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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Et maintenant que les dés sont jetés, que le vin est tiré : que faire ?

Ce que nous redoutions de nos « fameux candidats » s’est avéré. Ils n’étaient pas tous de vrais candidats à la solde du peuple congolais mais répondaient de la manipulation scientifiquement entretenue et organisée par Sassou Nguesso. Hier Milongo nous a joués un tel scénario. Adulé et porté au sommet par l’ensemble du peuple congolais en désespoir de candidat fiable, celui-ci se montra indigne de la confiance de notre peuple ému, estomaqué et halluciné. Comme par hasard et à chaque fois, Milongo démissionnait la veille comme par instinct macabre pour laisser libre recourt à Sassou de faire ce qu’il voulait. Sassou voulait des automates qui devraient l’accompagner jusqu’à la veille des élections moyennant beaucoup de milliards comme compromis, ceci pour donner un peu de crédit à son usurpation pour ne pas dire « élection ».

A défaut de démissionner la veille comme lui le faisait, MM. Dzon, Kinfoussia et autres avaient choisi de l’abstention tout en maintenant leurs candidatures. Une façon de laisser libre Sassou vautrer et parader seul sans un crédible candidat. C’est lâche, incompréhensible et politiquement incorrecte. Après quoi celui qui emporta toutes les finances de l’Etat quand son mentor Sassou le démissionna, eut choisi de jeter le pavé dans la mare. L’idée de Djion de recourir à la justice congolaise pour obtenir une annulation du verdict est une véritable utopie, un manque d’intelligence politique frôlant l’amnésie pour ne pas dire que Ndion injuria ici avec une lâcheté flagrante qu’on ne saurait qualifiée, l’ensemble du peuple congolais. Car comment peut-on demander aujourd’hui à la justice congolaise à invalider les élections organisées par Sassou, sur le sol du Congo ? Ndion, n’était-il pas ministre des Finances quand dès le 13 octobre 1997, Sassou augmenta les seuls salaires des Magistrats à la place de tous les fonctionnaires ? Comment un ministre des finances peut-il oublier ceci ? Ndion ne savait-il pas que nous étions dans le Congo de Sassou où nos Magistrats, depuis ce décret ne lisent plus le droit ? Et qu’il n’organise pas des élections au Congo depuis cette date pour les perdre ? Par ce manquement, nous concluons nettement que finalement nos candidats n’étaient que des farceurs, des manipulés à la solde Sassou.

POURQUOI SA REQUÊTE N’EST QU’UN LEURRE, UNE POUDRE FLANQUÉE DANS LES YEUX DES CONGOLAIS

1ère raison : La justice congolaise a été corrompue de façon majestueuse par Sassou dès le premier décret qu’il avait signé après le 13 octobre 1997. Leurs salaires sont les plus élevés après ceux des ministres. De 200.000 Fcfa, ils sont passés à plus de 1.250.000Fcfa. Comme quoi il fallait déjà corrompre ce corps indispensable dans le processus de la manipulation électoraliste et des procès qui l’attendent. On voit, aujourd’hui aucun magistrat congolais ne veut dédire Sassou Nguesso. Chaque fois, les magistrats lui renvoient l’ascenseur. Donc M. Ndion, votre recours n’est qu’une épée dans l’eau et vous le savez très bien à moins que vous veniez de naître et vous moquer des congolais comme il le fait lui.

2ème raison : Si vous étiez de vrais opposants, il fallait maintenir la pression au sortir du 11 juillet et avant jusqu’à ce jour. Il fallait garder la corde tendue sans relâcher l’intensité. Et quand on nous écoute par rapport à ce que vous nous avez chanté lors de votre meeting dans la salle à la Porte Charenton, vous vous êtes moqués de nous.

3 ème : En maintenant la tension à un degré explosif, Sassou qui aime le sang, serait tenté d’utiliser les armes, son armée et ses mercenaires qui seraient passés en action. Il fallait le pousser à cette erreur fatale et irréparable pour le confondre devant la communauté internationale. Car la politique, c’est aussi avoir le courage de prendre des décisions fatales. Et nous savons ; historiquement que toutes les bonnes causes : les libertés, la démocratie etc… ont toujours été arrachées moyennant du sang. Même ses amis français n’auraient pas accepté que l’on tire sur une population sans arme. Sassou le fou allait continuer de tirer mais aurait-il pu aller plus loin car nos militants surchauffés à bloc et n’ayant plus rien à perdre, n’allaient plus reculer. Sassou se serait retrouvé devant un grand dilemme et devant ces morts, il aurait eu un choix soit démissionner ou se faire écraser par un peuple en colère. Les 12, 13, 14 et 15 août 1963 ainsi que le 4 septembre 1968 sont là pour nous le rappeler. Pour atteindre une telle grandeur d’esprit, il faut des militants dévoués et c’est là où seul le Pool est capable d’atteindre cette excellence patriotique. Et on ne peut pas imaginer la puissance de frappe que puisse avoir une telle injonction. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire l’ont connu en 2000 avec les élections de Laurent Gbagbo et Wade. San ignorer ce qui se passe en Iran et ce qui s’est passé en Georgie. Voilà une jurisprudence sur laquelle devrait s’inspirer nos godillots de candidats, finalement corrompus.

LA POLITIQUE C’EST L’ART DU SACRIFICE UTILE

Chaque fois que notre pays est tombé, nous avons tout fait pour le relever (La Conférence Nationale Souveraine). Depuis l’arrivée de l’horrible personnage qu’est Sassou, dans nos affaires politiques, les congolais de la Diaspora de 1988 à 1990, rassemblés autour de ma personne et de ma Coordination des Elèves et Etudiants Congolais de France dont j’étais le vaillant Président et animateur principal, avions réussi à pousser Sassou jusqu’aux cordes et avions obtenu la tenue de la Conférence Nationale Souveraine. C’est nous depuis Paris et non les Travailleurs congolais de Bokamba qui ne nous avaient rejoint seulement à partir du mois de juin 1990 alors que le train de la Contestation était déjà très loin ; à Mont Bélo et avions déjà l’accord tacite du Président François Mitterrand pour pousser Sassou à accepter la tenue de la Conférence Nationale. Sassou sait de quoi je parle et je mets au défit de me prouver le contraire. Il avait tenté de résister mais la force qui était la nôtre était telle : imparable, irrésistible, implacable qu’il ne put rien.

L’invasion de nos troupes des rues de Paris, l’Ambassade congolaise presque bloquée par mes Forces bien décidées, avaient tellement exacerbé les Parisiens et les français que le Président François Mitterrand qui nous avait reçu plus d’une fois, n’eut l’ultime requête de demander à Sassou d’accepter la tenue de cette Conférence Nationale tant décriée par les Congolais de France à la tête de laquelle se trouvait votre serviteur. Sachez pour l’histoire que c’est nous les Congolais qui aurions pu déclancher le processus des Conférences Nationales en Afrique à la place du Bénin. Mais au Congo, il y avait trop d’enjeux, trop de richesses, trop d’intérêts à négocier centime par centime, mètre carré par mètre carré ce qui ne fut pas le cas pour le Bénin où il n’y a que le vaudou à exporter et n’avait aucune incidence sur les intérêts français.

Et encore un point très important à retenir. Ce n’est pas la Baule de François Mitterrand qui amena nos Conférences Nationales en Afrique car nous n’avions pas attendu la Baule qui, elle n’a eu lieu qu’en juillet 1990 alors qu’à cette date là, nous les Congolais occupions déjà la rue. Et le Bénin avait déjà tenu sa Conférence Nationale. Le multipartisme était déjà proclamé un peu partout en Afrique notamment en Côte d’Ivoire, au Gabon, et le Mali de Moussa Traoré avait comptabilisé les plus de 200 morts au nom du multipartisme.

Nous nous sommes retrouvés comme au sortir de la deuxième guerre mondiale où les Africains s’étant bien distingués sur le terrain d’affrontements, commençaient à parader dans les rues de Paris, exigeant notre autonomie. Gaston Deferre alors Ministre de l’intérieur se précipita à mettre en place la Loi Cadre comme pour vouloir faire comprendre aux africains que c’est elle, la France qui nous la proposa alors que c’est faux et archi faux. La France a toujours été prise de cours et elle s’est toujours passée pour le libérateur d’esprit. Donc là aussi en 1946, nous africains, étions déjà dans les rues et n’avions pas attendu Gaston de Deferre avec sa Loi qui est venue simplement encadrée le petit désordre qui régnait déjà dans les rues de Paris. Voila la vérité. Alors quand j’entends ici et là que c’est François Mitterrand avec sa Baule qui nous amenés le multipartisme, c’est un leurre. La France n’a jamais voulu de notre émancipation. Elle a toujours voulu nous garder dans la servitude.

Tenez, après l’élection bidon de Sassou le 11 juillet dernier, j’ai fait le tour des Partis politiques français pour les interpeller sur leur comportement iconoclaste, à savoir pourquoi toute la classe politique française est restée muette à l’issue de cette mascarade d’élections. Comme on le dit : « qui ne dit mot consent ». Alors que si cette élection s’était passée chez le Président Mugabé ou en Sierra Léone donc dans le camp anglophone, c’est la France qui devrait prendre la tête des pays contestataires, se hisser au sommet de la Tour Effel pour mieux se faire entendre. Ou encore, elle devrait utiliser l’antenne des Nations Unies où elle ne devrait pas être parce que pays vaincue à la deuxième guerre mondiale.

Mais la pitié des pays vainqueurs et au nom de l’Afrique pour laquelle elle s’était autoproclamée protectrice de nos intérêts, elle peut alors bomber son petit torse grâce et à cause de nous. Cette France arrogante, n’a pas cherché que les résultats soient connus pour reconnaître le pouvoir de Sassou, donc son illégalité flagrante. Devant la pertinence de mon argumentaire et la hauteur de mes propos, que ce soit à l’UMP, au Parti Socialiste que chez Bayrou, ils tous confus et ne savaient pas quoi me dire. Donc la France n’a jamais milité et ne milite jamais ni pour la démocratie en Afrique, ni pour notre émancipation. Elle veut toujours nous voir soumis. Donc voir à la tête de nos Etats des cancres comme Sassou, Bia, Bozisé, c’est ça qui la rend virile. Et mon discours chez tous ces Partis : c’est que nous libérerons le Congo sans leur apport que ça les plaise ou pas. Et quand ce moment viendra, c’est eux qui vont courir après nous et nous sommes prêts à nous allier à n’importe quel diable pourvu que nous libérions notre pays. C’est un discours qui les a surpris car eux attendaient quelqu’un qui
partait pour cirer leurs chaussures. Ce n’est pas la personne propre de MOUDILOU.

LE CONGO EST COMME CET ARBRE DONT PARLAIT PAUL VALÉRIE, POUSSANT EN INDE ET QUI NE PRODUIT SES FRUITS QUE PENDANT L’ORAGE


En politique, on n’est jamais mort avant la date officielle de son enterrement. C’est un vieux principe mainte fois vérifié avec le Président Charles De Gaulle rangé prématurément dans le tiroir de l’histoire avant de revenir triomphalement en 1958. Avec J. Chirac assassiné par Balladur et ressuscité en 1995 ; sans oublier le champion toutes catégories François Mitterrand plusieurs fois donné mort et de celle-ci vint la victoire en 1981 à laquelle j’avais contribuée ardemment et qui le fit rentrer dans la légende de l’immortalité politique.

C’est cette légende que nous devrions poursuivre, nous peuple congolais. Nous avons perdu la guerre mais pas la bataille. Sassou a usurpé notre pouvoir mais comme je le lui ai promis, nous ne lui laisserons pas le temps, cette fois-ci de nous sucer de nouveaux. Notre peuple a toute la force et la latitude de s’agripper à cette bouée de secours pour terrasser l’imposteur, le bandit, l’assassin et le barbare né. Par le passé nous lui avons déjà prouvé qu’on n’a jamais lâché et jamais abandonné. Quand on a vécu les preuves comme celles que notre peuple a vécues, quand on croit dur comme fer à son destin. Il faut savoir les utiliser. Les congolais aiment les vieux guerriers couverts de plaies et des bosses comme pour prouver qu’on s’est beaucoup battu avant d’arracher le destin : celui de son pays. Le Congo a toujours été ce pays qui obtient ce qu’il veut par les larmes et le sang. C’est un grand destin fracassé mais on fait avec.

NOUS DEVRIONS SORTIR DE CETTE ANESTHÉSIE ET DE CETTE LÉTHARGIE

Nous sommes comme frappés sous le coup d’une anesthésie collective sans précédant historique ! Nous sommes devant de grands défis. Nous sommes confrontés devant de lourdes responsabilités. Nous sommes devant un homme qui n’entend et ne comprend qu’un seul langage. Nous avons tout fait pour amener Sassou vers un vrai dialogue. Il a refusé. Nous avons usé toutes les règles démocratiques, Sassou nous a opposés un « non recevoir cinglant et humiliant » tout ça dans une arrogance vulgaire et insensée. Devant un tel personnage qui pense que ne compte que ses idées et que les autres sont des imbéciles qui doivent le suivre aveuglément, je dis « non, ça suffit ». Nous devrions arracher notre pays des mains d’un homme qui nous toise. Il faut libérer le Congo, notre beau pays de la bande des usurpateurs. En tout cas si nous aimons notre pays, c’est la seule alternative et la seule solution qui vaille. C’est une action qui demande des sacrifices et si nous ne pouvons pas nous sacrifier pour notre pays, pour qui et pour quoi alors nous pourrions le faire ?

Le trait final, c’est nous qui devrions le tirer et non lui. Nous ne sommes pas les apprivoisés de Ferdinand Mouangassa ; non plus nous ne sommes pas les assimilés mais des affranchis. Sassou est un dictateur fatal, sans état d’âme. Comme tout dictateur qui se respecte, il a poussé son mépris jusqu’à la nausée. Il nous arrogamment méprisé, défié jusqu’au bout et aussi longtemps que la nature est restée implacable, injuste en ne nous protégeant pas d’un tel fossoyeur, un imposteur, usurpateur se gavant de notre sang.

Avant que l’histoire ne s’en charge et la justice s’occuper de ses acolytes et ses complices, nous devrions d’abord régler son sort car les moments sont solennels et ont une valeur historique et tout ce qui sera fait engagera l’avenir de notre peuple.


IL NOUS FAUT UN GOUVERNEMENT PARALLÈLE D’OPPOSITION

Puisqu’il nous faut impérativement mettre hors d'état de nous nuire, l’imposteur et usurpateur Sassou ; le chasser du pouvoir par tous les moyens illégaux car ceux démocratiques ayant échoué. Pour atteindre cet objectif majeur, il nous faut un instrument de travail puissant nous permettant d’obtenir les moyens de notre politique. L’usurpateur a beaucoup d’ennemis sur cette planète car il n’a pas seulement fait de mal aux Congolais mais à d’autres de par le monde. Et je sais de quoi je parle. Il faut mettre un Gouvernement d’Opposition parallèle, outil par lequel nous pourrions nous adresser auprès de ceux qui ont été émus par l’arrogance du voyou. J’en connais de très téméraires et prêts à nous donner un sacré coup de main pour s’en débarrasser. Et que ceux qui ont des « couilles bien suspendues » se joignent à nous pour mettre en place cet outil indispensable afin de commencer les actions de libération de notre pays.

Cette fois-ci, Sassou doit savoir qu’il a contre lui 90% de notre peuple lui et ses égarés affamés. Dès cet instant, nous ne reconnaissons pas son pouvoir illégal et illégitime. Un seul objectif, un seul devoir nous reste : Sassou doit partir et avec lui, tous ses amis et parents voleurs.
A nous de jouer, je vous remercie !

Fait à Paris le 2 août 2009.

Maître Tony Gilbert MOUDILOU


Président de l’Agir pour des .Espaces Démocratiques et Républicains en Afrique (A.E.D.R.A.)
Membre du M.C.D.D.I

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