Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Le candidat indépendant à l'élection présidentielle du 12 juillet prochain, Anguios Nganguia-Engambé, dit la «Force tranquille», a lancé sa campagne électorale, dès le vendredi 26 juin, à Brazzaville, d'abord, en rendant hommage aux compatriotes décédés, par le dépôt de gerbes de fleurs dans les principaux cimetières de la capitale. Puis, le lendemain, il s'est envolé, avec son équipe de campagne et les journalistes qui l'accompagnent, à Impfondo (département de la Likouala), à Ouesso (Département de la Sangha) et à Owando (département de la Cuvette). Lundi 29 juin, il est l'hôte des populations de Kinkala, Boko et Louingui dans le département du Pool. Signalons que pour sa campagne électorale, le candidat indépendant, qui se lance pour la première fois dans la course présidentielle, a loué un avion de 32 places, venu de France. Ce qui lui facilite, évidemment, la tâche, dans ses déplacements, vers les localités les plus éloignées du pays et de gagner du temps.
A Impfondo, Anguios Nganguia-Engambé s'est adressé aux jeunes, dans un meeting qui s'est déroulé à l'aéroport Marien Ngouabi. Il a parlé de son projet de société qui accorde une place de choix à la jeunesse. Pour lui, le changement ne saurait se faire sans la mobilisation des jeunes. Dans sa campagne, il a banni la distribution de l'argent et des tee-shirts. «Les hommes politiques vous donnent 2000 francs, aujourd'hui, vous allez manger et que ferez-vous demain?», leur dit-il. «Ceux qui sollicitent le mandat de diriger le pays doivent créer des emplois et donner du travail aux jeunes», soutient-il. Et c'est ce qu'il veut faire, à travers son projet de société qui contient des propositions réalistes, se défend-il.
A Impfondo, le préfet n'a pas daigné recevoir le candidat Anguios, alors que celui-ci s'était rendu à sa résidence, pour lui présenter ses civilités. Le préfet n'est pas sorti de sa résidence pour le saluer. Après avoir attendu trois quarts d'heures, il est reparti à l'aéroport, pour reprendre l'avion et cap sur Ouesso.
Dans le chef-lieu de la Sangha, le candidat indépendant a été accueilli avec des honneurs, par les autorités locales. Son équipe de campagne avait bien préparé son arrivée. L'accueil était vraiment exceptionnel, alors que c'est pour la première fois qu'il s'y est rendu, pour un rendez-vous politique. Le meeting qu'il a tenu, à la Place rouge, a drainé une foule immense. Des groupes folkloriques et l'orchestre Génération play international ont assuré l'animation.
A Owando, dans le département de la Cuvette, tout s'est passé au stade Ombelé, pris d'assaut par de nombreux sympathisants venus écouter «l'homme qui se bat pour l'intérêt des jeunes». Le candidat a dû se plier à la demande de ses électeurs de s'y rendre à pied, formant un long cortège où les jeunes sur des motos Jakarta étaient nombreux et enthousiastes.
Dans le vol qui le ramenait à Brazzaville, dimanche 28 juin, le candidat Anguios a donné une conférence de presse. «Déjà, aujourd'hui, je peux résumer que je serai président de la République du Congo de demain. J'ai commencé à animer des conférences-débats, avant d'aller lancer la campagne à Impfondo et de la poursuivre à Ouesso et à Owando. J'ai été en contact direct avec les jeunes de ces trois départements. La classe politique congolaise est restée celle de 1958. Elle a vieilli. Il faut la changer. Je suis venu pour prononcer un nouveau discours aux jeunes. Les jeunes ne doivent plus être seulement dans l'alcool, il faut penser à leur éducation et à leur insertion dans la vie active…», a-t-il dit, entre autres propos.
Signalons que le candidat indépendant puise son discours de campagne dans son livre intitulé: «Préparer la jeunesse à l'économie du savoir et de la prise de risques, pour changer et reconstruire le Congo de demain».
Invité de l'émission «Si j'étais élu…» de Télé-Congo, dimanche 26 juin, dans la soirée, le candidat indépendant a détaillé son projet de société, devant nos confrères Jean-Claude Kakou et Mavoungou-Ibéni. Il était le premier invité de cette émission instituée par le Conseil supérieur de la liberté de communication, afin de donner la possibilité aux candidats à l'élection présidentielle, de parler de leurs projets de société.
source : la semaine africaine