Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Il nous faut agir comme l’ont fait tous ceux qui ont libéré leur pays ou leur peuple. Nous devons utiliser l’arme dont détient les quatre vingt dix (90) pour cent des congolais qui se sont abstenus lors des élections présidentielles de juillet 2009 afin de rendre ingouvernable le pays jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée par l’ensemble de toutes les forces vives du pays.
Une majorité des congolais (90% de la population en état de participer au vote) a dit non à Monsieur SASSOU NGUESSO.
L’arme fatale dont dispose cette large majorité du peuple congolais se compose : des idées du vivre ensemble, de l’annonce d’une manière claire et sans compromission de sa propre position par rapport au régime de Monsieur SASSOU NGUESSO.
En effet, à l’état actuel de la situation politique au Congo, ne peuvent se mettre ensemble pour faire avancer, d’une manière significative, la lutte en faveur de la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit que, des gens réunies dans un combat ayant un même but, ce but doit être en phase avec la volonté de la majorité du peuple congolais victime de la politique de Monsieur SASSOU NGUESSO. Les congolais n’ont plus rien à perdre sinon que, chercher à retrouver leur pouvoir d’exprimer la souveraineté nationale perdue depuis le renversement par Monsieur SASSOU NGUESSO des institutions congolaises de 1992. Or, il y a dans l’actuelle opposition congolaise des congolais qui ont participé, à la fois, à la liquidation de la constitution de 1992 et au massacre de certaines catégories de la population congolaise. L’opposition combattante reste à construire comme il convient, de dessiner une voie conduisant au rassemblement et à la victoire des forces de l’opposition congolaise.
1 - Que trouve-t-on dans les 90% d’abstentionnistes de juillet 2009 ? :
- ceux qui travaillent et qui vivent comme ne travaillant pas ;
- ceux qui avaient des moyens avant 1997 et qui vivent aujourd’hui comme des gens qui n’avaient jamais de moyens de vivre dignement ;
- ceux qui sont encore en vie et se trouvent sans moyen pour vivre, alors qu’ils mènent une vie ne garantissant pas la dignité humaine, pendant que d’un côté les dirigeants du pays mènent une vie d’opulence et de l’autre, le pays enregistre des entrées d’argent qui devraient mettre les congolais à l’abri des difficultés financières ;
- ceux qui ne sont pas d’accord avec la gestion des affaires du pays par le pouvoir en place mais se voient collés, malgré eux, l’étiquette de ceux qui sont favorables à ce régime ;
- ceux qui ont besoin d’un strict nécessaire, en matière d’aide de l’Etat congolais, pour vivre décemment et qui sont délaissés tout en étant, de surcroit, conduit au désespoir au regard de l’aide surdimensionnée (de ce même Etat congolais) octroyée aux populations ou zones géographiques du Congo peu touchées par les conflits armés ;
- ceux qui ont besoin d’une justice de l’Etat congolais et qui se voient opposer une justice aux ordres du pouvoir et surtout favorable aux hommes forts du pouvoir, à leurs amis, parents ou protégés, mettant ainsi les autres dans la caste des « hommes sans valeurs » ;
- ceux qui, malgré eux et pour des raisons de survie, ont perdu leur âme en renonçant à leurs convictions politiques du fait de soutenir une vision politique qui n’est pas la leur;
- ceux qui luttent pour un Etat laïc, contrairement à la tendance actuelle marquée par l’accaparement de l’Etat congolais par des groupes confessionnels qui font du tort à celui-ci;
- ceux qui militent pour la bonne gouvernance et le développement durable des ressources naturelles du pays ;
- ceux qui ont à cœur de faire vivre les congolais sous les formes d’institutions garantissant les principes démocratiques, la paix, la réconciliation nationale, la réparation des fautes et des dommages causés aux populations des suites des conflits armés de ces dernières années ;
- ceux qui ont favorisés (volontairement ou involontairement) le maintien du régime actuel tout en se réclamant des 90% des congolais abstentionniste, ou, qui ont fait disparaître des urnes dans les bureaux de vote de certaines localités du Congo.
2 - Les 90% des congolais ayant exprimés la voix de l’abstention en juillet 2009 ont tout perdu avec l’auto proclamation de celui qu’ils contestent l’autorité sur eux. Ils doivent maintenant agir efficacement, s’ils tiennent à montrer qu’ils ont aussi un mot à dire dans le pays, pour gagner l’essentiel du sens de leur abstention massive, avant que cela ne soit trop tard : la non reconnaissance du régime de Monsieur SASSOU NGUESSO accompagnée d’actions civiques de refus d’être administré ou dirigé par les hommes du régime qui a usurpé l’exercice de la souveraineté nationale, jusqu’à la satisfaction de leur demande, cela devant les amis étrangers de Monsieur SASSOU NGUESSO complices dans son acte.
Nos anciens nous ont montré des actes de non reconnaissance de l’autorité coloniale. Leur action pacifique mais efficace, au regard des résultats obtenus par la suite, témoigne le courage qu’ils avaient en entreprenant de tels actes: souvenez-vous de l’affaire des trois francs ou du refus de prendre la semence donnée aux paysans en vue de faire des champs devant donner des produits dont le gros bénéficiaire serait celui qui a donné la semence, nous sommes appelés à se mettre sur leurs pas aujourd’hui avec nos réalités actuelles
La solidarité des 90% des congolais susvisés, dans une action de non reconnaissance d’une certaine vision de la politique, suppléée par des actions pacifiques de demande de restauration immédiate des valeurs républicaines à travers un mouvement général et total de refus de recevoir des ordres d’une autorité illégitime et non représentative de la majorité des congolais, devient dans le cas d’espèce une panacée pour la résistance ou l’opposition congolaise attachée au retour des valeurs républicaines de la démocratie et de l’Etat de droit. S’il y a eu une guerre de trente (30) ans en Europe, il peut y avoir aussi, pour les mêmes motivations, une résistance de trente (30) ans au Congo, jusqu’à ce que le principe de la souveraineté soit respecté. Les non congolais sont prévenus
Ce chemin d’avenir pour un Congo de tous les congolais passe par le lancement aujourd’hui de ce projet de l’opposition congolaise. Ceci est un projet de l’opposition qui cherche à faire gagner tous les congolais et ensemble, dans la mesure où il a pour objectif de faire asseoir tous les acteurs du pays autour d’une table afin de régler les affaires du pays, sans faire appel à l’étranger. Ceci est un appel, lancé dans un sens bien précis et pour l’intérêt national. Comme tout appel qui entre dans le cadre des mouvements de résistance, un temps lui est nécessaire pour qu’il puisse percuter le subconscient des résistants dans l’ensemble du territoire national congolais. Il appartient donc à ceux qui prennent connaissance de cet appel d’en parler à leurs camarades de lutte, jusqu’à ce que ce projet soit entendu et compris par d’abord les 90% des voix abstentionnistes de l’élection présidentielle de juillet 2009.
L’UFR en appelle donc à tous ceux qui ont essayé en vain de saisir la cour constitutionnelle du régime de Monsieur SASSOU NGUESSO de s’approprier de ce projet qui redonnera sens au combat qu’il prétend défendre jusqu’à la victoire finale du peuple congolais que de reconnaître un temps après un régime qu’ils disent combattre.
Une fois que l’opposition sera d’accord autour de ce projet d’action national, alors il sera demandé au 90% des congolais abstentionnistes épaulés des congolais qui n’étaient pas encore en voie d’aller voter en ce mois de juillet 2009, de rester chez eux jusqu’à ce qu’une assise nationale, totale et générale soit convoquée par le pouvoir en place au Congo. Le pouvoir sera incapable d’acheter la conscience de tous les congolais et les amener à obéir à leur autorité. Voilà ici étayée une action pacifique de l’opposition à laquelle, malgré son annonce publique, le pouvoir de Monsieur SASSOU NGUESSO ne peut empêcher la réalisation. Une fois que l’on tombe d’accord sur l’essentiel de ce projet, alors les tendances de toute l’opposition pourraient se retrouver pour en débattre les modalités d’application sur l’ensemble du territoire national congolais. Voici ce à quoi le fer de lance de cette opposition congolaise doit s’atteler dès maintenant et à travers le territoire national congolais.
Les entités socioculturelles congolaises méprisées et martyrisées par le régime de Monsieur SASSOU NGUESSO (à travers leur dirigeants), les forces politiques et militaires du Pasteur Frédéric BINTSAMOU, les autres forces militaires autrefois membres des forces d’autodéfense de la résistance congolaise, la société civile congolaise (intérieure et extérieure) sont interpelées, par cette présente, à prendre conscience du fait que le retour aux valeurs républicaines, inscrites dans l’esprit et la lettre de la constitution congolaise de 1992, dépendent de leur participation dans les actions de salut national conduisant au règlement de la crise par le dialogue.
Ce dialogue ne doit être que le fruit d’une action menée dans le cadre de la défense de la volonté du peuple congolais.
Gerard Milandou- UFR
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