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Economie & Marketing : Les qualités d’un bon manager

Diriger une entreprise ou une équipe ne s’improvise pas. Même, si de nombreuses personnes aspirent à devenir chef, et ainsi commander leurs collègues, les compétences et les qualités nécessaires pour relever ce défi, ne sont pas forcement en adéquation avec la personnalité et le parcours de chacun. Encore faut-il au préalable correspondre au profil de l’emploi. Or quel rôle tient le responsable dans une entreprise ? les compétences qu’il doit acquérir ; les qualités requises, les différents profits et comment les développer ?

          Le rôle du manager a bien évolué depuis ces dernières années. Il ne donne plus seulement des ordres que ses subordonnés se contentent d’appliquer sans la moindre constations. Il se doit de convaincre ses collaborateurs du bien fondé de ses décisions et de les rallier à son point de vue. Il veille à ce qu’il ait une cohérence d’ensemble dans toutes les actions qu’il entreprend, et a pour mission de faire accepter une certaine adaptabilité et flexibilité nécessaire au bon fonctionnement de l’entreprise.

          C’est pourquoi il devra, avant toute chose, obtenir la confiance de son équipe, pour pouvoir gagner l’adhésion de la majorité ; afin d’asseoir sa légitimité, l’estime de lui, la maturité, avoir une attitude sereine et ferme mais pas autoritaire. Qui lui seront nécessaires. Mais, pas seulement. Bien au connaître ses collègues étant sur le terrain afin de mieux cerner leur attentes et leurs difficultés, leur consacrer du temps, vérifier que chacun reste au maximum de ses capacités. Rester pragmatique, semble indispensable. Car le chef est respectable du travail effectué, et garant de la cohésion dans son groupe. Ce qui met une grande pression sur lui. Et, sans certaines compétences propres à la plupart des dirigeants, il ne pourra y faire face longtemps.

Les compétences à acquérir

          Elles sont nombreuses. D’abord, il faut savoir dégager les priorités, se concentrer sur les questions essentielles et stratégiques pour ne pas se laisser déborder par les détails, ensuite, il faut s’obliger à innover, se remettre en cause, ne pas rester sur ses acquis, savoir prendre des risques qui sont inhérents à la fonction management, ne pas aussi surestimer ses capacités intellectuelles et physiques, en reconnaissant ses faiblesses, savoir déléguer voire externaliser, donner son crédit à d’autres personnes pour ne pas se laisser déborder ou dépasser, développer surtout la communication avec ses collaborateurs, savoir gérer et éviter les conflits, être à l’écoute, instaurer une limite entre le professionnel et le personnel, ne pas se laisser trop dicter par ses sentiments tout en restant objectif, et penser aux intérêts de l’entreprise, à savoir la productivité, la rentabilité, en se fixant aussi des objectifs clairs et précis pour ne pas perdre de vue la finalité de sont travail, et enfin, varier les profils des membres de votre personnel afin de favoriser la diversité des savoirs, des opinions.

Comment développer les qualités requises ?

          En effet, pour perdurer un leader doit avoir une forte confiance en lui, posséder une excellente constitution mentale, et être légèrement mégalomane. Or, l’on s’aperçoit que ceux qui sont le plus prédisposés à développer ses caractéristiques, sont ceux qui ont reçu dans leur enfance toute l’affection et le soutien et leurs parents. Il ne faut pas non plus que l’enfant soit trop protégé, ou au contraire étouffé.  Il doit pouvoir s’épanouir et s’investir dans des activités qui lui permettent d’assumer des responsabilités, de prendre des initiatives, de se confronter aux autres, et au travers desquelles il pourra développer sa capacité à susciter l’adhésion et entraîner ses camarades vers un objectif commun. Ainsi, l’éducation donnée influera sensiblement sur le comportement de l’adulte, et forgera la personnalité d’un dirigeant.

          De ce constat, différents profils de patron se dessinent. A ce sujet; distingue-t-on différentes structures mentales et divers profils, qui permettent d’identifier les principales tendances mentales et comportementales de tout individu, et donc de discerner la personnalité de nos responsables. Le leader charismatique, c’est ce patron qui sait motiver ses salariés et a une vision d’ensemble. Il est hypomaniaque, et se comporte de façon fougueuse et assurée. Par contre, le leader architecte ne se concentre que sur la mise en place de structures et procédures efficaces; il ne laisse paraître aucun sentiment. Il se contente d’effectuer des opérations pratiques et mécaniques.

Les profils névrotiques

     Ils appartiennent aux structures mentales dites normales qui sont hystériques et obsessionnelles. Les structures mentales hystériques concernent les personnes centrées sur les autres, qui aiment jouer sur la séduction pour rechercher l’amour et la reconnaissance des autres. Ces individus ont tendance à braver l’interdit pour attirer l’attention. Elles sourient facilement, veulent se faire remarquer positivement, et cherchent à aider les autres.

          Des caractéristiques qu’on rencontre plus chez les femmes. On les retrouve souvent dans les métiers de la communication, du spectacle, des ressources humaines, du commercial ou marketing.

          Par contre, dans le profil des structures mentales obsessionnelles, on dénombre les gens qui ont le goût pour le travail bien fait et ils y consacrent une grande partie de leur temps. Ce sont des conformistes, conventionnels, souvent autoritaires voire cassants.

     Toutefois, ils s’avèrent assez timides, et souffrent d’une certaine difficulté à communiquer. Ainsi, affectionnent-ils surtout les professions avec peu de contacts telles que directeurs d’usine, de production, ingénieur, informaticien, des métiers où ils ne sont vraiment mis avant, et solitaires.

     Néanmoins, d’autres facteurs s’ajoutent à la constitution d’un caractère, comme le sexe, la taille ou les origines familiales. Selon toutes ces problématiques le chef aura une manière différente de diriger. Les personnes de petite taille sont plus sensible à la reconnaissance et à l’image qu’elles projètent sur les autres. Elles recherchent constamment des défis plus importants à relever.

     Les femmes, elles vont souvent adopter des comportements tangibles et agressifs pour affirmer leur autorité, et monter leur capacité à commander aussi bien que leurs homologues masculins. Et, ceux issus de famille modeste se lanceront comme défit de réussir socialement, d’arriver à obtenir des postes importants à haute responsabilité ou qualification. Toutefois, quelle que soit leur raison, ils recherchent la plupart du temps à compenser leur «point faible» dont ils ont eu à souffrir durant leur enfance, et sont principalement attirés par l’argent et le pouvoir que confèrent les fonctions les fonctions d’entrepreneur ou de directeur. Or, toutes ces frustrations donnent souvent des enfants, puis des adultes avec un fort caractère, dont les plus difficiles se retrouvent dans la catégorie des «dirigeants à problèmes».

Les profils des patrons à problèmes

     Il est vital pour le patron qui joue au paternaliste d’évoluer dans un groupe, et de privilégier sa vie sociale. Il se sent responsable de son équipe, et à souvent du mal à prendre des décisions, mais également ne souhaite pas se mettre en avant. Il parle beaucoup, flatte et a l’habitude de s’immiscer dans la vie privée de ses partenaires.

          Ainsi que le patron inapte qui a besoin de sécurité. Il fuit ses responsabilités et toute confrontation. Il n’a pas réellement confiance en lui. C’est pourquoi il préfère rester en retrait, et ne fait transparaître aucune de ses émotions ou opinions. Il faut donc faire preuve de prudence avec lui, et éviter de le mettre dans des situations embarrassantes, le décharger de certaines responsabilités, et parfois l’encourager à se reconvertir ou suivre une formation en management ou communication.

          Quant au dictateur, il aime la reconnaissance et le respect des autres. Plutôt autoritaire, il peut être assez agressif pour obtenir ce qu’il veut. Il ne sait pas gérer ses émotions, et manque cruellement de respect envers ses interlocuteurs. Les relations humaines ne sont pas sont fort. Il veut se mettre en avant, s’implique totalement dans son travail, et assume l’ensemble des tâches.

          Ainsi, il s’attribue tous les métiers. Il est arriviste et colérique. On ne naît pas leader, mais on le devient. En effet, si certaines personnes ont l’assurance et charisme qui leur permettront d’occuper ou de décrocher un poste de dirigeant, d’autres doivent encore se battre contre leur timidité et améliore leur relationnel. Car, n’est pas chef celui qui le veut, mais celui qui le peut. A la condition d’avoir trouver l’alchimie entre la personnalité héritée de notre enfance et les capacités qu’on a développées tout au long de notre parcours.

          Or, la mission confiée demande à la fois d’être autoritaire mais à l’écoute, de connaître ses collaborateurs, tout en instaurant une certaine distance pour ne pas rentrer dans leur sphère privée et rester objectif, de se surpasser et d’accepter ses échecs.

     Tout un paradoxe. Plutôt qu’un métier, il faut le voir comme une mission à accomplir ou une vocation qui se confirmera à l’âge adulte.

Pme services.net 

Talassa

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