Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Espace d'échange de la diaspora congolaise.

Publicité

Sassou Nguesso triomphe sans gloire

ans surprise, le président sortant du Congo-Brazzaville sort victorieux d’une bataille sans vrai conquérant, et sans péril. Denis Sassou Nguesso triomphe donc sans gloire, après avoir pavé le chemin d’un gigantesque champ magnétique qui l’attire vers un nouveau mandat présidentiel.

A dire vrai, la réélection du tombeur (par les armes) de Pascal Lissouba n’aura été qu’une simple formalité. Face à une opposition laminée, contre laquelle tous les moyens auront été bons pour l’empêcher de se mettre debout pour livrer un combat à la régulière, le président congolais peut maintenant se sentir plus fort que jamais. Ainsi donc, Sassou III s’est encore "assis" sur son trône, n’en déplaise à l’opposition qui crie à la fraude massive et aux bourrages des urnes.

Le climat n’augure rien de bon pour le Congo-Brazza. Où va ce pays qui, décidément, peine toujours à opérer sa mue démocratique, pour s’engager résolument dans la voie du développement ? Comment créer les conditions d’une véritable cohésion nationale dans ce climat délétère post-électoral ? Quelle sera à présent l’attitude des candidats frustrés, après la réélection des plus contestées de Sassou Nguesso ? Une chose est, en tout cas, certaine : les rapports du président avec l’opposition ne sont pas près de s’améliorer et il faut craindre que le chaudron social entre dans les prochains jours, en ébullition. Toujours est-il que Sassou Nguesso est sur le point de revêtir son costume de président taillé, selon toute vraisemblance, sur mesure. Un costume que nul opposant n’aurait pu ravir, dans les conditions d’organisation des élections que l’on sait.

Maintenant que les jeux sont quasiment faits, et ragaillardi par cette victoire même contestée, le président congolais pourrait mener de façon solitaire sa barque. Alors que le pouvoir revendique sa victoire en avançant le chiffre de 78% de votes pour son champion, l’opposition, quant à elle, fait état de 90% d’abstentions. Qui dit vrai ? Qui dit faux ? En tous les cas, les constestations post-électorales qui reviennent presque toujours sur le continent, reposent une fois de plus la question de la maturité des Africains pour la démocratie.

Hormis quelques rares pays africains où les animaux politiques ne se rassasient jamais de brouter dans les vertes prairies de la démocratie, pour le reste, l’avancée vers ces pâturages relève de l’exercice ô combien pénible ! Quoi de plus normal donc que l’unité de mesure de l’exercice du pouvoir d’Etat, dans la majeure partie du continent, soit... la décennie.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article