Espace d'échange de la diaspora congolaise.
La Conférence Nationale Souveraine avait relancé le processus démocratique dans notre pays après une longue parenthèse caractérisée par la gestion monopartite de la chose publique.
C’est dans ce contexte nouveau que monsieur Denis SASSOU NGUESSO, président de la République d’alors, avait quitté en août 1992 à la suite d’une défaite cuisante à l’élection présidentielle organisée de façon transparente, libre et équitable par une commission électorale indépendante.
Revenu au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat particulièrement sanglant en 1997, monsieur Denis SASSOU NGUESSO instaure un système électoral opaque, partisan et injuste dont le scrutin du 12 juillet 2009 constitue la parfaite illustration.
En effet, le 15 juillet 2009, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation en charge des élections a rendu public les résultats provisoires de l’élection présidentielle, scrutin du 12 juillet 2009. Il ressort que le taux de participation annoncé (66,42%) ainsi que le score attribué au candidat Denis SASSOU NGUESSO (78,61%) sont totalement en déphasage avec la réalité sur le terrain car, près de 95 %d’électeurs ont boycotté le scrutin.
Par ailleurs, le corps électoral évalué tour à tour à :
- 2.277.144 électeurs selon le chiffre communiqué le 29 juin 2008 ;
- 2.000.120 électeurs, chiffre communiqué par le ministre an charge des élections au corps diplomatique, le 25 mai 2009 ;
- 2.228.558 électeurs selon le fichier de juin 2008 ;
- 2.200.000 électeurs selon le chiffre communiqué par le ministre de l’administration du territoire en charge des élections, le 09 juillet 2009 ;
- 1800.000 électeurs selon le Président de la CONEL, le 11 juillet 2009 ;
- 2.078.802 électeurs selon le ministre en charge des élections lors de la publication des résultats provisoires, le 15 juillet 2009,
met en évidence son instabilité qui atteste de la tricherie et du caractère imaginaire des résultats rendus publics.
A la suite de cette proclamation, cinq (5) candidats de l’Opposition congolaise ont introduit des recours en annulation des résultats provisoires. Ces requêtes s’appuyaient sur des faits concrets et irréfutables.
En violant l’article 99 nouveau de la loi n° 5-2007 du 25 mai 2007 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n° 9-2001 du 10 décembre 2001 portant loi électorale, les articles 120 et 121 de la loi n° 9-2001 du 10 décembre 2001 portant loi électorale qui indiquent clairement que toute élection entachée des irrégularités incriminées ci-dessus, à savoir : non affichage des résultats dans les bureaux de vote, déplacement et/ou bourrage des urnes, fraude massive, corruption, distribution de sommes d’argent, falsification des procès verbaux, etc., la Cour Constitutionnelle vient de commettre un déni de justice en rejetant les requêtes pertinentes des candidats de l’Opposition et en validant l’élection truquée du candidat Denis SASSOU NGUESSO.
En imposant son diktat à la Cour Constitutionnelle, le candidat Denis SASSOU NGUESSO vient de montrer une fois encore à la face du monde et particulièrement à celle du peuple congolais son vrai visage et le caractère tyrannique de son régime. En réalité, il ne parle de démocratie et de paix que du bout des lèvres alors qu’il n’hésite pas à les mettre en péril tant sa volonté est de demeurer à tout prix et par tous les moyens au pouvoir.
Ni le passage en force opéré par le candidat Denis SASSOUNGUESSO, ni la décision scélérate prise par la Cour Constitutionnelle à la solde du pouvoir n’ébranleront la ferme détermination du peuple congolais qui, par une abstention record a rejeté le pouvoir et son candidat et son projet de société « la Nouvelle Espérance » subitement transformé sans bilan en « Chemin d’Avenir ».
A la Communauté Internationale et en particulier l’Union Européenne qui ne peut désormais se méprendre de la dictature manifeste qui se développe au Congo, l’Opposition congolaise souhaite une réappréciation de la nature du pouvoir de Brazzaville.
Face au coup d’Etat électoral du candidat Denis SASSOU NGUESSO, le Front des Partis de l’Opposition congolaise invite le peuple congolais à demeurer serein et confiant.
Le Front des Partis de l’Opposition s’engage à poursuivre inlassablement le combat pour la restauration de la démocratie, de l’Etat de droit et pour le triomphe de l’alternance démocratique au Congo.
Fait à Brazzaville, le 27 juillet 2009
Le collège des présidents