Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Congolaises, Congolais, chers compatriotes,
Le Congo Brazzaville traverse actuellement les moments les plus difficiles de son histoire. Mais les plus difficilement supportables sont les humiliations qui accompagnent ces douloureuses épreuves. Comme vous le savez très bien, chers compatriotes, ces difficultés sont d’origine intérieure et extérieure.
De l’intérieur, les traumatismes psychologiques infligés à un peuple par ceux-là mêmes qui seraient censés le protéger sont souvent imparables même dans les plus grandes démocraties du monde. Sauf que dans ce monde-là, les événements ont toujours été à la hauteur des hommes qui les initient et savent les arrêter. Or, dans le cas de notre pays, l’« Amour de la Patrie » a laissé le terrain à l’ambition individuelle. L’ambition a fabriqué des politicards, et les politicards ont fabriqué des courtisans, des fanatiques, des minables, des nécessiteux et des misérables. Au centre des enjeux, l’argent, que le joueur, acteur principal, a mis au-devant du jeu pour pousser les pions, c’est-à-dire, les courtisans, les griots, les traîtres, les miliciens... qui se pavanent sous le costume de Premier ministre, de ministre, de chef de parti, de député, de général, de directeur général, etc. Et le Congo Brazzaville continue de descendre aux enfers !
De l’extérieur, la politique africaine de l’Élysée, qui consiste, comme chacun le sait, à installer des hommes « dociles » au service des intérêts français, a conclu, à jamais semble-t-il, que tout ce qui est « démocratie » est « anti-français » dans toute ancienne colonie française. Sauf qu’au Congo Brazzaville, la « docilité » a pris le corps et l’âme du pays tout entier : privatisation clanique des biens publics, appropriation individuelle du pouvoir, corruption érigée en mode de gestion, confiscation du destin du pays... Et qu’à cela s’ajoute la violence pour clouer définitivement au silence un peuple condamné à vivre le martyr d’un homme à la tête du pays depuis près de 30 ans...
C’est pour refuser de passer pour des dupes, de nous cantonner à la résignation et de dire ASSEZ au Maître de l’Élysée qui le soutient que j’invite chaque Congolaise et chaque Congolais, où que vous vous trouvez dans le monde (Afrique, Amérique, Asie, Océanie...) à imprimer la lettre (document joint), à y ajouter votre adresse, à la mettre sous enveloppe et à l’envoyer par La Poste à l’adresse indiquée au président de la République française (depuis la France, l’envoi ordinaire est gratuit si vous mentionnez sur l’enveloppe « Monsieur le président de la République » sans citer son nom, mais renseignez-vous d’abord à La Poste). Plus nombreux nous serons à l’envoyer, plus sûrs nous toucherons la sensibilité des souteneurs de notre misère.
Car toutes les méthodes pacifiques de résistance sont bonnes pour tout peuple confronté à l’impuissance face à un dictateur redoutable, corrompu, corrupteur, soutenu par la puissance de l’Argent et l’arrogance de La Parole du Maître.
Si nous ne luttons pas pour notre Liberté, personne d’autre ne le fera à notre place. Bougeons pour changer la vie, notre vie et celle des futures générations de notre pays. Quand la courtisanerie, le fanatisme ou la peur laisse la place à la force du mal, la personne courtisane, fanatique ou peureuse devient elle-même complice du mal.
Ci-dessous, la lettre à imprimer et à envoyer au Président Sarkozy, cliquez sur le lien :
À Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République Française (fichier Word)
Nota : Prenez soin de remplir la lettre (adresse, lieu de résidence, date, signature) avant de l’envoyer.
par Dr Calixte BANIAFOUNA