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Gabon : Omar Bongo Ondimba dans sa dernière demeure ; l’heure de la succession ?

Le Président défunt gabonais, Omar Bongo Ondimba, décédé le 8 juin dernier à Barcelone dans un hôpital de Quiron en Espagne à l’âge de 73 ans de suite d’une crise cardiaque, selon les autorités gabonaises, a été inhumé ce jeudi en début d'après midi dans l’intimité dans sa terre natale à Bongoville, située à Franceville dans le sud ouest du pays. 

A Franceville, les funérailles du défunt président gabonais, ont débuté par un rituel familial qui a duré plusieurs heures en présence de nombreuses personnes proches de Bongo.
Le doyen des Chefs africains, Bongo Ondimba, a été inhumé dans un mausolée construite pour la circonstance.

Mardi lors de son arrivée à Franceville la dépouille mortelle y a été accueillie par plus de 2000 personnes après des obsèques officielles à Libreville, en présence de milliers de Gabonais et d’une quinzaine de chefs d'Etat.

A ce qui semble, l’heure est désormais à la succession de l’ex président gabonais. Les élections présidentielles sont prévues dans un délai de 30 à 45 jours selon la constitution gabonaise. Rose Francine Rogombé, la présidente par intérim, ex présidente du Sénat appartient, d’imposer une transition ordonnée. 

 Le gouvernement gabonais doit démissionner d’ici la fin de cette semaine, selon des sources proches de la primature. La démission avait été reportée pour permettre la bonne tenue des obsèques du défunt président du Gabon. Une source sous couvert d’anonymat, indique que cette démission est fortement boudée par les autres membres du régime. 

 L’opposition gabonaise s’est déclarés favorables à la formation d’un gouvernement restreint d’union nationale et sollicite le prolongement de la transition pour au moins cinq mois pour le premier et six pour le second, avant la tenue de l’élection présidentielle.

 Parmi les successeurs les plus fréquemment cités figurent le fils de Bongo, Ali Ben, actuel ministre de la défense, l'actuel chef de la diplomatie, Paul Toungui. Jean Ping, président de la Commission de l'Union africaine (UA) et ancien gendre de Bongo. Le vice-président Didjob Divungi Di Ndinge, serait également pressenti pour le poste. 

Mercredi à Libreville lors des oraisons funèbres du défunt, le fils de l’ex président gabonais, Ali Ben Bongo est monté au premier rang en s’engageant au nom de la famille présidentielle à, suivre l’héritage de son illustre père disparu. Une mise au point sur l'union au sein de la famille, démentant ainsi d'éventuelles rivalités dans la famille notamment entre Pascaline, fille aînée de Bongo et lui (Ali Ben, ndrl).

A Libreville, l’inquiétude semble toutefois gagner une partie de la population qui s’interroge sur l’avenir du pays, car Bongo Ondimba, reste aux yeux de ses concitoyens comme le garant de la stabilité au Gabon, maintenue pendant 41 ans, passé au pouvoir.


Gabonnews

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