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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Le Général Mokoki et tuti quanti cités dans les faux complots

Depuis quelque temps, le peuple congolais est partagé entre l’attente de la publication du nouveau gouvernement et la mise sous silence des leaders de l’opposition radicale, qui sont désormais frappés d’interdiction de sortie du territoire national.

Dans cette tourmente, si le premier fait–qui entre dans le cadre du fonctionnement normal des institutions– suscite moins d’interrogations; il n’en est pas le cas pour le deuxième.

L’interdiction de sortie du territoire national, décidée à l’encontre des leaders de l’opposition, pour la simple justification qu’ils auraient organisé une marche le 15 juillet 2009, auparavant interdite, traduit la peur, voire la crainte pour nombre de citoyens de la résurrection des pratiques funestes du monopartisme décriées à la Conférence nationale souveraine, en 1991.

A ces assises, les participants, procédant du constat que, les injustices, les arrestations arbitraires, les violations fondamentales des libertés, l’intolérance et la violence politiques ont fortement endeuillé le pays, entretenu et accru des divisions entre les différentes communautés qui constituent la nation congolaise…, proscrivaient, pour l’avenir, l’exercice tyrannique du pouvoir et la violence politique sous toutes ses formes comme moyen de conservation du pouvoir.

Aujourd’hui, il ne fait pas de doute que le pouvoir, sous le prétexte de la violation de la loi par l’opposition qui a organisé une marche préalablement interdite, réveille les vieux démons de tous les maux décriés autrefois (et rapportés supra), mais aussi trouve par là moyen de s’assurer tous les leviers de la gestion solitaire du pouvoir. L’illustration ci après, devrait amener chacun et tous de se faire une religion sur les craintes du bâillonnement de l’opposition «radicale».

La chasse aux sorcières, c’est-à-dire le bâillonnement de l’opposition radicale, est une vielle idée qui taraudait les esprits des tenants du pouvoir, qui ont trouvé en la marche pacifique du 15 juillet une aubaine pour la concrétiser. Il était véhiculé, depuis temps non prescrit, que l’épée de Damoclès était suspendue sur les opposants qu’il fallait à tout prix interdire, après l’organisation de la présidentielle de la honte, de « vaquer à leurs petites affaires et de monter de nouveaux complots depuis l’étranger. »

C’est peut être de cette justification, régulièrement inscrite dans «Les dépêches de Brazzaville », que se traduirait mon rêve prémonitoire, à maints réitérés, de la mise aux arrêts des leaders politiques. Cette vision prémonitoire ne devrait pas rester vaine, puisque, le 15 juillet en matinée, ma conscience est réconfortée dans cette direction par une ressortissante de l’Union européenne (journaliste de son état).

D’ailleurs, cette consoeur est revenue avec insistance que la manière de faire du pouvoir de Brazzaville qui passe tout son temps à diaboliser l’opposition, devrait le conduire à trouver auprès de celle-ci la petite bête.

Rien d’étonnant donc, que l’évocation de la marche pacifique, soit devenue pour le pouvoir un exutoire. Mais, si tel est le cas, gageons d’avance que de la procédure judiciaire qui serait ouverte pour établir les responsabilités, l’Etat succombera manifestement, car, à terme, il ne saurait apporter la preuve des intentions cachées de cette manifestation,ainsi qu’il sera tentant de lire dans les prochaines lignes.

Le journal Talassa, pour avoir vécu de plus près les différents événements qui ont émaillé la journée du 15 juillet, voudrait humblement apporter sa part de vérité sur les faits réels, tels qu’ils se sont déroulés. Ce jour là, l’envoyé spécial de Talassa, constatait, avant l’heure prévue de la manifestation (meeting de l’opposition), la présence impressionnante de tous les corps de la force publique au palais du parlement (ce, à l’exception de l’armée de l’air). La présence en ces lieux et à cette date de ces troupes n’était pas innocente, puisqu’en début d’après midi, l’entrée y était interdite à tous ceux qui en exprimaient le besoin.

Dès lors, tout présageait que quelque chose de louche, de suspect se préparait, et qu’à tout moment, l’orage pouvait s’abattre.

En pratique, cela n’a pas tardé, puisque les instants qui suivaient, ceux des membres de l’opposition qui avaient répondu à l’appel du préfet de Brazzaville, rapportaient, à leur retour, que l’autorité publique venait de leur signifier (verbalement, s.v.p) l’interdiction de la tenue du meeting auparavant autorisé. Et pourquoi ?

Consécutivement à cette interdiction, les leaders de l’opposition radicale, submergés par l’affluence des militants surexcités, optaient pour un repli. Le domicile de l’ancien Premier ministre, monsieur Ange Edouard Poungui, pour des raisons de proximité, devait abriter la réunion (improvisée) qui déciderait de la conduite à tenir. Au sortir de cette réunion, il avait été retenu une marche jusqu’au rond point de Moungali, lieu focal, où chacun devrait entrer chez soi.

Hunc et nunc, les militants, à la queue leu leu se sont mis à marcher, pacifiquement, sans provocation, en empruntant la voie qui mène de l’avenue Loutassi au rond point Moungali, via le rond point de l’immeuble des italiens.   

Mais, dans cette perspective de marche pacifique, c’était sans compter avec la force publique, notamment la police nationale, qui, à deux reprises, va faire usage des bombes lacrymogènes et des sommations à l’arme automatique. De cette tentative, la foule, apeurée, se dispersait au niveau du commissariat de police du plateau des 15 ans.

Si bien que, les détonations des armes de guerre intervenues au niveau du pont centenaire, ressembleront plus à un coup de pied de l’âne, puisque la foule, dans son ensemble, s’était déjà dispersée. Ceci, à l’exception du Général E. Ngouélendélé, qui continuait en solo sa marche, lequel sera rattrapé au niveau de l’E.N.A.M par le D.G.P.N qui a eu l’obligeance de la placer dans son moyen et de le déposer en son domicile.

C’est dire que, l’évocation par le pouvoir de Brazzaville, pour justifier l’interdiction de sortie des leaders de l’opposition du chef de l’ouverture d’une enquête judiciaire, traduirait, non pas la consécration de l’Etat de droit, mais le retour à l’âge d’airain, c’est-à-dire, historiquement, cette période où, l’injustice, la rapine, les guerres envahirent le monde.

Le président Sassou, qui a longtemps souffert pendant et après la tenue de la conférence nationale souveraine des dénonciations portant sur les arrestations arbitraires, les injustices, l’intolérance et la violence politiques, devrait en prendre de la graine, pour éviter de retomber dans les mêmes travers.

De sa part, Talassa, qui ne voudrait  pas mettre son grain de sel dans cette affaire et apporter une appréciation sur les motivations de l’interpellation des leaders de l’opposition radicale, se refuse cependant d’abonder dans le même sens que Jeune Afrique, qui révèle, dans son n° 2538 du 30 août au 5 septembre 2009, que :

« …Cette manifestation n’était qu’un élément d’une tentative d’un coup de force, incluant l’infiltration des miliciens Nsiloulous du pasteur Ntumi dans le sud de la capitale et la mise en circulation d’armes importantes- notamment des mitraillettes Uzi israéliennes- dans l’entourage de certains candidats. »

Dans l’exercice de son ultime mandat, le Président Sassou qui a compris la nécessité d’associer les congolais de tous bords- et donc de ne laisser personne au bord de la route- devrait être très vigilant avec son entourage immédiat, qui sait souffler le chaud et le froid. La sagesse enseignée « de la souris qui, se trouvant au fond du lit, ronge les souliers du propriétaire de la maison », devrait mieux édifier.

S’il est avéré que Ntumi est une invention de l’entourage du Président Sassou, qui donc douterait encore de ce que les armes auxquelles J.A fait allusion proviennent de ces mêmes milieux ?

En tout cas, pour le congolais éclairé, il ne serait pas facile de croire que notre opposition dont l’impécuniosité n’est plus à démonter, dispose des moyens pour s’acquérir à prix d’or des armes. A moins qu’elle ne soit assistée, en la matière, soit de l’extérieur, soit de l’intérieur, notamment des proches du pouvoir.  

Abordant dans le même sens, l’alliance pour la République et la Démocratie (ARD) présidé par Jean Paul Bouity, a animé le 31 août à Brazzaville, une conférence de presse au cours de laquelle, elle a condamné une fois de plus les faucons du pouvoir qui sont en train de monter un nouveau complot contre l’opposition congolaise en général, le candidat de l’ARD à l’élection présidentielle de juillet 2009, M. Mathias Dzon en particulier.

Au cours de cette rencontre,  l’ARD a rappelé, que toutes ces manoeuvres du pouvoir visent désespérément à abuser du peuple congolais qui a rejeté le système Sassou par une abstention record de 95 % à la farce électorale du 12 juillet 2009. 

Selon l’ARD, le pouvoir espère, à travers ces manoeuvres, créer un climat de terreur dans le pays comme le témoignent les différentes patrouilles mixtes (Police-Gendarmerie-FAC) qui, au lieu de sécuriser les populations, organisent des visites nocturnes dans certains domiciles privés.

Voici l’intégralité de la déclaration du FPOC.

«Depuis quelques temps, les faucons du pouvoir de Brazzaville ont entrepris de monter de toutes pièces un nouveau complot contre l’opposition congolaise, en général, le candidat de l’A.R.D. à l’élection présidentielle de juillet 2009, M. Mathias Dzon, en particulier.

Pour ces faucons, la marche pacifique de l’opposition du 15 juillet 2009 contestant le coup d’état électoral du 12 juillet 2009 perpétré par M. Denis Sassou Nguesso, serait l’événement détonateur d’un complot ourdi par l’opposition pour renverser les institutions.

Rappelons que le 15 juillet 2009, les candidats du front des partis de l’opposition Congolaise, à savoir, Guy Romain Kinfoussia, Mathias Dzon et Clément Mierassa avaient programmé une conférence de presse suivie d’un meeting en salle au palais du parlement en vue de protester contre les résultats truqués de l’élection présidentielle, scrutin du 12 juillet 2009 ; résultats validés par la Cour Constitutionnelle le 25 juillet 2009.                Contre toute attente, le palais du parlement avait été investi par les miliciens de Tsambitso pour interdire cette activité régulière de ces trois candidats de l’opposition rejoints par d’autres candidats indépendants : Bonaventure Mizidy Bavoueza, Marion Mandzimba Ehouango et Jean François Tchibinda Kouangou.

Pour exprimer leur désapprobation face eux interdictions répétées des activités de l’opposition, les militants du Front, renforcés par une grande partie des populations de Brazzaville ont entrepris une marche pacifique le long de l’avenue des 3 martyrs. Le pouvoir qui était à l’affut et recherchait une occasion pour donner la mort  à certains dirigeants de l’opposition a décidé de passer aux actes.

Ainsi, il a organisé un groupe de jeunes tueurs à gage, à sa solde, dirigé par certain Sabin.

Profitant de la confusion provoquée par les tirs de grenades lacrymogènes, cet individu a tiré à balles réelles en direction des responsables du Front des Partis de l’opposition dont le candidat de l’A.R.D. M. Mathias Dzon.

Deux blessés ont été déplorés au cours de cette fusillade dont un militant du Front qui sera curieusement arrêté le 02 aout 2009 et emprisonné au Camp 15 aout. Aux dernières nouvelles, il ne se trouverait plus dans ce Camp et nous ignorons actuellement là ou il a été placé.               Pendant sa détention au Camp 15 aout ses geôliers ont cherché à lui extorquer sous la menace et la corruption des aveux fallacieux.

A propos de ces aveux visant à accréditer la thèse de la prétendue subversion du candidat de l’A.R.D, un colonel de police Nationale a effectué deux missions de Police dans les pays du Niari, précisément à Mossendjo, Dolisie et Nkayi les 5 et 14 juillet 2009.               Au cours de ces missions, il a rencontré certains militants de l’opposition et ex-combattants à qui il a remis de l’argent pour obtenir d’eux des faux témoignages sur le fameux «  complot de Dzon ».

Parallèlement, dans le département du Pool, des unités des forces armées sont déployées sous prétexte de sécuriser les populations contre les exactions des «  ex – ninjas » alors que ceux – ci ont été désarmés et démobilisés par le Haut Commissariat pour la Réinsertion des ex-combattants.

La direction de l’A.R.D ne manquera pas d’apporter d’autres détails en temps utile sur cette machination, tout au moins, jusqu’à l’aboutissement de la prétendue enquête du Général Gilbert Mokoki qui jure de « faire  le fête » à M. Mathias Dzon .se proposant d’ailleurs de « perquisitionner dans les prochains jours le domicile de M. Mathias Dzon », le Général Mokoki recherche éperdument des armes de guerre au détiendrait le candidat de l’A.R.D. c’est peut être ainsi qu’il faut comprendre son refus d’obéir aux injonctions du Procureur Général demandant la libération immédiate des agents de sécurité régulièrement affectés à la garde du candidat de l’A.R.D dont il a ordonné l’incarcération dans les geôles du camps 15 aout.

Toutes ces manœuvres du pouvoir visent désespérément à abuser du peuple congolais qui a rejeté sans ménagements le système Sassou par une abstention record de 95% à la farce électorale du 12 juillet 2009. Le pouvoir espère, à travers ces manœuvres, créer un climat de terreur dans le pays comme le témoignent les différentes patrouilles mixtes (police- Gendarmerie-FAC) qui, au lieu de sécuriser véritablement les populations, organisent des visites nocturnes dans certains domiciles privés.

Le peuple congolais ne se laissera donc pas intimider par la dérive dictatoriale qui s’installe au fil des jours même si depuis le 14 aout 2009, le Congo vit dans une situation de non Etat.

L’A.R.D appelle l’opinion internationale à soutenir le peuple congolais dans son combat contre cette dictature.»

Ghys Fortune DOMBE-BEMBA
Le journal Talassa

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