Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Interpellation de plusieurs personnes à la DGST, à la Gendarmerie et à la Police, par ici, et interdiction de meeting par là, etc.
Après avoir été élu à 78,61 %, on croyait que M. Denis Sassou N’Guesso confirmerait sa victoire en posant les actes démocratiques dignes de ce nom. Grosse erreur ! Tenez, depuis la marche de l’opposition jusqu’à ce jour un bon nombre de personnes ne cesse d’être interpellé et incarcéré en violation flagrante de la loi.
En effet, depuis 20 juillet 2009 les officiers de la garde des candidats Mathias Dzon, Guy Romain Kinfoussia et Michel Marion Mandzimba étaient placés en garde à vue à l’Etat-major de la Gendarmerie.
Aucune nouvelle n’a été donnée sur l’officier qui avait en charge la garde du candidat Mathias Dzon, les autres officiers seraient en train de subir des sévices moraux et psychologiques, par exemple des interrogatoires à trois heures du matin, chantage sur la carrière et autres, probablement pour faire accuser les chefs de l’opposition de tentative de coup d’Etat lors de la marche du 18 juillet 2009.
La vérité est que cette marche, improvisée par une taupe de l’opposition visait à mettre en difficulté certains leaders de l’opposition. Le complot ayant été déjoué, certains responsables des services de sécurité et de renseignement, bien connus sur la place publique, seraient en train de monter un dossier pour impliquer Mathias Dzon, Marion Mandzimba et Guy-Romain Kinfoussia et cohorte dans un faux procès pour tentative de coup d’Etat. Le dossier devrait être «bouclé» avant le 14 août 2009, date de prestation du serment de M. Sassou Nguesso.
Certains leaders de l’opposition auraient même déjà reçu des propositions d’exfiltration pour s’exiler à l’étranger.
En dehors de ces gens, il est important de signaler en passant, que des journalistes, des commerçants sont victimes actuellement des menaces, d’intimidation et autres. M. Sassou qui a gagné, soi-disant par un fort taux de participation, ne devrait pas tolérer ces genres d’agissements qui font reculer le pays de plusieurs années. Nous pensons qu’il n’a aucun intérêt que ses services agissent de la manière. Il faut donc les discipliner sinon, on sera sur la logique de l’adage populaire : «qui ne dit mot consens».
Ghys Fortuné Dombe Bemba