Espace d'échange de la diaspora congolaise.
NON, NOUS NE VOULONS PLUS DE SASSOU-NGUESSO ! Tel est le message très clair adressé par le Peuple Congolais ce 12 juillet 2009.
Makélékélé, Brazzaville. Dimanche 12 juillet 2009, il est 14 heures. Dans ce bureau de vote, 6000 inscrits; 103 personnes se sont manifestées et ont voté, soit 1,72% de votants, ou 98,28% d'abstention, si vous préférez.
A ce rythme, sachant que les congolais votent plutôt le matin, et pour être généreux, le taux d'abstention en fin de journée dans ce bureau de vote de Makélékélé se situe aux alentours des 97%.
Cet exemple n'est pas le seul dans la capitale d'autant que cette ville s'est vidée de ses habitants les jours précédant ce fameux 12 juillet, de peur de voir débarquer chez eux des hommes armés qui les amèneraient de force accomplir un geste qui les horrifiait. Les quelques citoyens malades ou privés de moyens pour fuir, sont restés chez eux. Brazzaville était une ville morte ce 12 juillet 2009 décrétée
Il faut être Henri BOUKA ou Alain AKOUALA pour nier l'évidence. 62,74% de la population du Congo habite les villes de plus de 15 000 habitants, et dans ces villes personne ne trouve plus intérêt à aller voter dans les conditions qu'imposent messieurs BOUKA et SASSOU.
Le reste de la population, essentiellement des agriculteurs et des pêcheurs pauvres, est répartie pour 70% (=26,08% de la population totale) le long du chemin de fer Congo Océan CFCO et pour 30% (=11,18% de la population totale) dans les zones rurales situées à plus de 200 km de cet axe économique majeur. Fort est de constater que le long du CFCO et dans les zones avoisinantes, il n'a été noté aucun engouement pour cette élection à laquelle ils ne comprennent rien : la campagne électorale ne les a pas atteints.
Voilà donc 88,82% de la population dont on sait de façon certaine qu'il a boudé cet exercice hautement non démocratique. Pour les 11,18% qui restent, il faut corréler l'estimation à faire avec l'état des voies qui permettraient l'accès aux bureaux de vote : pistes défoncées que plus aucun chauffeur n'ose affronter, pirogues vieillies faute de ressources pour s'en acheter de nouvelles, voies piétonnes que les paysans ont cessé d'entretenir faute d'intérêt économique.
Rien de surprenant à cette désaffection des urnes quand on sait que le plus grand parti du pays, l'Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale a vu son candidat invalidé par une Cour Constitutionnelle toute soumise au dictateur de Mpila, monsieur SASSOU; de plus, les six candidats les plus en vue se sont retirés de la compétition devant l'obstination du pouvoir à ne pas se remettre en cause, et son refus d'organiser une élection transparente, apaisée, juste et équitable avec une liste électorale conforme à la population et une commission libre et indépendante pour l'organiser.
NON, NOUS NE VOULONS PLUS DE SASSOU-NGUESSO ! Le message ne peut être plus clair. L'abstention est un langage, le silence aussi. Celui du Peuple Congolais est éloquent.
NOUS ATTENDONS LA DEMISSION DE SASSOU-NGUESSO ! QU'IL NE VOLE PAS AU PEUPLE SA VICTOIRE !
Didier Mahouèle ma Makita