Désavoué, humilié, écarté par le Peuple Congolais, l'homme qui a déployé des moyens colossaux pour ne cueillir que 7,86% de voix a mis en marche sa machine répressive. (78,61% de 10% = 7,86%).
En effet, nous notions le 15 juillet au réveil trois policiers postés devant le domicile d'Ange-Edouard POUNGUI. Ce matin 16 juillet, ce dispositif a été renforcé par la présence de deux véhicules remplis de policiers CRS en armes qui stationnent à quelques mètres de là.
Dois-je rappeler que le 15 juillet 2009 sera inscrit dans les registres comme le jour où les Congolais ont osé marcher dans les rues de Brazzaville : la presse internationale s'en est faite l'écho, bien que des caméras aient été confisquées et les journalistes violentés.
Au début de cette marche, la police s'est positionnée avec son attirail, encadrant les manifestants, ce que les organisateurs ont plutôt accueilli positivement. La foule allait grandissant.
Sans aucune raison apparente, les CRS ont chargé, usant sans réserve de gaz lacrymogènes, matraques et piétinant des personnes qui étaient pourtant restées disciplinées. Ces professionnels de la répression n'ont pas fait de quartier et au moins un coup de feu a été tiré à balle réelle : on déplore un blessé grave.
Je l'ai déjà dit et je le répète : l'élection du 12 juillet doit être proclamée nulle et de nul effet, et SASSOU doit démissionner. La Conférence Nationale Souveraine a démontré sa responsabilité et sa culpabilité dans plusieurs crimes commis dans notre pays. Ses 7,86% ne lui confèrent aucune autorité, et la répression policière est bien la preuve s'il en fallait que l'homme des 7,86% n'a connu aucune évolution. Il est peut-être temps qu'aussi bien le Peuple Congolais que les hommes politiques du pays se rappellent que la Conférence Nationale Souveraine avait mis cet homme hors-jeu en spécifiant qu'il n'était ni électeur ni éligible.
Aurait-on oublié la Conférence Nationale Souveraine ? L'homme des 7,86% nous la rappelle avec brio : cet homme est dangereux et ne peut mener le pays que dans le gouffre et par le sang. L'élection du 12 juillet doit être proclamée nulle et de nul effet, et SASSOU doit démissionner ou être démis.
Pendant ce temps, l'homme des 7,86% a commencé la répression. Didier Mahouèle ma Makita