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Le Ministre Ouosso satisfait de l’état d’avancement des travaux
Le Ministre des Transports et de l’Aviation Civile, M. Emile Ouosso, a procédé le 21 juillet 2009 à Brazzaville, à la visite des chantiers en cours de réalisation, de l’aéroport international de Maya Maya, à savoir les travaux de construction de la 2ème piste et ceux de l’aérogare, qui s’exécutent dans les normes voulues et suivant le délai prévisionnel.
Accompagné des directeurs généraux des structures sous tutelles, le ministre Emile Ouosso a commencé sa visite d’inspection par la nouvelle piste de l’aéroport. Celle-ci qui connaît déjà selon les techniciens de la société SGE-C, en charge du chantier, un pourcentage de réalisation de 50,24 %, pourrait être praticable entre février et mars 2010. L’avancement des travaux de construction de l’aire de stationnement est estimé à 2,16%. C’est une piste de catégorie I, conforme aux normes de l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI). Elle peut recevoir des gros avions, avec une ligne d’approche de 900 ml capable d’accueillir tout type d’aéronefs.
Avec ses 3 300 ml de long et ses 45 ml de large, la 2ème piste aura des bandes anti-souffles de 15 m de large. A cela s’ajoutent une raquette et une bretelle, des prolongements d’arrêt d’urgence, de parkings militaires, le tarmac civil et une route de service. Actuellement, Le retard constaté actuellement sur l’exécution des travaux, est imputable à l’opération d’expropriation engagée dans le quartier «La poudrière».
Cela freine ipso facto l’évolution normale des travaux concernant les autres ouvrages. Le déplacement des bouches de ravitaillements pour avions qui vont être remplacées par des bouches nouvelles générations, grâce à un financement de la Société congolaise de logistique (SLOG), constitue l’un des freins à la réalisation des travaux.
Ayant démarrés tardivement, les travaux portant sur le tarmac qui ne pourrait être opérationnel qu’en novembre 2011, s’exécutent présentement au niveau de la phase I sur les quatre prévues.
Ce qui n’empêchera pas aux avions d’atterrir sur la nouvelle piste. Exécutés par la société chinoise WIETC, les travaux de construction de l’aérogare qui devrait être prête en février 2010, avancent dans les délais et selon les règles de l’art.
La seule difficulté dans ce cadre, a-t- appris, réside au niveau de l’acheminement par le Chemin de fer Congo Océan (CFCO) du matériel provenant de la Chine, et stocké à Pointe-Noire. Cette aérogare ne pourrait entièrement fonctionner qu’à la fin des travaux de la phase II du Tarmac.
A cette date, le bâtiment sera opérationnel. Il sied de signaler que cette nouvelle aérogare qui sera dotée d’un sous-sol, sera entièrement vitrée, avec sept passerelles télescopiques dont 2 pouvant accueillir des avions de types B-747 et A-380. Elle peut traiter jusqu’à 2 millions de passagers par an. Il est prévu aussi un pont aérien devant permettre aux voyageurs d’accéder directement dans la salle d’embarquement à l’étage supérieur, l’aménagement d’un parking autos pour 800 véhicules, la construction d’une centrale électrique avec 4 groupes électrogènes de 1500 KVA et d’un abri pour matériel de piste. Il y aura également la construction d’un hôtel de grand standing et la reconstruction générale de l’aéro-club. Cette aérogare abritera des locaux techniques comme les services de douanes, les compagnies aériennes, les services de police.
Avant de remercier, à l’issue de cette visite, les cadres de son ministère pour le travail abattu à mi-parcours au cours de cette année, le Ministre Ouosso a particulièrement félicité les travailleurs des sous-secteurs aérien, ferroviaire, fluvial et routier pour avoir « accompagné de manière efficace la campagne électorale qui s’est déroulée dans notre pays, parce que la mobilité a été assurée dans les conditions de sécurité ». Au niveau du sous-secteur
aérien, il a noté « le rythme soutenu des compagnies aériennes qui ont desservi tout le pays pendant toute cette période jusqu’aujourd’hui, faisant face à une demande soudaine d’avions, de places, de vols et d’horaires supplémentaires», annonçant que d’après la liste noire des pays à risque dans la sous-région du point de vue sécurité et sûreté aérienne, le Congo est le seul en Afrique centrale à n’y faire partie. Pour couronner les efforts du Congo, le président de l’OACI, Roberto Gonzales, effectuera une visite de travail dans le pays à partir du 18 août 2009.
Au niveau du transport ferroviaire qui n’a pas aussi démérité, le mouvement des personnes et des biens a été assuré sans entrave dans des conditions de sécurité.
Pour les transports fluviaux, pour les campagnes électorales qui se sont déroulées partout où la desserte fluviale a été possible, M. Emile Ouosso a reconnu que tant pour les bateaux que pour les hors bord, toute la navigation organisée ou artisane s’est passée dans de bonnes conditions ».
Le secteur routier n’a pas échappé aux éloges du ministre qui a noté un accroissement du trafic notamment sur la RN1 Brazzaville-Pointe-Noire. Car tout le matériel servant à la construction de la nouvelle aérogare de Maya Maya a été acheminé normalement par route de Pointe-Noire à Brazzaville.
Auguste N’guembo Junior
Talassa