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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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La célébration de la fête nationale au Congo Brazzaville : Les dessous des cartes

Voilà environ un demi siècle d’histoire depuis que le CONGO BRAZZAVILLE a pris les règnes de sa destiné. Les pouvoirs et donc des hommes ont dirigés ce pays avec la volonté de contribuer à son épanouissement pour tenter de le hisser au rang des sociétés civilisées. Le CONGO est à son septième président sinon huitième (si l’on considère la parenthèse de M POIGNET) en terme de personnes ayant été investi s officiellement comme chef de l’Etat avec , les prérogatives telles définies par les différentes constitutions en place et en vigueur. Si l’on se place sur le plan strictement du droit constitutionnel et, définir l’Etat, lois et actes fondamentaux et constitutions issues d’un référendum permettent de constater le caractère instable des institutions avec une durée de vie très courte. L’histoire des cinquante dernières années reste très marquée par des instabilités sur le plan des institutions qui ont conduit à autant d’instabilités sur le plan constitutionnel. Dans quelle république sommes-nous, sinon une énième toujours non consensuelle dont seuls les constitutionnalistes et les dirigeants au pouvoir, leurs géniteurs et promoteurs puissent justifiés les fondements et les raisons de leur choix.

La célébration le 15 Aout de cette année de la fête nationale sera un événement pas comme les autres. Il est non seulement par le fait que cette célébration fait suite à une élection qui a permis de faire le bilan de ces années de gestion commune mais aussi le point sur notre rapport avec le pouvoir en place qui vient de se faire réélire dans les conditions que chacun de nous peut personnellement porter des critiques voir tirer les conclusions.

Au-delà de la polémique politicienne qui doit animer la vie politique et opposer les différents groupes, nous pouvons tous quelque soient nos divergences reconnaitre que les élections du 12 juillet 2009 qui se sont passées dans notre pays n’avaient pas d’intérêt particulier, n’ont pas attiré les foules comme on le voit d’habitude dans ce pays. Elles étaient sans véritables enjeux sur le plan national et international. Les intérêts géostratégiques, économiques et financiers, la présence de l’or noir tout comme le bois et autres richesses convoitées par les occidentaux n’ont pas suffit pour acter comme de coutume les projecteurs en direction du CONGO BRAZZAVILLE. Les blancs et voir certains de nos alliés africains, alliés traditionnels de la francophonie ont eu du mal à se prononcer sur la validité des résultats ainsi sur la fiabilité des conditions relatives à l’organisation et à la publication des résultats desdites élections. On peut sans vouloir se moquer de ce qui s’est passé dire d’un mot avoir assisté à un désintéressement total de l’ensemble du système des nations unis de ce qui se passait chez nous. La victoire de tout ceci revient au peuple donc à la population qui depuis quelque temps notamment quand il est consulté pour le vote il ne cesse de sanctionner la classe politique. Ce peuple a grandit par la force des choses, par l’ampleur des événements dramatiques et tragiques et par des guerres répétées mais surtout à cause de l’état de la désintégration, la désorganisation et la désagrégation de la nation sur tous les plans, de la corruption et la concussion au sommet de l’Etat.
La question principale à la veille de cette célébration est celle de savoir dans quel état d’esprit le pouvoir va-t-il organiser cette fête quand on sait le camouflet que le peuple a bien voulu lui administré.

C’est en d’autre termes la question du comment transformer une défaite en une victoire devant un peuple qui comprend les enjeux politiques et dispose des atouts pour se faire sa propre lecture des choses et apprécier la vie politique nationale.

Le pouvoir dispose de quelques jours pour peaufiner sa stratégie dont l’objectif reste d’injecter une bonne dose de formol pour endormir le peuple et détourner son attention, le porter dans l’alcoolisme, un recours devenant inquiétant vers les églises douteuses, une clochardisation par le refuge dans des sectes sinon la préférence à un phénomène de sapelogie accompagnée autant par des dirigeants qui ferment les yeux sur leur conséquences. Ce pouvoir accompagne lentement au suicide de sa jeunesse.

En matière de communication politique et après un tel échec le chef de l’Etat doit tenir compte de l’ampleur de cet événement, porter un message fort et poignant au peuple pour lequel il est le représentant pour le moins légitime pour apaiser les craintes exprimées par ce vote contestataire. Ce moment devrait lui permettre de délivrer un message sur les thèmes porteurs tant sur le bilan que sur la prospective. Il doit donc faire l’état de la nation devant le peuple pour dire ces réussites et ces difficultés sur l’ensemble de la période passée et ce qu’il voudra faire dans le futur. Or la caractéristique de ce cinquantenaire c’est que le président s’est vu dans cette épreuve durant la campagne électorale. La réussite du boycott est synonyme de la volonté du changement de cap dans le choix des hommes que dans la méthode de direction ; le boycott doit tonner dans la conscience des citoyens comme un rejet du projet porté par le président aussi bien que le bilan de sa gestion que sur le rêve avenir dont les grandes lignes furent énoncées dans le programme du candidat. Politiquement cette situation doit faire appel à un travail d’analyse important dans les rangs de la mouvance au pouvoir pour tenter de comprendre le schisme créé entre elle et le peuple, encore il va falloir que cette mouvance accepte de se pencher sur ce type de travail d’autocensure. La certitude est qu’un tel boycott bloque le chef et limite sa marge de manœuvre devant le peuple, complique sa communication quand on sait que celui-ci est aux commandes depuis près de 25 ans et donc, sujet et comptable aussi que les autres membres du gouvernement des échecs constatés, il se trouve être en fin de potentiel frappé par l’usure dû au temps donc placé face à un problème majeur de rupture de confiance avec le peuple qui ne croit en sa capacité de proposer des solutions innovantes dans le cadre de la construction de la nation.

La problématique de la thématique et du contenu de celle-ci doivent être très présentes et focaliser l’attention des conseillers autour du chef. Le camouflet est tellement fort pour ne pas s’imposer dans l’actualité et se faire inviter dans la thématique du speech ou du discours du président. Il faut trouver une parade et une porte de sortie honorable pour redorer le blason du pays sur le plan national et international. Il faut revêtir un accidenté qui a eu le malheur de perdre son pantalon à l’endroit où ces organes génitaux deviennent à la portée de tout le monde, diplomatie l’oblige.

Dans le déroulement de cette fête il y a des inconnues qui persistent dont les collaborateurs doivent résoudre de peur de se voir éjecter de la cour du chef et éviter de répéter les erreurs de stratégie commises pendant la campagne électorale.
Il faut s’assurer de la participation massive du peuple aux célébrations sur l’ensemble du territoire national, un pari difficile.

La participation du peuple, c’est la grande interrogation car ce dernier en désavouant les urnes je ne vois comment en un si laps de temps changé de comportement. Le recours aux frères d’en face ne fait plus recette, exige des investissements très couteux et stratégiquement indigeste, il faut faire les moyens de bord maintenant que on a pu faire valider sa réélection et occuper de nouveau son fauteuil.

Hormis dans la capitale, je ne vois pas les maires et préfets recevoir des moyens financiers supplémentaires au sortir d’une élection catastrophique de la part du pouvoir central qui de toute manière se réjouit d’avoir atteint ses objectifs.

A BRAZZAVILLE les travaux de la municipalisation accélérée sont tous quasi interrompus par faute de moyens mais aussi parce que les opérateurs étaient tous préoccupés de la réélection du président pour en son temps monnayer ses efforts et obtenir de l’Etat des marchés.
L’état du climat sociopolitique ne rassure pas et jouerait contre le pouvoir. L’affrontement contre les partis de l’opposition et ses leaders est une attitude à décourager des milliers des gens à participer à la fête nationale. Il est probable que le pouvoir réinvente les méthodes très contraignantes qui consistent à mettre en place des listes de présences pour distinguer , les présents des absents, et prendre des mesures en conséquences. En interdisant les rencontres politiques, le cercle du pouvoir empêche aux dirigeants de l’opposition de lancer ouvertement des mots d’ordre pour demander à leurs militants respectifs d’observer une journée ville morte et boycott fidèle à la poursuite de la stratégie post électorale.

Sans thématique précise et convaincante, sans le peuple, il va rester au président un seul argument à mettre en exergue. Il va revenir sur son thème de prédilection, celui de « LA PAIX ET L’UNITE NATIONALE ». Dans ce cadre il dispose de quelques possibilités. Le vrai problème du président sera la capacité de tenir les troupes à un moment où les compteurs et sa côte de popularité sont au plus bas. Pour tout choix il doit se rassurer que celui-ci sera accepté pour ne pas favoriser une véritable hémorragie supplémentaire. il devra se rassurer que la fondation va supporter le poids du bâtiment de peur de voir le château s’écrouler totalement, car les murs se lézardent, les mécontentements font leur apparition et les appétits grandissent.
La question de l’amnistie de certains dirigeants en exil notamment le président PASCAL LISSOUBA, est une arme à double tranchant. Il faut bien la traiter. Ce grand homme serait-il vraiment demandeur dans les conditions d’aujourd’hui et au regard de la souffrance du peuple. Que gagnera t-il de rentrer dans un pays où il lui manquera eau, électricité bref les besoins élémentaires.

Il a tout à gagner en restant en Europe, à attendre ces derniers jours dans la dignité loin des turpitudes du Congo. Mieux comment admettre de celui qui vous sort du pays sans le moindre respect de vous abuser une énième fois. Une acceptation dans ce sens sera le signe tout simplement une fois de plus de la grandeur de l’homme dont l’attachement et l’amour pour le Congo et le peuple sont restés intacts.

S’agissant des autres personnalités politiques concernées par cette question force est de constater que pour l’instant, ces derniers formulent des préalables autour de la problématique sur la vraie restauration de la démocratie.

La question de la construction autour de la concertation nationale, du consensus ou mieux de l’ouverture sur l’ensemble des forces politiques et la société civile peut réapparaitre de nouveau.

Elle viendra en réponse à l’impuissance de l’Etat et à l’incapacité des dirigeants actuels qui ont conduit des politiques aventureuses, très catastrophiques sur les plans économique et financier.

En faisant la lecture des comportements des individus et des résultats ; le président devrait être amené à faire constater aux faucons du système qu’ils ont tous échoué puisque tous les groupes n’ont pas pu convaincre les populations à voter pour le président. Le taux d’abstention sinon le fort faible taux de participation est un indicateur d’un grand désaveu et donc prouve que les équipes de campagne n’ont pas fait le travail. Comment donc ils peuvent imposer et exiger des récompenses là où le travail a été au dessous des attentes.
Dans la perceptive actuelle le président a les mains libres pour se défaire des lobbies et des de pression, décider de tourner une page pour procéder à un virage à 120 km à l’heure. Dans ces conditions il peut choisir de travailler avec toutes les sensibilités nationales et les cadres de l’extérieur. Le président ne serait plus l’otage des clans et retrouver la liberté d’action qu’il a perdu depuis sa victoire militaire du 15 octobre 1997, pourvu que ce dernier cette façon de voir. Le seul effort à manifester consiste à faire preuve de courage et couper le cordon Ombilical ou mieux les chaines autour de ces mains, or on ne se défait pas des alliés si simplement de peur qu’ils prennent leurs engagements et responsabilités. Un tel choix serait une rupture profonde dans la vision de la gestion de la nation qui signifierait la fin de la gestion sur un fond de la guerre, de l’instabilité militaire et de l’épouvantail de la crante de la résurgence de la guerre. Est –il capable d’opérer ce changement après 25 ans de construction sur ce fond de commerce. pour arriver à ce type de sursaut exige un effort de dépassement et cesser de se comporter en vainqueur de guerre.

Il va falloir désengorger les prisons car on arrête plus pour les idées ; reprendre langue avec la nation profonde fatiguée de cette gestion gabégique et honteuse, discuter avec le peuples et sortir de la logique des généraux pour sauver la république très malade et enfin se réapproprier les valeurs élémentaires de dignité et de probité. Il faut mettre un terme au fanatisme et au clientélisme qui n’ont cessé de faire mal à notre très cher beau pays. Il faut bâtir la nation en commençant par donner l’eau, l’électricité, recréer le système de santé, créer un secteur d’entreprises d’Etat compétitif aux côtés du privé et luter contre toutes les déviances en les réprimant sévèrement.

Les mots désormais ne suffiront pas mais il faut passer aux actes.

TELS SONT LES DESSOUS DES CARTES A L’HEURE OU NOUS PARLONS C'EST-A-DIRE LES GRANDES TRACTATIONS DANS LE CAMP DU POUVOIR FACE A LA FETE NATIONALE.

Jean Didier Milebe

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