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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Sassou candidat, le Congo peut encore attendre

La cause étant désormais entendue puisque Denis Sassou N'Guesso s'est décidé, samedi, à faire le pas en avant que la grande majorité de ses concitoyens attendaient, il ne lui reste plus qu'à faire de sa réélection une victoire indiscutable. Non pas vis-à-vis de ses adversaires qui sont trop divisés, trop versatiles, trop occupés à faire de la politique politicienne pour l'inquiéter sérieusement, mais vis-à-vis du peuple congolais et, au-delà de ses concitoyens, de la communauté internationale.
Dans un discoours creux et sans orientation politique, sans bilan pour les 7 ans passés aux commandes d'un pays à la dérive, sans  eau courante ni électricité, un taux de mortalité tres élevé, l'université du Congo est avant dernière en Afrique, un système de santé inexistant, la nouvelle désesperance a encore des beaux jours au royaume de Sassou compte tenu de la désintegration de l'opposition.

La bataille n'est pas gagnée mais presque. Certes, la tournée du pays que le chef de l'État vient d'effectuer a montré tout à la fois sa popularité forcée et l'ampleur des travaux effectués durant le septennat qui s'achève. Mais il reste tant à faire pour améliorer le sort de chaque Congolais que les revendications concernant les salaires, la protection sociale, l'éducation, la santé vont prendre le dessus tout au long de la campagne officielle. À de nombreux signes, l'on perçoit même qu'elles relègueront à l'arrière-plan les préoccupations plus générales telles que le désenclavement des villes et des villages isolés ou l'achèvement des travaux d'infrastructure qui feront du Congo un pays moderne. Ainsi le veut, dans toutes les démocraties, la loi d'airain des campagnes électorales.
Il faut signaler que pendant ce dernier septénat Sassou Nguesso aurait engrangé 2 fois et demi le budget du quinquenat de pascal Lissouba. La dette extérieure du Congo n'a pas autant été réduite. Il est plus facile de montré un immeuble que des millards de réduction de la dette.
Si Lissouba avait misé sur ce qui n'est invisible: l'assainissement des finances publiques et la réduction de la dette extérieure pour laisser aux petits Congolais un pays sur et un avenir certain, Sassou gère le présent, ce qui est visible et sans avénir pour les nouvelles générations. Le chomage des jeunes explose. Le pays croule sous le poids de la dette.

Le président sortant ne pouvant être présent partout, il est évident que dans un pareil contexte, ce sont les hommes et les femmes qui l'entourent, qui parlent en son nom ou qui défendent ses positions qui devont expliciter le programme du candidat, ce déjà fameux «Chemin d'avenir» présenté samedi à la foule immense rassemblée sur le boulevard des Armées, à Brazzaville. Et dans ce domaine, tout ou presque reste à faire tant sont grandes les dissensions au sein de la famille majoritaire.
Sans doute un grand pas a-t-il été franchi avec l'annonce d'une candidature que caractérise un évident consensus, mais les déchirures de la précampagne sont encore trop vives pour que l'on ne redoute pas de voir le camp présidentiel perdre encore un temps précieux en vaines palabres. Or, c'est dans les circonscriptions, au plus près des électeurs donc, que se jouera dans les semaines à venir la bataille décisive de l'abstention : si celle-ci est faible, la victoire de Denis Sassou N'Guesso aura une ampleur qui dépassera de loin les frontières nationales ; mais si, par malheur, elle est forte, c'est le septennat à venir qui sera grevé d'une lourde hypothèque.
Autant dire que même si un pas important a été franchi samedi avec l'annonce de la candidature de Denis Sassou N'Guesso, il est loin d'être décisif sur le plan de la participation au scrutin. Une évidence dont ses partisans feront bien de se pénétrer à l'instant où débute le dernier round.

14 candidats annoncés pour l'élection présidentielle de juillet 2009 au Congo


1-Ange Édouard Poungui (Upads « fond blanc »)
2-Joseph Kignoumbi Kia Mboungou (Indépendant)
3-Jean François Tchibinda-Kouangou (Indépendant)
4-Anguios Nganguia Engambé (Indépendant)
5-Jean Bédel Soussa (Indépendant)
6-Modeste Boukadia (Indépendant)
7-Nicéphore Saint-Eudes Fylla (PRL)
8-Mathias Dzon (ARD)
9-Georges Bissingou (Indépendant)
10- Dominique Kounkou (Indépendant)
11-Jean Didier Diamana « Kirikou Nunga » (Réveil du Congo)
12-Jean Jim Ébina (Indépendant)
13-Jean Bosco Pankima
14-Denis Sassou N'Guesso (PCT / RMP et alliés)

 

 

Notons qu'à ce jour, trois seulement des quatorze candidats annoncés se sont fait examiner par le collège des médecins assermentés désigné par la Cour constitutionnelle et ont déposé leurs dossiers de candidature auprès de l'administration électorale. Il s'agit de Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Anguios Nganguia Engambé et Mathias Dzon.

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