Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Rebiya Kadeer, dirigeante de la dissidence ouïghoure en exil aux Etats-Unis, est au Japon pour une visite de 5 jours. Elle profite de la tribune de Tokyo pour donner sa version des troubles du début du mois dans la province chinoise du Xinjiang. Mercredi, elle a accusé la Chine de garder le silence sur la disparition de « près de 10 000 personnes » pendant les émeutes d'Urumqi et a reproché aux Etats-Unis leur absence de réaction.
Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles
Rebiya Kadeer, la présidente du Congrès mondial ouïghour, a dit à plusieurs sénateurs et parlementaires du Parti conservateur japonais au pouvoir que la répression contre les Ouïghours continue dans le Xinjiang, cette province musulmane turcophone du nord-est de la Chine.
L'opposante a demandé au Parti conservateur japonais d’obtenir de Pékin la libération pour des milliers de Ouïghours qui ont été arrêtés et de permettre à des représentants de l’ONU de se rendre sur place pour observer ce qui s’y passe.
« Les violences contre les Ouïghours n’arrêtent pas. Dix mille personnes ont disparu en une seule nuit à Urumqi. Alors où sont allées ces personnes ? Si elles sont mortes, où sont leurs corps ?, a demandé Rebiya Kadeer lors d'une conférence de presse. « C’est l’oppression chinoise contre les Ouïghours et leur culture qui a provoqué cette explosion de violence à Urumqi », affirme-t-elle.
par RFI