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Demain, ce n’est pas un, mais deux présidents – l’un retraité, l’autre en exercice – qui représenteront la France aux obsèques d’Omar Bongo, signe de la place privilégiée qu’occupe le Gabon dans les relations africaines de Paris. Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac seront côte à côte à Libreville pour rendre hommage au doyen des chefs d’Etat africains.
Des milliers de Gabonais ont déjà défilé devant le cercueil d’Omar Bongo, exposé au palais présidentiel, alors que le gouvernement et l’opposition ont commencé à préparer l’élection de son successeur.
Informé de la venue de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy lui a proposé de faire partie de la délégation française. Finalement, les deux hommes ne voyageront pas dans le même avion, « pour des raisons techniques » selon l’entourage de Jacques Chirac. L’autre « ex », Valéry Giscard d’Estaing, n’était quant à lui pas vraiment le bienvenu.
La semaine dernière, il a accusé Jacques Chirac d’avoir bénéficié de financements d’Omar Bongo pour sa campagne présidentielle de 1981.Des propos « dénués de tout fondement », a assuré l’intéressé.
Nicolas Sarkozy sera également accompagné à Libreville par le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et le secrétaire d’Etat à la Coopération Alain Joyandet. Si Omar Bongo est une figure historique de la très contestée Françafrique, le président français ne pouvait guère ne pas se rendre au Gabon.
« Difficile de ne pas y aller » alors que de nombreux chefs d’Etat africains feront le déplacement pour ces obsèques, soulignait récemment un proche de Nicolas Sarkozy. En 2001, Jacques Chirac ne s’était pas rendu à l’enterrement de l’ancien président du Sénégal Léopold Sédar Senghor. Son absence lui avait été ensuite amèrement reprochée en Afrique.