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"Il y a toujours des cas de violence politique et ceci doit cesser", a déclaré M. Mugabe, sans mettre en cause quiconque.
Le président zimbabwéen, au pouvoir depuis 1980, a déjà dénoncé à plusieurs reprises, notamment en mars et en juillet, les violences politiques entre ses militants et ceux de l'ancienne opposition.
Il faut "promouvoir les valeurs et la pratique de la tolérance, du respect, de la non violence et du dialogue", a ajouté M. Mugabe dans un grand hôtel de Harare, en présence de 200 personnes, dont des parlementaires, diplomates et son ancien rival et actuel Premier ministre Morgan Tsvangirai.
De son côté, M. Tsvangirai a estimé qu'il "fallait désormais parler ouvertement des réparations" pour les victimes des violences politiques.
"On ne peut pas revenir en arrière, mais il est parfois possible d'aider des victimes pour qu'elles puissent avancer et reconstruire leur vie qui a été brisée", a-t-il ajouté.
Ces trois jours de "paix et de réconciliation nationales" doivent "annoncer le début d'un processus franc, ouvert et sincère", au cours duquel les responsables des "blessures infligées à tant de Zimbabwéens" doivent reconnaître leurs responsabilités, a-t-il estimé.
"Il ne peut pas y avoir de vérité sans justice et pas de justice sans vérité", a insisté M. Tsvangirai.
Pendant cette campagne, les Zimbabwéens sont appelés à se recueillir, mais aucun événement spécifique n'a encore été annoncé.
Le Zimbabwe a été le théâtre d'un déchaînement de violences politiques après la défaite historique du régime Mugabe aux législatives de mars 2008. Selon Amnesty international, plus de 180 personnes ont été tuées entre les élections et octobre 2008.
Depuis, les violences se poursuivent à un degré moindre malgré la mise en place en février d'un gouvernement d'union nationale dirigé par M. Tsvangirai.