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Tchétchénie, Ingouchie, Dagestan. Dans ces trois républiques autonomes de la Fédération de Russie, attentats et meurtres se multiplient. Le conflit tchétchène s'est en effet étendu tant à l'est qu'à l'ouest du territoire. Et tous les niveaux sont touchés. D'abord, politique.
Début juin, c'est le ministre de l'Intérieur du Dagestan qui est tué dans un attentat. Quelques jours après, la vice-présidente de la Cour suprême ingouche périt dans des circonstances similaires. Le président d'Ingouchie, nommé par Dmitri Medvedev en octobre, est lui grièvement blessé dans un attentat suicide. La rébellion aux accents islamistes et séparatistes qui secoue la région fait aussi des morts parmi les forces de l'ordre.
Policiers, militaires et rebelles s'affrontent. Les décès sont quasiment quotidiens dans les deux camps. Et puis il y a les journalistes. Le meurtre d'Anna Politkovskaïa en 2006 a été suivi de nombreux autres. Ce mardi, c'est un journaliste daghestanais qui est retrouvé tué par balle, dans le coffre de sa voiture. Un mode opératoire qui s'applique aussi aux défenseurs des droits de l'homme.
L'analyse de Tanya Lokshina de l'organisation Human Rights Watch
Tanya Lokshina de l'organisation de défense des droits de l'homme, Human Right Watch, à Moscou
« ... sans l'ombre d'un doute, la Tchéchénie est aujourd'hui complètement hors de contrôle. Cela veut dire que tous les défenseurs des droits de l'homme sont en danger. Un risque ingérable. Ces crimes nécessitent des mesures urgentes pour mettre fin à l'impunité... »