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Le Ministre Ouosso tape sur la table
«Un avion de ligne de la compagnie Air France, notamment l’airbus 330 immatriculé F-GZCL a heurté, dans la nuit du 29 juillet 2009, aux environs de 19 heures 30 minutes, à l’aéroport internationnal de Maya-Maya, à Brazzaville, le bâtiment abritant le hangar de «Congo Handling»
En effet, aux environs de 19 heures 30 minutes, après avoir refusé d’obtempérer aux directives du Placeur pour s’immobiliser, en conséquence, le pilote est allé heurter le hangar endommageant ainsi l’aile droite de l’Airbus. Le choc a été assez violent car une partie de l’aile de l’avion a été abîmée. Toutefois, on a déploré aucun mort, aucun incendie et aucun blessé parmi les passagers.
Le hangar de Congo Handling.
En outre, on a déploré un air de panique et de psychose qui a gagné tous les témoins de cet accident malheureux et regrettable qui s’est déroulé en une fraction de minutes. Le drame a été évité de justesse.
Il y a donc eu plus de peur que de mal. Même si, de l’avis de nombreux observateurs, nul ne pouvait imaginer le pire dans ce genre d’accident d’apparence banale et négligeable mais qui pourrait provoquer des conséquences incalculables pour notre pays, en ces moments difficiles de notre niveau de développement.
Très alertes et opérationnels, les services spécialisés de l’ASECNA et les experts de l’ANAC sont intervenus in extremis pour limiter les dégâts. Aussi, les pertes ont été minimisées.
Arrivée sur les lieux sept minute après cet accident, la délégation des officiels et experts Congolais, conduite par le Ministre des Transports et de l’Aviation Civile, M. Emile Ouosso, a constaté et mesuré, de visu, l’étendue des dégâts enregistrés.
Airbus 330A avec l'aile droite endommagee.
Après ce constat, le ministre Emile Ouosso a décidé que cet airbus 330 d’Air France ayant une partie déjà abîmée après le choc subi, ne pouvait voler de nouveau et continuer avec les passagers qui avaient tous accomplis leurs formalités de voyage en direction de Paris.
Pour des raisons d’ordre technique et sécuritaire, l’Airbus abîmé en partie devait, donc, finalement être immobilisé sur le tarmac de l’Aéroport international de Maya-Maya en attendant la révision technique dudit avion par des spécialistes. Cette décision officielle du Gouvernement congolais a été rendue publique, quelques heures après par le Ministre Emile Ouosso.
Cependant, cette décision officielle, très sage et salutaire, n’a pas été du goût de certains passagers très fâchés et mécontents qui ont mal apprécié la mesure au point d’insulter le ministre Ouosso qui a gardé son calme avant d’arriver à persuader plus d’une personne.
Quelques instants après, par téléconférence, des contacts sont pris et des longs pourparlers sont engagés entre les deux parties à savoir la Direction de la société Air France et la partie Congolaise afin justifier le refus catégorique du Gouvernement congolais de voir cet Airbus dont une partie de l’aile a été abîmée, embarquer, à l’Aéroport de Maya-Maya, plus de 200 passagers à destination de Paris. Prudence oblige. Qui aurait pu autoriser un tel voyage à risques à plus de 8000 km de Paris et à 900 km/ h à 11 mille mètres d’altitude à déclaré le ministre Ouosso ?
Au finish, et à la demande des officiels congolais, ce vol décommercialisé d’Air France pouvait avoir lieu mais sans un seul passager au départ de Brazzaville et avec l’autorisation express de la Direction de la compagnie française écrite sur papier. Que faire alors des passagers qui attendent fiévreusement leur embarquement?
Après l’harmonisation des différents points de vue exprimés par les deux parties, il a été envisagé la possibilité de programmer, le lendemain, c’est-à-dire, le jeudi 30 juillet 2009, un autre Airbus 330 d’Air France en provenance de Paris via Kinshasa afin d’embarquer les passagers «en détresse» à Brazzaville depuis la veille.
Ce qui se fait déjà pour soulager la longue attente des passagers.
Une partie endommagee de l'aile droite.
Au travers cette décision très prudente et surtout courageuse du Ministre Emile Ouosso, il y a lieu d’affirmer que le Gouvernement congolais vient donc, une fois de plus, traduire sa ferme volonté non seulement de prévenir toutes les catastrophes aériennes possibles mais, aussi d’assurer plus que d’habitude, la sécurité et la sûreté de notre plate forme aéroportuaire.
Cela répond à la volonté clairement affichée par le ministre Emile Ouosso, en déclarant à l’ouverture, ce 30 juillet 2009, à Brazzaville, de la session extraordinaire du Comité National de la Sûreté de l’Aviation Civile que des efforts multiformes et louables sont attendus de la part de tous en vue de mettre le Congo hors des listes noires établies par l’O.A.C.I.
Comme quoi, la grande politique aéroportuaire visant, depuis quelques mois, à rétablir et renforcer l’ordre, la sécurité et la sûreté des passagers, des aéronefs et des installations n’est pas une chimère, un vœu pieu pour le remuant Ministre Emile Ouosso qui vient ainsi de frapper un grand coup, le 29 juillet 2009 à l’aéroport international de Maya-Maya. Plus d’un citoyen consciencieux que Talassa a rencontré à l’aéroport, félicité le ministre Ouosso pour son courage et pour ne pas avoir fermé l’oeil jusqu’à jeudi une heure du matin à la recherche des solutions.
Ghys Fortune DOMBE BEMBA
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