Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Espace d'échange de la diaspora congolaise.

Publicité

M. Sassou «requinqué», rentre le 9 septembre mais le gouvernement risque d’attendre à cause de ...

Parti en Espagne le mois dernier pour se «retaper» après avoir fourni beaucoup d’efforts pendant la présidentielle boudée par plus d’une personne, mais aussi par le poids de l’âge qui commence à faire ses effets. M. Sassou rentrera au bercail  le 9 septembre sauf raison protocolaire.

Selon certaines indiscretions, M. Sassou hésite de publier son nouveau gouvernement dans l’immédiat pour diverses raisons dont la plus importante se trouve du côté des institutions financières internationales et des vraies nationalistes qui peuvent faire décoller le pays car, la plupart des personnes recrutées, finissent toujours par trahir ou décevoir, a cela s’adjoint l’entourage et la plupart des dignitaires qui ne peuvent justifier leurs fotunes. Bref, on se retrouve devant le voleur qui crit au voleur...

En effet, le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM) se réunissent en octobre 2009 pour statuer sur le point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) au Congo Brazzaville.

Ces deux institutions ont demandé à M. Sassou de réduire la voilure de son nouveau gouvernement et le train de vie de l’Etat, or M. Sassou est coincé avec des alliances multiformes signées en besogne avant le 12 juillet 2009, conséquence, il tiendrait à conserver ou augmenter le nombre de ministres dans le prochain gouvernement que dans le précédent pour satisfaire sa famille, son clan, ses amis et ses nombreux courtisans.

Ceux qui avaient pensé que M. Sassou avait peut-être changé, vont bientôt se mordre les doigts.

Pour mettre en œuvre son «Chemin d’Avenir» et faire du Congo Brazzaville le nouveau Dubaï de l’Afrique central, M. Sassou compterait exclusivement sur l’annulation de la dette extérieure qu’il a contractée au nom du Congo Brazzaville.

Si M. Sassou rend public la liste de son nouveau Gouvernement avant la décision du FMI et de la BM, le Congo Brazzaville pourrait ne pas atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE .

Ce serait un mauvais point de plus pour le Congo Brazzaville qui doit donc attendre les résultats de la réunion pour savoir à quelle sauce il sera mangé.

Notons qu’actuellement le Congo signe sous le manteau des accords de préfinancement avec la Chine et certaines banques (pratiques interdites par le FMI et la BM) pour continuer à hypothéquer l’avenir de tout un peuple. Quand les Fonds Vautours se manifesteront encore une fois, les griots crieront aux loups pour dénoncer encore une fois le complot contre le Congo

Ainsi donc le «Chemin d’Avenir» dépend exclusivement de la BM et du FMI

L’initiative  PPTE, lancée en 1996 par la Banque mondiale et le FMI, permet aux créanciers d’accorder un allégement de la dette aux pays les plus pauvres et les plus lourdement endettés du monde afin de réduire les contraintes exercées par la charge du service de la dette sur la croissance économique et la lutte contre la pauvreté dans ces pays.

L’entrée en action du fonds PPTE est la conséquence de la série d’allégements de la dette extérieure obtenue par le Congo auprès de ses créanciers. Ces allégements de dettes constituent l’aboutissement des efforts d’assainissement économique et financier engagés par le gouvernement congolais ces dernières années.

Parmi les pays qui ont annulé leur dette en faveur du Congo au cours de ces dernières années figurent la France, la Belgique, l’Allemagne et les États-Unis qui viennent de signer le 12 juin dernier l’annulation de leur dette estimée à 7 milliards de Francs CFA (10 millions d’euros).

Au total, avec près de 500 milliards de Francs CFA annulés et plusieurs millions

de dollars rééchelonnés, le Congo Brazzaville a déjà marqué un pas considérable dans sa course vers l’achèvement de l’initiative PPTE sans que le régime des Cobras ait fait le moindre effort.

Les différents États qui ont signé avec la République du Congo des accords d’annulation de la dette, encouragent les efforts de transparence et de bonne gouvernance.

Ces efforts ont permis au pays de constituer une réserve de fonds équivalent au montant des réductions de dette. Ce fonds permettra de financer son programme de lutte contre la pauvreté défini dans le document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP).

De manière pratique, un compte a été ouvert à la Banque centrale, pour loger les ressources issues des allégements de dettes extérieures. Un comité de gestion du fonds PPTE s’occupera de la  mise en œuvre des projets. Assisté d’un comité consultatif, ce dernier aidera  le gouvernement dans le contrôle de la bonne utilisation des fonds PPTE.

Les sommes dégagées devraient permettre au Congo Brazzaville de lancer des projets pour endiguer la pauvreté. De nombreux appels d’offres ont été lancés et certains projets sont déjà en phase de réalisation. Ils concernent, par exemple, la construction de bâtiments scolaires dans certaines écoles primaires à Brazzaville, des forages d’eau dans des villages de tous les départements du pays, des centres de santé intégrés à réhabiliter et à équiper dans tous les départements, la réhabilitation des pistes agricoles.

Si le fonds PPTE est bien géré, le Congo Brazzaville accédera facilement au point d’achèvement de l’Initiative PPTE; une étape qui permettra au pays de bénéficier de l’effacement de près de 90% de sa dette extérieure et peut-être aux populations de commencer à se défaire de l’étau de la misère. Tout ceci est bien mais ne perdons pas de vue les grandes lignes du discours du Président de la République lors de son investiture.

Le Président tient absolument à changer la vie du Congo pendant son prochain mandat.  Et comment donc ? Pour assainir les mentalités des Congolais, ce dernier devra commencer par sa famille, son clan et ses amis qui se sont grotesquement enrichis au détriment du peuple qui croupit dans une misère indescriptible. Le peuple qui attend le nouveau gouvernement, devra trouver satisfaction de ses attentes et non lui offrir un plat insipide à travers la reconduction des ‘’éternels ministres’’ dont les prestations antérieures ont déçu pendant près de trois décennies. Et encore,  comment arrêtera-t-il tous les maux qu’il a décriés, alors qu’il est lui-même à l’origine de ce désastre. Le Président Sassou qui a pris le courage de fustiger ses collaborateurs, doit aussi le faire pour son entourage direct, car le mal vient et viendra de là. Ses livres de chevet devraient être  la brochure sur le Chemin d’Avenir et la Constitution, pour éviter tout dérapage afin de sortir le Congo du cycle infernal dans lequel il l’a plongé.

Les promesses faites au peuple ne doivent pas être de vains mots ou un leurre mais de véritables actions pour soulager tant soit peu les souffrances du peuple. Par exemple,  pour lutter contre la vie chère, l’action concrète, serait effectivement de revaloriser le plus tôt possible le pouvoir d’achat des travailleurs en mettant fin aux avancements sans effets financiers, le peuple attend le Président sur ce volet, sinon le «Chemin d’Avenir» serait qu’un bluff. 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article