du mal à se soumettre à un synode qu'ils ne connaitrons pas. La CECF doit avoir une identité et une ame differente de nos paroisses et annexes du congo. Ce qui est tabout aujourd'hui ne le sera plus dans cinquante ans. Une indépendance ou une autonomie vis à vis de la maison mère est inélluctable. A ce que je sache le pasteur kikabou est un salarié de l'EEC à ce titre c'est son patron qui décide du lieu de travail et qui apprecie le travail accompli. Nos affinités peuvent troubler la bonne marche. Gardons nous de ne pas s'imisser dans les affaires privées de l'EEC. Si les paroisses refusent de liberer leur serviteur et si on laisse le choix aux serviteurs de dire là ou il doivent aller s'établir alors qui apportera la parole de dieu à toutes les extremités de la terre ? Jonas en fuillant la mort à Ninive n'est ce pas l'eternel le lui a obligé.J'aurai aimé que le président souami avant d'envoyer une copie de son projet à l'ERF, qu'il fasse lecture de son projet à notre conseil et à son représentant en France. Il a choisi le centralisme democratique pour ne pas dire centralisme vértical, il a eu tord, l'église de dieu se construit avec les enfants de dieu et non sans eux.Le bras de fer que nous errigeons contre les institutions de l'EEC nous marginalisera, pour l'heure ce risque personne ne veut le prendre. Il faut banir l'hypocrisie qui regne entre nous. La position du pasteur coordonnateur devient du plus en plus intenable. Pourvu que de bonne solutions soient portées à ces problèmes que le seigneur nous donne la sagesse de sauver son église.
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