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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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C’est le contraire qui serait paradoxal, étonnant, utopique et vexatoire

Sassou ne s’était jamais caché et a toujours affiché ses ambitions depuis la nuit des temps. Nous avions tous vu sa photo placardée sur tous les murs des kiosques parisiens ; comme pour nous prouver sa virilité. C’est une façon de nous faire comprendre que lui, « les a toujours entre ses cuisses ».

Nous n’avions jamais tiré les leçons de son comportement. Et nous sommes là toujours, pleurnichant sur nous même comme des enfants à qui on a refusé un petit gâteau. Sassou l’avait dit et répété qu’il s’auto-reproclamerait Président le 12 juillet et pour mieux enfoncer le clou, il a ajouté dès le premier tour. Il s’est impliqué, n’a pas eu besoin de peaufiner sa logique. Encore une fois, il nous a fait boire l’eau par les narines quant bien même, ça fait très mal, nous l’avions bue jusqu’à la lie.

Il nous a ramenés aux : 18 mars 1977 ; 13 octobre 1997, 15 février 2002. Et rien, n’est étonnant car il n’a surpris personne. Il est et reste logique, constant avec lui-même. Il n’a pas changé, il est resté toujours le même comme pour paraphraser le chanteur Julio Iglésias. Il continue de pratiquer la politique de la terre brûlée et de la terreur. C’est nous qui devrions arrêter de jouer à l’étonnement, à l’innocent.

Oui, dans tout ça, c’est le contraire qui nous aurait étonné et qui serait un événement. Et Sassou n’avait pas d’autres choix ; ses nouveaux amis allant lui donner un sacré coup de main, j’ai cité : les Kolélas, Yhombi Opango, Okoko, Bokamba Yangouma, Tchibambéléla, Hellot Mampouya, Tamba-Tamba, Moukouéké, Miokono et autres nécessiteux qui, eux aussi, n’ont jamais changé dans leur logique mutationnelle. Ils s’y sont tous mis à très grande dose, ont osé sans sourciller et ont finalement atteint leur objectif. Dès cet instant, il faut considérer ces salaupards d’ennemis de notre pays pour son progrès éventuel. Nous les connaissions déjà et là, ils ne viennent que de le confirmer, nous le reprouver au grand jour.

Les dés sont jetés et le vin est tiré. En tout cas moi je refuse de le boire jusqu’à la lie car il est trop amer et est capable de provoquer de l’étouffement. Nous devrions simplement arrêter de pleurnicher sur notre sort. Maintenant, il nous reste une seule solution. Le Président Mobutu Sésé Séko avait dit : « le fruit ne tombe pas seulement quand il est mûr. Devant la tempête et l’ouragan de l’histoire, mûr ou pas mûr, il finit toujours par tomber ». Et le Président Hamed Sekou Touré d’ajouter : « quand tu danses avec un aveugle sur la piste dont il a tendance à s’en approprier, il faut de temps en temps lui écraser ses pieds pour qu’il sache qu’il n’est pas seul sur cette piste » Un champignon vénéneux a toujours tendance à pousser allègrement sur un terrain fertile.

Puisque nous avons tout tenté, tout fait pour essayer de ramener et de faire comprendre à Sassou et ses acolytes qu’un pays ne se gère pas comme à l’âge de la pierre taillée alors que le monde a évolué. Il faut de temps en temps écouter la voix du peuple, ne pas avoir des tendances suicidaires, bondir ses arrières quand on bat le tam-tam comme pour vouloir faire comprendre aux autres qu’on est le seul à savoir le jouer. C’est vexant et révoltant.

Puisque nous avons tout tenté de ramener Sassou à la raison, à la civilisation. Malheureusement, celui-ci persiste dans sa primitivité car ces vertus ne font pas partie de sa culture. Il nous toise, nous défit, nous méprise. ¨Pourquoi continuer à utiliser des civilités quand l’autre nous montre ses fesses. Pourquoi refusons-nous de les regarder ? Pourquoi, avions nous honte alors que c’est lui qui devrait se gêner ?

A la Conférence Nationale Souveraine nous avions même poussé le bouchon jusqu’à l’entraîner au « lavement des mains », une autre culture que l’homme ne connaît pas ou feint d’ignorer et il a peut être raison car c’est l’initiateur qui avait tort d’entraîner tout le monde dans une culture qui, à priori, ne serait pas universelle. Mgr Nkombo s’était trompé. Car la culture Kongo, n’est pas propre à toute la Nation. Oui c’est vrai, le Pool est la locomotive du Congo et il n’a fait que son travail de pouvoir entraîner les autres wagons. Mais hélas, « on ne peut redresser les cils d’un porc indocile par un simple coup de bâton pour le ramener à la docilité » dit un proverbe du Pool.

Avec toute la bonne volonté, avec toutes les civilités du monde, il est difficile et je dirai impossible de ramener Sassou aux règles démocratiques et à la raison. C’est pourquoi, il nous est impérieux d’aller à l’Ecole du Caméléon. « Prendre la couleur du milieu où on se trouve ». Soyons cohérents avec nous-mêmes. Sassou aime la force brutale ; soyons brutaux comme lui. Sassou aime la violence, soyons violents comme lui. Sassou aime les armes, utilisons les armes comme lui car arrêtons de le prendre pour un surdoué, qu’il est plus futé, plus malin que nous. Utilisons le même langage que lui, celui des voyous et qui est le sien ; celui de méprise et qu’il n’a cessé de nous faire voir depuis 18 mars 1977. Arrêtons de croire qu’il est plus fort que nous, c’est une lâcheté vexatoire, préjudiciable et impardonnable.

Pour ma part, je l’ai dit et écrit : il y a une seule logique. Si nous aimons notre pays et notre peuple qui lui, nous a prouvé qu’il nous aime puisqu’il nous a suivi en n’allant pas voter, nous devrions lui rendre le respect et les civilités dont il nous a fait montre. Si nous aimons notre pays, si nous ne voulons pas le voir périr et continuer de sombrer dans la déchéance, dans laquelle Sassou l’a enfoncée ; arrachons le de ces mains. Pour ma part, je m’y atèle et que ceux qui, comme moi pense que c’est la seule réponse à son comportement irritant et très frustrant, qu’on se retrouve. On sait, à force de marcher avec des souliers serrés, on finit par se blesser. Les frustrations occasionnent toujours des réponses tranchées sauf si on est masochiste. Il nous faut croiser le fer contre le fer et non le fer contre le bois. Ce qui a toujours été notre démarche jusqu’à ce jour. Arrêtons de faire des cauchemars. Merci !

Fait à Paris le 17 juillet 2009.

Maître Tony Gilbert MOUDILOU

Président de « Agir pour l’Espace Démocratique et Républicain en Afrique » (A.E.D.R.A.) ;
Membre du MCDDI.

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