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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Les non-dits sur l’élection présidentielle de la honte.

Le 12 juillet en cours, le peuple congolais, appelé à se prononcer des 13 candidats en lice sur la personne qui aura à présider aux destinées du pays pendant les 7 ans à venir, a vécu une élection abracadabrantesque. Le débat sur les chiffres montés de toutes pièces par le pouvoir, depuis les opérations antérieures au vote jusqu’à la publication des résultats provisoires le 15 juillet par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation (matd), témoigne du désordre qui a accompagné le processus électoral où les différents acteurs politiques n’ont jamais accordé leurs violons.

           En effet, au cours de ce processus électoral, il est apparu, comme une quadrature du cercle entre les différentes parties en compétition, comme la quadrature du cercle, puisqu’elles ne pouvaient s’accorder sur ce qu’il y avait des plus  essentiel, afin que l’élection se déroulât dans les meilleures conditions, à savoir : un corps électoral bien maîtrisé au travers d’un recensement administratif spécial qui eût tenu  compte des données actuelles et présentes d’abord, et la mise sur pied d’un organe paritaire, c’est à dire,une commission nationale électorale véritablement indépendante,où le consensus devrait être privilégié, ensuite.

        Si bien que, du refus du gouvernement d’accéder à ces demandes de l’opposition, l’élection perdait de plus en plus de sa vigueur et que la contestation des chiffres gagnait du terrain, jusqu’au point où, s’appuyant des gaps des données sur le corps électoral entre le M.ATD (le nombre d’électeurs est passé de 2.228.000 à 2.078.802) et le président de la CONEL (1.800.000 électeurs), l’opposition a saisi la cour constitutionnelle pour fraude. 

          Le décryptage des différents points d’ancrage répertoriés ci-dessous montrera la justesse de notre analyse qui stigmatise, sans ambages, que la présidentielle 2009 est une élection de la honte.

          Primo, la revendication portant sur le recensement administratif spécial : les partis de l’opposition, procédant du constat que le corps électoral n’était pas maîtrisé, réclamaient  que fût menée une opération spéciale de recensement, au cours de laquelle les populations  en âge de voter devraient être inscrites, en tenant compte de la situation actuelle et présente.

          Cette thèse fut vite combattue par les tenants du pouvoir, lesquels, s’appuyant sur le texte en référence (loi n° 9/2001 du 10 décembre 2001 portant loi électorale modifiée et complétée par la loi n° 5-2007 du 25 mai 2007), mettaient en relief la révision extraordinaire des listes.

           De legue féranda, il s’agissait, sur le droit fil du recensement de 2002, de rendre à jour les listes électorales établies à cette époque, en les actualisant  et en y ajoutant toutes celles des personnes qui pouvaient et devaient exercer leur droit civil, en participant au vote du président de la république pour cette année.

          La pertinence de l’argument développé par chaque partie, n’a pas cependant permis de concilier les positions diamétralement opposées, lesquelles positions, pour l’intérêt supérieur de la nation, méritaient d’être harmonisées.

          Aujourd’hui, l’observateur averti est en droit de constater, non sans regret,  que l’intransigeance de la majorité présidentielle à privilégier coûte que coûte la procédure légale, si elle ne cachait des desseins inavoués, consistait plus à amener l’opposition à jeter l’éponge. C’est d’ailleurs ce qu’elle a obtenu, puisque, Mathias Dzon, qui aurait pu être le plus grand adversaire du candidat Sassou (ce après l’invalidation de la candidature de A. E. Poungui), a été plus spectateur qu’acteur, si ce n’est l’incitation au boycott dont il aura été le véritable instigateur avec d’autres candidats membres du FPOC. Sur le plan pratique, ce manège a bien fonctionné, puisque le taux d’abstention, comme nous le verrons, sera des plus élevés, en la matière.

           Secundo, s’agissant  de la procédure portant révision extraordinaire des listes que le R.M.P et le gouvernement ont retenue, les mêmes maux décriés en 2007 lors des législatives et en 2008 lors des locales, sont vite revenus. Il est une vérité avérée, que les cartes d’électeur, telles qu’elles ont été établies et distribuées, ne pouvaient pas manquer de susciter des contestations et des réactions. Des personnes décédées depuis 7 ans, ont été miraculeusement ressuscitées, puisque inscrites sur les listes électorales et bénéficiaires des cartes d’électeur.

          Le cas topique de feu le  professeur émérite de droit, Makoundzi Wollo, décédé en 2OO2 et dont une carte d’électeur venait d’être déposée au domicile familial, devrait arrêter les ardeurs du président de la république, qui, dans son interview à «  Jeune Afrique », défiait quiconque lui apporterait les preuves du double ou du triple emploi et de l’inscription des morts sur les listes électorales. 

           Le président candidat savait d’avance, comme quiconque, que l’opération de révision extraordinaire des listes ne pouvait être menée selon les règles de l’art, car, dans nos traditions, il n’est nullement un devoir, voire une obligation de déclarer auprès de l’autorité compétente, aussi bien les cas de décès que les mouvements des personnes à travers les quartiers, les villes, le pays….

          Il s’ensuit que, les cas de décès comme les cas de déplacement des personnes d’un quartier à un autre, d’une ville à une autre,  qui ont complètement faussé les statistiques, ne devraient pas manquer de conséquence sur la maîtrise du corps électoral, car les cas de double ou de triple emploi sur les listes électorales assorties de la  délivrance de cartes d’électeur  devraient produire un effet boomerang, c’est à dire, d’un côté le gonflement des listes électorales ;  de l’autre côté, le taux d’abstention élevé, à moins que tous ceux là se retrouvant dans cette situation disposent du don d’ubiquité qui leur eut permis de voter dans tous les B.V où ils étaient inscrits.

           C’est l’occasion de relever, toutes proportions gardées, que les résultats provisoires publiés par le m.a. t.d, sont empreints, dans leur totalité, de fausseté. Qui oserait croire, pour le cas du département de la Likouala, sur un total de 86.461 électeurs inscrits, que la quasi-totalité de ceux-ci aient répondu à l’appel, soit  85.812 de votants ? Ce qui voudrait dire que, dans ce département, à peine 649 n’ont pas accompli leur devoir civique.

          Si ce chiffre est avéré, cela voudrait aussi dire que, dans ce département (comme cela a été le cas dans les autres départements du Congo), les double et triple emplois d’inscriptions et les cas de décès constatés, au lieu d’être expurgés des listes électorales à l’occasion de l’opération de révision extraordinaire des listes, ont, au contraire, bel et bien été maintenus, et donc, ont  participé au vote. Même dans cette hypothèse, ce chiffre est invraisemblable, pour la simple raison qu’il n’était pas évident que toutes les personnes inscrites sur les listes électorales à une certaine époque résident encore le même village et ne rencontrent pas d’empêchement.

           Il est un constat, pour nombre des congolais, que le ministre R. Mboulou, à l’instar de son prédécesseur F. Ibovi, prend des vessies pour des lanternes : sinon comment expliquer –même si l’essentiel était de prouver aux yeux du monde que ce scrutin a suscité un engouement- que pour le cas du département du Pool, le taux de participation soit fixé à 81,04°/° ?

          Personne ne saurait souscrire aux élucubrations du chef du département en charge des questions électorales qui a communiqué, que pour ce département,  sur un total de 117.023 inscrits, 94.840 ont exercé le droit de vote, soit 22.183 se sont abstenus.   

        Comme on le voit, le mensonge est, ici autant qu’ailleurs, cousu de fil blanc, puisque, l’ineffectivité du vote sur toute l’étendue de ce département, à en croire l’observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), est une réalité irréfutable. Dans quel panier place-t-on certaines populations des districts de Vindza, Kindamba, Kinkala et Mindouli qui n’ont pu exercer leur droit de vote suite aux incidents qui ont éclaté dans certaines localités de ces districts, lesquels incidents ont parfois entraîné la destruction des urnes ? Ces abstentions de fait ne comptent-elles pas pour dégager le taux de participation ?

           Par respect à la fonction de président de la république, le citoyen lambda doit se réserver de lancer à celui-ci un défi, car, de la multiplication des preuves irréfutables et irrévocables sur la question, il succombera indiscutablement et manifestement. Seulement, le président de la république, à l’orée de son nouveau mandat, devrait comprendre que ses affidés, en gonflant malencontreusement les chiffres, se sont livrés, in situ, une véritable bataille par laquelle il fallait prouver dans quel département on lui reste serviable, à moins que cela ne se fît à sa demande. Mais si tel était le cas, tant pis pour les cadres politiques originaires du département de la Bouenza et proches du R.M.P, dont le taux de participation  à ce scrutin (même truqué) est demeuré des plus faibles, surtout que des appels de boycott relayés par les médias étrangers, étaient diffusés par les politiques, fils de ce département : c’est le cas de l’ancien ministre des finances en exil et de l’ancien et tonitruant député de Nkayi. 

           Par ailleurs, l’établissement des cartes nationales d’identité au profit des sujets étrangers ne s’est pas fait au hasard, puisque, en amont, toutes les dispositions ont été prises pour assouvir ce dessein ignominieux. Sachant que la détention d’une carte d’électeur, aussi nécessaire soit-elle, ne saurait cependant suffire à elle seule pour exercer le droit de vote si l’on ne pouvait justifier de son identité par un document assermenté, le recours à la truanderie est apparu comme la planche de salut.

           L’obsession d’accroître le taux de participation, jusqu’à insérer les sujets étrangers dans le processus électoral, a amené le R.M.P à ouvrir des centres  d’identification « pirates » dans les domiciles privés, très perceptibles en ce temps. Le cas de l’arrondissement n° 3  Poto-Poto, où les domiciles des honorables députés étaient pris d’assaut par toutes celles des personnes désireuses de se faire établir la carte nationale d’identité, sans le moindre contrôle des pièces d’état civil,  est illustratif du profond  malaise.

           Il faut simplement craindre, que ces documents précieux établis à la hussarde et délivrés de la manière la plus scabreuse qui soit, ne deviennent, avec le temps, comme la sagaie de Proudhon, qui servait à fendre et à pourfendre ; autrement, il faut redouter que ces documents établis et délivrés à n’importe qui, sans professionnalisme, ne ternissent à l’avenir l’image de notre pays.  

           Tertio, pour ce qui est de la commission électorale indépendante, objet d’une autre revendication de l’opposition ; point n’est besoin d’y revenir, puisque, sur cette question, le mécanisme électoral était bien verrouillé, avec la présence en son sein, à tous les postes clés, des hommes liges. Le président de la  CONEL, qui n’avait de cesse de claironner sur  l’indépendance de l’organe dont il a la charge de conduire, devrait déjà se mordre les doigts, car dans le passé  (notamment avec le remplacement de Christophe Moukouéké, en lieu et place de Marcel Kalla, dans la circonscription électorale unique de Mabombo) , comme aujourd’hui(la publication des chiffres du corps électoral autres que ceux que lui détient), est la preuve que le ministre passe outre ses attributs.

           Là encore, l’intransigeance du R.M.P de soutenir à hue et à dia l’indépendance de la CONEL a  participé, beaucoup  plus d’une volonté manifeste d’infantiliser le peuple congolais qui savait que, dans sa composition, cet organe ne regorge que des affidés. Même les représentants de la société civile sont loin de se prévaloir de la neutralité ; le cas  Djibril Bopaka, qui altère, à la fois, les qualités de président d’une Ong  et président d’un parti politique, est à crever de rire. Peut on se réclamer de la société civile, et donc apparemment neutre, et que, dans le même temps, on dit ouvertement sa préférence pour un candidat à la présidentielle pour lequel son parti apporte tout son soutien ? Le président de la CARESCO, Martin Itoua, ne saurait échapper à la même remarque, surtout qu’il ne s’empêche pas dans les tribunes radio et télés diffusées de joindre sa voix à celles des thuriféraires qui encensent le président sortant pour sa réélection.

           Cuarto, la cour constitutionnelle, est restée une véritable énigme, en ce qu’elle est loin d’assumer pleinement la mission à elle confiée, à savoir : celle de gardienne de la constitution. Nombre des compatriotes, voire d’observateurs, ont relevé que par ses pérégrinations qui ont abouti à l’invalidation de la candidature de l’un des poids lourds de l’opposition, à savoir A.E.Poungui, la bataille qui s’annonçait assez intéressante, a perdu de sa vigueur, faute de véritables combattants. C’est peut être la raison qui justifie, qu’outre Brazzaville et Pointe noire qui sont dotées d’un statut particulier, le département de la Bouenza a connu le taux de participation le moins élevé( fraude comprise), qui serait de 61,85°/° . Ce qui signifie que, sur un total de 161.560 inscrits, 99.922 auraient répondu présent à l’appel ; soit 61.638 auraient boudé les urnes, pour des raisons diverses, mais qui tiendraient pour l’essentiel, outre l’invalidation de la candidature d’un des leurs (Poungui), l’abandon total dont fait montre ce département où tous les projets de développement, s’ils ne sont pas assurés dans la plus grande confusion (SONOCC), ils sont étouffés dans l’œuf (la cimenterie de Madingou ; la réhabilitation de l’huilerie de Kayes).

           A la vérité, les différents chiffres du scrutin publiés pour ce département, ont été montés de bric et de broc par les autorités locales des entités administratives qui ont fait pression sur les membres des B.V de changer les résultats sortis des urnes. Le cas spécifique de la fraude perpétrée dans un district de la Bouenza sud (qui n’est qu’un des échantillons), peut servir d’illustration sur le véritable sens à donner à cette élection, où seuls le brigandage, la truanderie ont été la recette.

            En effet, dans ce district, grande aura été la surprise pour les membres des B.V de recevoir la visite, juste après le dépouillent et au moment du remplissage du  procès verbal, de l’homme de main  du sous-préfet qui se déplaçait à travers les B.V dans le moyen de celui-ci. Pour toutes ses descentes dans les B.V, il communiquait en aparté avec le président à qui il donnait des instructions, lequel président, à son tour, devrait répercuter auprès de ses collaborateurs la consigne. Il ressortait de cette instruction, qu’à la demande du président de la république, les résultats sortis des urnes devraient être changés, tant le taux d’abstention trop élevé pouvait nuire à l’image du pays, sur la plan extérieur notamment.

           L’illustration de la fraude, dans cette circonscription administrative, peut être tirée du B.V n°12, où il est tentant de découvrir :

- résultats sortis des urnes :

  inscrits : 334

  votants :158

bulletins nuls :25

 abstentions :276

 suffrages exprimés :133

 candidat Sassou :84voix

- résultats modifiés :

  inscrits : 334

  votants :208

 bulletins nuls :10

 abstentions :124

 suffrages exprimés :198

candidat Sassou :149

          Il s’en est suivi, dans ce district,  que les résultats sortis des urnes ont été modifiés, au point où, le taux de participation pour cette élection a battu le record, quand bien même tout le monde a pu constater le refus pour ces populations de cautionner une mascarade, ce contrairement aux élections législatives et locales, où la bataille était très engagée entre les « enfants du coin », qui étaient les véritables acteurs. Et comme le ridicule ne tue pas, la participation, dans cette circonscription administrative de prés de 12.000 électeurs est passée de près de 3.000 votants à plus  de 10.000, alors qu’elle se chiffrait à 5.483 aux législatives de 2007  et à 5.900 aux locales de 2008.           Les membres des B.V, conscients de ce qu’ils ont été blousés, se seraient constitués un collectifs, pour réclamer, auprès du R.M.P leur dû, mais pour quels services rendus ? 

           Cet organe est donc, en partie du moins, responsable du fort taux d’abstention constaté auprès des électeurs subjectifs de A.E.Poungui, surtout que Mathias Dzon, l’autre poids lourd de l’opposition, quoiqu’il ne se soit pas retiré de la compétition, a laissé ses militants perplexes sur l’issue de ce scrutin.

           En pareille occurrence, la cour constitutionnelle aurait mieux fait d’adopter la même attitude que sa consoeur, le conseil constitutionnel de la Mauritanie, qui, en validant toutes les candidatures, a donné pleins pouvoirs au souverain primaire, le peuple, qui s’est prononcé librement le 18 juillet en cours, sur le choix de celui qui  conduira les destinées de ce pays lors du prochain mandat.

           En réalité, les membres de la cour constitutionnelle du Congo, comparables à cet homme de la bible qui se complait à enlever la paille dans l’œil du voisin sans se soucier de la poutre qui l’étreint lui-même, ne sauraient se prévaloir de ce statut de gardienne de la constitution, qu’ils ont tant violée, pour se maintenir dans ces fonctions, en faisant toujours la volonté de celui qui les a nommés et qui les maintient en fonction, en violation de l’article 144 de la constitution.

          En effet, depuis leur installation, aucun renouvellement n’a eu lieu suivant les termes prévus par la constitution. Même le remplacement du membre décédé, Ngouonimba nczari, que le parlement réuni en congrès a eu l’insigne honneur d’abriter le 2009, n’est que l’arbre qui cache la forêt, puisqu’il ne respecte ni la procédure, ni la forme. Par principe, le remplaçant ne passerait que le temps qui restait pour celui qu’il a remplacé.

           L’exemple tiré du sénateur Théophile Adoua, qui ne siègera que jusqu’au renouvellement de 2011 du groupe des sénateurs de Brazzaville, devrait aussi inspirer la cour constitutionnelle dont les membres, par quelque alchimie, ont désormais un mandat illimité.

           Il faut déduire que dans un très proche avenir, la cour constitutionnelle, tout en déclarant recevable la requête des membres de l’opposition portant sur l’annulation du scrutin du 12 juillet ( parce que, au terme de l’article 110 al.3 de la loi électorale, la contestation est portée par des candidats qui ne se sont jamais retirés de la course), ne se donnera aucune peine de la rejeter en alléguant qu’elle est mal fondée, quand bien même, la fraude, comme les autres causes d’annulation totale ou partielle répertoriées aux articles 120 et 121, est évidente.

           De tout ce qui précède, l’on est en droit de dire que la présidentielle 2009 est une élection de la honte, en ce que, à terme, elle contribuera à ternir l’image de notre pays dont la rengaine inscrite au Préambule de la constitution « la république du Congo est un Etat démocratique », est perçue beaucoup plus comme une vue de l’esprit, de la poudre aux yeux .Le débat pernicieux autour des chiffres, introduit pour asseoir la tricherie à tous les niveaux du processus électoral, enseignera à la postérité,que dans ce pays, une génération avait fait leur la devise de l’orchestre dissout, les super BOBOTO, en abrégé, SBB, devise ainsi formulée : « ebonga,ebonga te ; toujours meilleur ! ».

 A chacun de traduire.        

TALASSA

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