Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Que l'opposition radicale n'ait pas apprécié la victoire volée de Denis Sassou N'Guesso, le 12 juillet, n'a rien que de très normal et nul ne saurait lui en faire grief. Mais qu'elle nourrisse, de façon consciente et avec une agressivité qui ne fait que croître au fil des jours, la campagne de dénigrement dont le Congo est l'objet depuis des mois à l'échelle internationale n'est pas supportable.
Certes, il serait peu habile, politiquement, de chercher à faire taire ces hérauts du pire et les autorités congolaises, instruites par l'expérience, se garderont de donner aux «radicaux» des raisons de crier plus fort encore leur haine. Mais du moins elles pourraient rappeler aux intéressés de quelle façon ils se distinguèrent dans les années de plomb qui suivirent la Conférence nationale souveraine en 1992, comment ils pillèrent les finances publiques pour constituer de véritables trésors de guerre hors du Congo, dans quelles conditions ils tentèrent de brader les ressources pétrolières de notre pays, par quelles pratiques dégradantes ils s'employèrent à détruire la force publique pour constituer des milices, bref comment ils s'y prirent pour détruire les institutions et créer les conditions de la guerre civile.
À ceux qui l'auraient oublié et qui se posent aujourd'hui comme des modèles de vertu, d'intégrité, de patriotisme, faut-il rappeler que des preuves de ce qui est dit ici existent ? Et que, même si les autorités congolaises pratiquent à juste titre le pardon pour recréer l'unité nationale, personne n'a oublié et n'oubliera ce que firent en leur temps les ministres, hauts fonctionnaires et autres dignitaires du régime prétendument démocratique qui plongea inexorablement notre pays dans le chaos.
Trêve de plaisanterie donc ! Que ceux qui, au lendemain d'une élection présidentielle dont tous les observateurs internationaux ont reconnu la validité, s'efforcent d'alimenter la polémique, prennent garde : s'ils ne risquent rien dans leur pays et hors de leur pays puisqu'ils sont protégés par la loi, ils risquent tout au regard de l'Histoire : l'Histoire qui n'est pas bonne fille et qui n'aime ni les menteurs ni les tricheurs, ni les traîtres ; l'Histoire dont chacun sait bien qu'elle finit toujours par exhumer la vérité même si, un temps, les hommes parviennent à la dissimuler et à donner le change.
Le Congo, c'est évident, n'est pas le pays dégradant et dégradé qu'ils décrivent à longueur de journée. Mieux vaudrait pour eux en convenir avant que les armes médiatiques dont ils font un aussi détestable usage se retournent contre eux.
source les Dépêches de Brazzaville