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L’Opposition a boycotté l’élection et demande un face à face Sassou-Dzon
Le vendredi 10 juillet 2009, le Front des partis de l’opposition congolaise (FPOC) a organisé, de 15 heures à 17heures 20, son dernier meeting de campagne électorale au Centre Sportif de Makélékélé à Brazzaville.
Ce meeting qui a regroupé tous les candidats du Front à savoir MM. Mathias Dzon, Guy Romain Kinfoussia, Clément Miérassa et Bonaventure Mizidy, a drainé de nombreux militants et sympathisants qui, sans tee-shirts, ont prit part à cette dernière rencontre. A quelques heures du vote, le vin étant déjà tiré, il fallait le boire !
Le Front de l’Opposition a profité de l’occasion pour apprécier l’ensemble du processus électoral qui, en réalité, est resté totalement vicié de fond en comble ; mettant ainsi en péril la fiabilité des résultats électoraux.
Dès lors, la participation des candidats de l’opposition à cette élection présidentielle qui s’est déroulée, dans l’indifférence totale et dans le désordre, le dimanche 12 juillet dernier, n’est plus à l’ordre du jour : le boycott.
Qui est réellement de la vraie Opposition et qui ne l’est plus ?
Pour le candidat Bonaventure Mizidy, tous ceux des candidats qui se réclamaient jusqu’ici de l’Opposition, ne sont en réalité que des simples marionnettes et suppôts du pouvoir de Mpila.
Aussi, les exigences formulées par le Front de l’Opposition n’étant pas jusqu’ici acceptées par le Gouvernement, la participation des candidats dudit Front à la mascarade électorale qui venait se dérouler - Dieu seul sait comment ? - le dimanche dernier, sur toute l’étendue du pays, ne pouvait être possible.
C’est ainsi que pour marquer leur désapprobation et leur refus de cautionner le désordre et le flou, le Front des partis de l’Opposition, se sentant lésée et marginalisée, a tout simplement demandé à tous ses militants de ne pas participer à cette élection présidentielle.
Cet appel au boycott lancé au cours de ce meeting tenu à Makélékélé et relayé par les médias nationaux et internationaux, a été suivi par de nombreux militants proches de l’Opposition qui, le dimanche dernier, ne se sont pas rendus accomplir leur devoir civique.
A coup sûr, le taux de participation à cette élection insolite pourrait être très bas et insuffisant pour crédibiliser les résultats finaux. A qui la faute ?
A la vérité, faute de transparence, d’équité et de garanties nécessaires, la participation à ce vote « douteux » des candidats Mathias Dzon, Guy Romain Kinfoussia, Clément Miérassa et Bonaventure Mizidy, était rendue inutile, a déclaré le Général Emmanuel Ngouélondélé Mongo.
Pour un débat radiotélévisé Sassou Nguesso-Dzon
Dans son propos, le candidat Mathias Dzon a dénoncé les basses manœuvres du Pouvoir de Mpila qui, tout au long du processus électoral, n’a pas été attentif aux appels répétés et surtout aux propositions des candidats de l’Opposition.
Ce pouvoir n’a écouté personne. Il n’a prêté attention à personne. Il est demeuré muet, myope et très sourd comme un …..( !).
A preuve, M. Denis Sassou Nguesso, en sa qualité de Président de la République, garant de l’unité nationale et Père de la Nation, n’a jamais osé recevoir et surtout discuter à bâtons rompus avec tous les candidats ! Cela pouvait, sans doute, apaiser le climat politique et surtout éviter certains dérapages monstrueux que l’on a connus.
En outre, le candidat Mathias Dzon a sollicité l’organisation imminente d’un grand débat, mieux, d’un face à face radio télévisé avec le Président candidat Denis Sassou Nguesso en vue d’aborder de nombreux points demeurés en suspens : cas de l’Affaire Salu Humberto Brada et bien d’autres sujets brûlants de l’heure.
Le candidat Guy Romain Kinfoussia, en sa qualité de Président du Front des partis de l’Opposition congolais a présenté le bilan de notre histoire politique depuis l’indépendance ; évoquant tour à tour les épisodes sombres qui ont marqué tous les régimes qui se sont succédés dans notre pays avant la tenue de la Conférence Nationale souveraine en 1991 : Fulbert Youlou (3 ans) ; Alphonse Massamba-Débat (5 ans) ; Marien Ngouabi (8 ans) ; Joachim Yhombi-Opango (2 ans) ; Denis Sassou Nguesso (25 ans) et Pascal Lissouba (5 ans).
De tous les présidents qui ont dirigé le Congo, depuis 1960, le record de longévité est jusqu’ici battu par le Président Denis Sassou Nguesso qui, à lui seul, a déjà totalisé 25 ans au pouvoir.
Après 25 ans au pouvoir, Sassou Nguesso «l’infatigable» va bientôt totaliser 32 ans à la tête du Congo. Quel record !
Toujours «infatigable et accroché aux affaires», M. Denis Sassou Nguesso, malgré les contre performances et la misère des Congolais, est à la recherche d’un deuxième mandat de 7 ans à la tête du Congo. Il aura alors totalisé 32 ans au pouvoir. Mais pour quel bilan ? s’est demandé Guy Romain Kinfoussia.
En définitive, pour Kinfoussia, les militants des partis membres du Front ne sont pas intéressés par cette élection présidentielle qui, pour lui, n’a été qu’une grande mascarade.
Ici et maintenant, il y a lieu d’affirmer que faute de challengers de poids, le Président Denis Sassou Nguesso, peu importe la manière et les suffrages douteux, va remporter, tranquillement, son «élection présidentielle» pour un mandat qui court jusqu’en juillet 2016. Quel record ?
Que feront alors les Opposants ? Au regard de ce qui précède, il y a lieu de se demander comment, pendant les 7 ans à venir, le Front des partis de l’Opposition va-t-il rebondir et contre attaquer ? Qui vivra verra !
Alain Michel IKELEMBA MOLANDA
Talassa