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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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L'opposition, enfin ?

Alors que l'on désespérait de voir les partis d'opposition se muer en force politique véritable, un pas important semble sur le point d'être franchi dans cette voie grâce aux initiatives prises par plusieurs de leurs leaders. Des leaders qui, à l'instar de Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, ont combattu à la loyale lors de l'élection présidentielle du 12 juillet, ont ensuite reconnu sportivement leur défaite sans pour autant renier leurs convictions, ont donc choisi de jouer sans réserve le jeu de la démocratie.

Laissons les tenants de l'opposition radicale s'enfermer dans leur refus de la Constitution et des lois de la République, se mettre ainsi définitivement hors jeu ; les évènements à venir montreront combien ils pèsent peu sur la scène politique congolaise et l'Histoire, toujours cruelle pour ce genre de trahison, se chargera de les reléguer dans ses coulisses. Penchons-nous, en revanche, sur le mouvement qui semble s'esquisser au sein de l'opposition modérée, mouvement qui pourrait enfin déboucher sur le véritable débat démocratique dont notre pays a tant besoin aujourd'hui.

Comme toujours en pareil cas, il faudra, pour réussir dans cette entreprise, que les formations politiques disposées à unir leurs forces face à la majorité présidentielle s'organisent de telle façon que leurs programmes, leurs actions, leurs idées aient un impact réel sur l'opinion publique ; ce qui leur permettra, le moment venu, de se présenter en bon ordre devant les électeurs. Ceci implique que dans le même temps où elles s'entendront sur le nom d'un leader, ces formations politiques acceptent de fédérer leurs forces, sinon dans un même parti, du moins dans un ensemble homogène qui leur permette d'être entendues. C'est à ce prix, en effet, et à ce prix seulement qu'elles pourront présenter avec quelques chances de succès des candidats lors des échéances électorales à venir.

Autant dire que si l'appel à la raison et à l'union lancé, le 27 juillet, par Jean-Michel Ébaka est entendu de ceux auxquels il s'adresse, une partie seulement du chemin aura été effectuée et le plus dur restera à faire. Autant dire également qu'il faudra un grand sens de la diplomatie et une réelle autorité à l'homme désigné par ses pairs pour parvenir à fédérer, puis à gouverner le nouvel ensemble.

Ne nous y trompons cependant pas : notre pays ne sera une vraie démocratie que le jour où l'opposition, aujourd'hui morcelée en plus d'une centaine de petits groupes, se sera organisée autour d'un ou deux pôles politiques structurés.

Autant dire que l'enjeu du débat qui s'engage dans l'opposition est vital pour le Congo. 

Alors que l'on désespérait de voir les partis d'opposition se muer en force politique véritable, un pas important semble sur le point d'être franchi dans cette voie grâce aux initiatives prises par plusieurs de leurs leaders. Des leaders qui, à l'instar de Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, ont combattu à la loyale lors de l'élection présidentielle du 12 juillet, ont ensuite reconnu sportivement leur défaite sans pour autant renier leurs convictions, ont donc choisi de jouer sans réserve le jeu de la démocratie.

Laissons les tenants de l'opposition radicale s'enfermer dans leur refus de la Constitution et des lois de la République, se mettre ainsi définitivement hors jeu ; les évènements à venir montreront combien ils pèsent peu sur la scène politique congolaise et l'Histoire, toujours cruelle pour ce genre de trahison, se chargera de les reléguer dans ses coulisses. Penchons-nous, en revanche, sur le mouvement qui semble s'esquisser au sein de l'opposition modérée, mouvement qui pourrait enfin déboucher sur le véritable débat démocratique dont notre pays a tant besoin aujourd'hui.

Comme toujours en pareil cas, il faudra, pour réussir dans cette entreprise, que les formations politiques disposées à unir leurs forces face à la majorité présidentielle s'organisent de telle façon que leurs programmes, leurs actions, leurs idées aient un impact réel sur l'opinion publique ; ce qui leur permettra, le moment venu, de se présenter en bon ordre devant les électeurs. Ceci implique que dans le même temps où elles s'entendront sur le nom d'un leader, ces formations politiques acceptent de fédérer leurs forces, sinon dans un même parti, du moins dans un ensemble homogène qui leur permette d'être entendues. C'est à ce prix, en effet, et à ce prix seulement qu'elles pourront présenter avec quelques chances de succès des candidats lors des échéances électorales à venir.

Autant dire que si l'appel à la raison et à l'union lancé, le 27 juillet, par Jean-Michel Ébaka est entendu de ceux auxquels il s'adresse, une partie seulement du chemin aura été effectuée et le plus dur restera à faire. Autant dire également qu'il faudra un grand sens de la diplomatie et une réelle autorité à l'homme désigné par ses pairs pour parvenir à fédérer, puis à gouverner le nouvel ensemble.

Ne nous y trompons cependant pas : notre pays ne sera une vraie démocratie que le jour où l'opposition, aujourd'hui morcelée en plus d'une centaine de petits groupes, se sera organisée autour d'un ou deux pôles politiques structurés.

Autant dire que l'enjeu du débat qui s'engage dans l'opposition est vital pour le Congo.

Les dépêches de Brazzaville

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