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Il était évident, du moins pour ceux qui le connaissent bien, que tôt ou tard, Denis Sassou N'Guesso se chargerait de répondre lui-même aux attaques menées depuis des mois contre sa personne, contre sa politique, contre notre pays. Et il était tout aussi évident, voire plus, qu'il le ferait le moment venu de façon très directe, très explicite, en exprimant son refus des polémiques inutiles.
Eh bien, voilà c'est fait ! L'heure de la riposte est venue. Avec une très longue interview accordée, noblesse oblige si l'on peut dire, à François Soudan et à l'hebdomadaire dont il dirige la rédaction, Jeune Afrique . Phrases courtes, formules percutantes, confidences personnelles, réaffirmation du rôle que le président du Congo entend jouer dans les années à venir, énoncé direct et précis de ses projets : rien ne manque à cet entretien qui s'est déroulé à Brazzaville, la veille de la campagne électorale.
Des réponses apportées aux questions qui lui étaient posées, il ressort de façon évidente que Denis Sassou N'Guesso entend bien gagner la présidentielle. Il en ressort aussi que rien ni personne ne pourra entraver le processus engagé conformément aux dispositions de la Constitution de 2002; autrement dit que ceux qui seraient aujourd'hui tentés de perturber le bon déroulement du scrutin feront bien de réfléchir à deux fois avant d'agir. Il en ressort enfin que les épreuves personnelles de ces derniers mois n'ont pas entamé la détermination du chef de l'État, qu'elles l'ont même renforcée dans sa volonté de mener jusqu'à leur terme les projets lancés au cours du premier septennat.
Plus combatif que jamais, Denis Sassou N'Guesso se lance dans la bataille présente avec la ferme volonté de gagner : gagner non seulement contre ses adversaires politiques, mais aussi contre tous ceux qui, de l'intérieur comme de l'extérieur du Congo, s'acharnent à salir sa personne dans l'espoir de le déstabiliser. Cela signifie que si les électeurs le confirment dans ses fonctions présentes, il n'aura de cesse que de faire de son pays un modèle reconnu par tous.
Ceux qui ont lu son livre Parler vrai pour l'Afrique savent que ce qui est dit dans l'interview publiée par Jeune Afrique reflète très exactement la pensée du président congolais. Mais ils savent aussi que, bien au-delà de ces propos de circonstances, la conviction profonde de Denis Sassou N'Guesso est que la décennie à venir sera décisive pour l'Afrique en général, l'Afrique centrale en particulier, et que dans ce vaste mouvement historique, le Congo, notre pays, a toutes les chances de jouer un rôle majeur dès lors qu'il affirme sa stabilité intérieure.
Nul ne pourra prétendre demain que les cartes ne furent pas disposées de façon claire sur la table avant même le scrutin.
Les Dépêches de Brazzaville