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Le dépouillement des bulletins de vote pour le 1er tour de l'élection présidentielle de dimanche au Congo a pris fin et la centralisation des résultats était en cours lundi matin, a appris l'AFP de sources gouvernementales, qui ont refusé de fournir des estimations.
"Le dépouillement est fini, on est à l'étape de la centralisation des résultats", a déclaré le ministre de l'Administration du territoire, Raymond Mboulou, dont le département co-organise le scrutin avec la Commission d'organisation nationale des élections (Conel).
"On attend les résultats. Il n'y a pas de date précise (arrêtée) pour leur publication. (...) Ca peut être cette nuit, demain ou après-demain. Il faut être patient", a ajouté M. Mboulou, qui n'a pas souhaité en dire davantage.
Interrogé sur le taux d'abstention "de plus de 90%" avancé dimanche soir par six des 13 candidats, il n'a pas voulu faire de commentaire.
En revanche, le porte-parole du gouvernement, Alain Akouala Atipault, a jugé ce chiffre "farfelu", assurant que le vote à l'intérieur du pays avait été important mais sans fournir d'estimations.
"Concernant les tendances, on va attendre encore quelques heures. Mais on peut retenir que pendant le vote, il y a eu une plus forte présence des électeurs à l'intérieur que dans les grands centres urbains", a déclaré M. Akouala Atipault, également ministre de la Communication.
Alain Akouala Atipault est-il déjà en train de préparer l'oppinion nationale et internationale à la manipulation des chiffres ? l'affluence lors des élections antérieures s'est d'abord manifestée dans les grands centres urbains. Qu'est ce qui expliquerait ce retournement de situation ?
Les 170 observateurs dans les grands centres urbains ont dû noter le manque d'affluence dans les urnes alors il faut trouver les lieux où les congolais ont voté massivement. Pour Alain Akouala c'est l'intérieur qui relevra le taux de participation à 50%. Mais où sont passées les foules du boulevard Alfred Raoul, de Dolisie, Pointe-Noire et Mossendjo ?
Par cette fuite en avant, Monsieur Akouala, veut nous faire comprendre, que dans les petits villages où les 170 observateurs n'ont pû se rendre par manque d'infrastrucutress routières et là où la Conel avait pris le soin de gonfler les effectifs, l'élection comme par magie c'est bien dérouler. Les paysans seraient plus préoccupés par l'élection de Monsieur Sassou Nguesso que par leur propre pauvreté.
Il n'a pas exclu que les premières tendances soient communiquées dans la journée.
Officiellement, 2,2 millions de Congolais -sur 3,6 millions d'habitants- étaient appelés à voter, un chiffre contesté par l'opposition selon laquelle le fichier électoral a été "gonflé".
Dans une déclaration commune, trois candidats de l'opposition radicale et trois indépendants ont fait état dimanche soir d'"une abstention record de plus de 90%" et de fraudes lors des opérations de vote, ce qu'avait aussitôt réfuté le gouvernement, en dénonçant des propos "inexacts et incohérents".
Les six candidats, qui avaient appelé in extremis au boycottage de la présidentielle et ne se sont pas rendus aux urnes, ont également réclamé un nouveau scrutin "organisé consensuellement (...) dans un délai raisonnable" et appelé à "faire constater l'illégitimité de Denis Sassou Nguesso", chef de l'Etat sortant, 66 ans, qui brigue un nouveau septennat.
M. Sassou Nguesso, qui cumule près de 25 ans à la tête du pays, faisait figure de grand favori face à douze prétendants dont Mathias Dzon, 62 ans, considéré comme son principal challenger