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Après la publication, lundi, d'un rapport de l'inspecteur général de la CIA, le ministre de la Justice a désigné un procureur spécial pour enquêter sur les méthodes controversées d'interrogatoire de l'agence de renseignements américaine. Les auteurs d'actes de torture pourraient être poursuivis.
Ces messieurs de la CIA n’y allaient pas de main morte pour obtenir des renseignements de leurs prisonniers les plus importants. Ainsi, Abd-Al-Rahim Al Nashiri, qui aurait organisé l'attaque du USS Cole en octobre 2000 dans le port d'Aden, au Yemen, a dû répondre aux questions des agents américains avec un canon de révolver sur la tempe et une perçeuse électrique près du visage.
Khalid Sheik Mohamed, le cerveau des attentats du 11 septembre 2001, a été soumis 119 fois à des simulations de noyade et avait été prévenu que ses enfants seraient tués si un autre attentat avait lieu. La lecture du rapport de l’inspecteur général de la CIA, préparé en 2004, fait froid dans le dos, même s’il a été soigneusement censuré avant d’être remis à l’American Civil Liberties Union (ACLU), une organisation de défense des droits civiques.
Interrogatoires règlementés
Mais pour le vice-président, Dick Cheney, tout était permis pour protéger les Américains. L’administration Obama veut, elle, conjuguer sécurité et moralité, d’où une série de mesures prises pour règlementer les interrogatoires qui seront maintenant menés non plus par la CIA, mais par le FBI et supervisés par la Maison Blanche.
La nomination de John Durham comme procureur spécial pour enquêter sur les méthodes employées dans le passé, pourrait conduire certains agents à être jugés. Selon la chaine ABC, l’actuel directeur, Léon Panetta, aurait piqué une colère homérique à la Maison Blanche contre ces déballages publics qui salissent la réputation de son personnel.
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