Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Les premières déclarations des observateurs internationaux de l’élection présidentielle congolaise ont fait état d’une participation très faible des congolais aux opérations de vote.
D'après les résultats obtenus dans les centres de vote visités par les 12 observateurs de la Communauté économiques des Etats d'Afrique centrale, «un taux de plus de 20 % n'est pas réaliste et même surévalué», estime Pierre Athomo Ndong, chef de la délégation.[1]
D'après le directeur exécutif de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), Roger Bouka Owoko , le vote a été « peu crédible » à cause des fraudes massives. Il a dit que certaines populations du département du Pool n'ont pas pu voter, à cause d'un climat d'intimidation imposé par les miliciens ninjas du pasteur Ntumi, qui avait appelé, lui aussi au boycott. « Dans les localités de Kibossi, de Kibouendé, de Madzia, et dans un village de Kindamba, les populations n'ont pas voté », a affirmé M. Bouka Owoko.
Ces faits ont été confirmés à SEVERIN NEWS par le porte-parole du pasteur Ntumi, Ané Philippe Bibi. « Les ninjas ont mal interprété le mot d'ordre de boycott. Ils ont interdit à tout le monde d'aller voter, et ce qui fut fait. Là où il y avait des militaires, ils ont tout simplement procédé au bourrage des urnes », a-t-il déclaré.
« Nous n'avons pas voté. Les ninjas nous interdit d'approcher les bureaux de vote. Et chacun est resté chez lui », a confié à SEVERIN NEWS [2] un habitant de Kibossi
Mais, les autorités départementales du Pool, ont affirmé que tout s'est passé dans l'ordre et tout le monde avait voté, oubliant même que les ninjas avaient suivi à la lettre, les instructions de leur maître. Le sous-préfet de Mindouli, Paul Ngoma s'est satisfait du climat de paix dans lequel s'est déroulée l'élection.
« Au Pool, tout s'est bien passé, contrairement à ceux qui veulent se passer pour des radios milles collines », a déclaré Vital Bala , président de l'Observateur national des élections.
Si l’élection de Denis Sassou Nguesso est sans surprise, le taux de participation est ahurissant.
"Le taux d'abstention de 90% avancé par l'opposition est farfelu", a redit lundi à l'AFP M. Atipault, également ministre de la Communication, assurant que la participation avait été plus importante à l'intérieur du pays, sans fournir d'estimations.
Dimanche, le président de la commission électorale, Henri Bouka, avait fait état d'un "vote massif à l'intérieur", ce qu'infirment les conclusions de la mission des 47 observateurs déployés par l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), une ONG congolaise.
"Le taux de participation a été très faible", a indiqué la mission, en expliquant que le scrutin avait été émaillé de "fraudes et irrégularités".
Au regard de tous ces éléments, "cette élection (...) n'a été ni juste, ni transparente, ni équitable", a-t-elle estimé. [3]
Plus de 60% de la population du Congo vit dans les grands centres urbains, il est étonnant que la Conel reconnaisse une faible participation dans les villes mais plus importante dans les villages.
Les francs-maçons fonctionnent de nuit, se sont-ils mobiliser pour voter aussi la nuit ? Peut-être, c’est la seule explication d’un taux de participation injustifié le jour.
Les morts n’avaient pas pu élire Kolelas face à Lissouba malgré l’invocation du chef du MCDDI. Cette fois-ci, c’est fait des mystérieux électeurs francs-maçons s’étaient massivement rendu aux urnes après fermeture des bureaux de votes.
Est-il constitutionnel de faire voter les francs-maçons la nuit ? oui car c’est à ces heures qu’ils sont disponibles.
1 Moustique (Sassou-Nguesso, élu sans électeurs du 15/07/2009)
2 Severin News
3 AFP