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Le Gabon déjà dans de l’eau trouble : tout avait commencé ainsi au Congo
Depuis quelques jours, le Gabon est à la Une des journaux sur toute la planète terre. Le journal Talassa qui avait dépêché une équipe de journalistes sur place fait, le point de la situation qui a prévalu avant et après la publication des résultats de l’élection présidentielle du 30 août 2009, qui a fait débordé le vase. Mais prélude à cela, il semble impérieux de faire un feed back sur l’histoire du Gabon.
La Période précoloniale
L’histoire ancienne du pays demeure mal connue. Cependant, la découverte des vestiges datant du paléolithique et du néolithique a révélé une occupation très ancienne du territoire de l’actuel Gabon. Les pygmées sont les premiers habitants connus de la forêt gabonaise.
De la traite des noires à la colonisation française
En 1472, les Portugais parviennent jusqu’à l’estuaire du Gabon et longent ensuite la côte atlantique. Ainsi, les Portugais, puis les Français, les Hollandais et les Anglais développent durant les siècles suivants la traite négrière à destination des pays du nouveau monde, les Amériques.
En outre, les Français sont les premiers à s’établir dans le pays de manière permanente. A partir de 1839, la France signe un traité avec le souverain Mpongwé et fonde Libreville en 1849 avec des esclaves que les officiers français ont débarqués des cales d’un navire négrier.
B/ La colonisation
Entre 1875 et 1885: Pierre Savorgnan de Brazza explore l’Ougoué et atteint le Fleuve Congo. Dès 1886, après le congrès de Berlin, le Gabon devient un territoire de l’Empire colonial français. Les sociétés commerciales de la métropole reçoivent de vastes concessions et s’engagent dans l’exploitation du bois, avec des espèces forestières rares comme l’Okoumé.
A partir de 1899, le Gabon est rattaché au Congo français, Libreville demeure la capitale du territoire gabonais avec les nouvelles frontières tracées par la Conférence de Berlin pour le partage des colonies en Afrique centrale entre les Français, les Allemands, les Belges et les Anglais.
En 1910, le Gabon devient une colonie de l’Afrique équatoriale française (AEF).
Durant cette période coloniale, l’une des voix qui s’élèvent pour dénoncer les abus de l’administration
coloniale française qui suscitent des premières révoltes des Gabonais, est celle de Léon M’ba, nommé chef du canton Fang en 1922.
M. Léon M’ba est exilé en Oubangui Chari, actuelle République Centrafricaine en 1933 pour échapper aux poursuites colonialistes.
Par ailleurs, le Gabon vote en 1958 pour son intégration au sein de la communauté française. M. Léon M’ba devient le Premier Ministre de la République autonome du Gabon.
Le pays accède à l’indépendance le 17 août 1960.
Pour le Gabon indépendant en 1960, M. Léon M’ba est élu président du nouvel Etat avant d’être renversé par un coup d’Etat militaire en 1964, et d’être rétabli au pouvoir par les troupes françaises conformément à un accord de défense signé entre les deux pays.
L’année 1967 au Gabon est marquée par la réélection du président M’ba qui meurt la même année.
La succession au pouvoir sera assurée par son vice-président M. Albert Bernard Bongo.
Le nouveau président Gabonais instaure en 1968 un régime de parti unique, et fonde le Parti Démocratique Gabonais (PDG), avant d’être réélu en 1978 sans opposition.
Le président Bongo se convertit à l’Islam et devient Omar Bongo.
III/ Géographie
La République Gabonaise s’étend sur une superficie de 267.667 Km2, pour une population de 1.207.850 habitants et une densité de 4,60 hab/Km2, selon les estimations officielles de 2001.
Avec pour capitale Libreville, le Gabon qui compte cinq principales villes, Port-Gentil, Lambaréné, Mouila, Tchibanga, Oyem est limité par la Guinée-Equatoriale, le Cameroun et le Congo.
Le peuple Gabonais est composé d’environ 50 ethnies issues diverses régions. Près de 70% de la population vivent en zone urbaine, dont 35% à Libreville et ses environs. La province la plus peuplée est l’Estuaire qui abrite la capitale nationale du pays.
En effet, la province de l’Estuaire a pour capitale Libreville, le Haut-Ougoué a Franceville et Masuku, le Moyen-Ougoué a Lambarené, le N’gounié a Mouila, la Nyanga a Tchibanga, l’Ougoué-Ivindo a Makokou, l’Ougoué-Lobo a Koula-Moutou, l’Ougoué-Maritime a Port-Gentil, le Wolen-N’tem a Oyem.
Le Gabon est un pays multilingue avec près d’une cinquantaine de langues locales, dont le Fang parlé par près de 32% de la population, dans la province de l’Estuaire. La langue officielle est le français.
Depuis la colonisation, le Gabon enregistre des immigrations, dont près de 10.000 Français qui contrôlent les domaines commerciaux et culturels, de l’éducation à la formation des élites du pays.
IV/ Politique
L’histoire politique du Gabon connait une période de calme apparent sous le régime du parti unique incarné par le PDG de Omar Bongo jusqu’aux années 80.
La décennie 1980 connait un tournant décisif pour le Gabon, avec la création d’un mouvement clandestin fédérant l’opposition au régime du président Bongo.
Au Gabon, de 1987 à 1989, plusieurs manifestations et émeutes sont enregistrées dans les grandes villes comme Libreville et Port-Gentil.
A travers le pays, les mouvements de contestation se multiplient à partir de 1990 avec l’autorisation du multipartisme dans le pays où des grèves et des troubles sociaux persistent avec l’élection présidentielle de 1993.
Dans un contexte politique tourmenté, en 1994 le Gabon enregistre de nouvelles émeutes à Libreville et Port-Gentil qui contribuent à l’ouverture des négociations entre le pouvoir de Bongo et l’opposition démocratique incarne à cette époque par le Père Paul M’ba Abessole, le Maire de Libreville, à travers le Rassemblement National des Bûcherons (RNB).
Les tensions politiques de 1994 aboutissent au référendum de juillet 1995, avec la révision du code électoral gabonais pour l’organisation du scrutin de décembre 1998 qu’a permis la réélection du président Bongo-Ondimba avec 66% des suffrages exprimés.
V/ Economie
Le Gabon qui a été depuis 1998 en cessation de remboursement de sa dette extérieure, est parvenu à un accord avec les bailleurs de fonds internationaux, le Fonds Monétaire International (FMI) et l’Union Européenne (UE) en octobre 2000, avec une implication de mise en œuvre des réformes structurelles.
Au Gabon, la situation s’est améliorée en 2000, avec la remontée des prix du pétrole et la fin de la crise dans le secteur du bois.
L’essentiel de l’activité économique repose sur le secteur pétrolier et le bois principal produit exporté en grumes. Cependant, le pays possède également d’importantes réserves minières et énergétiques.
VI/ Richesses
Le Gabon dispose des potentialités économiques basées sur les ressources naturelles : forestières, minières et pétrolières.
En 1997, le budget du pays se chiffrait à recettes là 955,5 milliards de FCFA , et 760, 2 milliards en dépenses contre 804 milliards de FCFA de recette et 1049 milliards de dépense en 1998. La détte extérieure du Gabon a été estimée en 1997 à 4,28 milliards de dollars américains.
Au Gabon, les importations ont atteint en 1998, 1,2 milliard de dollars pour l’achat des machines et matériels d’équipements, des produits alimentaires, produits chimiques en provenance de France et de Côte d’Ivoire.
La même année, les exportations ont été de 2 milliards de dollars américains, dont plus de 74% de pétrole, 14% de bois, 7% de manganèse, uranium, principalement vers les Etats-Unis, la Chine, la France et le Japon.
Les secteurs de l’agriculture et de la forêt, représentaient 7% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 1997, avec 80% de grumes exportées.
Cependant, le secteur agricole emploie 42% de la population active, mais les terres cultivables ne représentent que moins de 1% de la superficie du pays. Ainsi, l’agriculture de subsistance ne permet de satisfaire que 10 à 15% des besoins alimentaires du pays.
Le Gabon importe la majeure partie de sa consommation alimentaire nationale. Sur l’exploitation forestière, le Gabon est le premier producteur mondial de l’Okoumé. Toutefois, les mines et industries ont représenté 55% du PIB en 1997.
L’essor économique du Gabon est marqué par les industries agroalimentaires à travers le pays, dont le tourisme a mobilisé 192.000 touristes et visiteurs étrangers qui ont rapporté 8 millions de dollars américains en 1998.
La République Gabonaise vivait en 1998 avec un Produit National Brut (PNB) évalué à 4,6 milliards de dollars, pour un revenu du PNB par habitant chiffré à 3,950 dollars à cette époque, pour atteindre 5,007 dollars en 2005 de PNB par habitant gabonais.
VII/ Les infrastructures nationales
Le Gabon dispose de trois principaux aéroports, à savoir Libreville, Port-Gentil, Franceville, sous entendus par dix autres aérodromes secondaires.
Deux complexes portuaires de Libreville Owendo et de Port-Gentil, ouvre le pays à l’extérieur en servant de port de commerce, de ports grumier et minéralier, tout en servant de terminal pétrolier et de port à bois.
Le réseau fluvial du pays est couvert par le fleuve Ogoué, navigable toute l’année sur 1.200km. a cela s’ajoute le réseau ferroviaire avec le Transgabonais qui relie Libreville à Franceville sur une distance de 683 km.
Les routes représentent 7.800 km du réseau routier dont 10% sont bitumés.
Pour parler comme notre confrère du journal le Monde: après quarante-deux ans de règne de l’autocrate Omar Bongo, les Gabonais méritaient d’élire librement son successeur. L’annonce, jeudi 3 septembre, de la victoire de son fils Ali n’est une bonne nouvelle ni pour eux ni pour la démocratie en Afrique.
Tout porte à croire que le score de 41,73 % attribué à M. Bongo junior ne reflète nullement le véritable verdict des urnes de cette élection à tour unique. Alors que, dans ce petit pays assis sur une nappe de pétrole, les résultats auraient normalement dû être connus dans la soirée de dimanche, jour du vote, il aura fallu trois longues journées de tractations entre les tendances du clan Bongo pour rendre public un score à la fois sans appel et considéré comme présentable.
De bout en bout, le processus électoral aura montré à quel point le Gabon reste marqué par les travers de l’ère Bongo. Médias publics accaparés par le «candidat Ali», disparité abyssale des moyens financiers, listes électorales gonflées, achat des voix : rien n’aura été négligé pour que rien ne change dans le système de captation des richesses du pays, qui, avec la bénédiction de la France, maintient les habitants de cet «émirat pétrolier» dans la misère depuis un demi-siècle.
Certes, les adversaires d’Ali Bongo, incapables de dépasser leurs querelles d’ego, de s’unir et de présenter une plateforme commune en faveur du développement, ont facilité l’avènement de ce qu’ils prétendaient combattre : une succession quasi monarchique, sous couvert de processus électoral. Certes, la démocratie ne peut surgir spontanément dans un pays qui ne l’a jamais connue, surtout après quatre décennies de système Bongo : celui-ci a perverti profondément le débat politique en pratiquant, à grande échelle et avec succès, l’achat des opposants, leur offrant postes, revenus et honneurs pour les soumettre et les faire taire. Malheureusement, l’intronisation de Bongo II et les proclamations simultanées de victoire de ses deux challengers confortent l’opinion répandue selon laquelle l’Afrique n’est pas mûre, voire pas faite, pour la démocratie.
Contestation du Président Ali Ben Bongo Ondimba
Le ministre gabonais de l’Intérieur Jean François Ndongou annoncait, jeudi en fin de matinée, les résultats du scrutin du 30 août dernier. Ali Bongo Ondimba a ainsi obtenu 41,73% des suffrages, devançant André Mba Obame, ancien ministre de l’Intérieur qui a recueilli 25,88 % des votes, tandis que l’opposant historique Pierre Mamboundou a obtenu 25,22%. L’annonce du ministre a suscité la contestation des résultats par les candidats de l’opposition, soldée par des mécontentements des populations dans les deux grandes villes du pays, notamment à Port – Gentil et Libreville.
En effet, depuis la proclamation desdits résultats, le climat social s’est détérioré au Gabon ou les contestations des candidats de l’opposition et autres militants ont été enregistrées et réprimées par l’armée Gabonaise.
Des actes de vandalisme ont été occasionnés dans la ville de Port-Gentil ou le consulat français, des voitures ont été brûlés et des maisons de commerces pillés par les manifestants.
A cet effet les prisonniers de la prison centrale de Port-Gentil ont été libérés des armes lourdes saisies par les insurgés qui se sont attaqué à un commissariat pour marquer leur indignation.
Ces troubles ont fait plusieurs victimes, dont quelques morts dans la population urbaine.
Selon diverses sources concordantes, entre le 4 et le 6, devant cette situation alarmante certaines communautés locales dans les zones frontalières ont quitté les quartiers sensibles de Port-Gentil et Libreville pour trouver refuge ailleurs, voire dans les pays voisins, limitrophes. Dans la foulée, les compagnies aériennes ont arrêté leurs vols en direction de Port-Gentil depuis le 5 septembre 2009, pour les reprendre le 10 septembre 2009.
De même, ce climat d’instabilité et de troubles a amené la communauté internationale à solliciter le calme de la classe politique gabonaise en effervescence. A Libreville, le calme a commencé à régner timidement. Les forces de l’ordre tiennent les principaux carrefours de la ville. En fait, c’est surtout sur le terrain politique que ça se passe aujourd’hui dans la capitale gabonaise. Côté Ali Bongo, on savoure sa victoire.
Côté opposition, on ne l’entend pas de cette oreille. André Mba Obame dénonce « un coup d’Etat électoral » et réclame la reprise des travaux de la commission électorale là où, à ses yeux, ils ont été interrompus, c’est-à-dire lors de la nuit de mercredi à jeudi quand les délégués de l’opposition ont réclamé en vain la confrontation des procès-verbaux de tous les bureaux de vote. En clair, l’ex-ministre de l’Intérieur ne déposera pas de recours devant la Cour constitutionnelle tant que, dit-il, « la commission électorale n’aura pas terminé son travail ».
Toujours du côté de l’opposition, on se rappelle que le président de l’UPG (l’Union du peuple gabonais) a été blessé à coups de crosse, jeudi, par les forces de l’ordre lors de la dispersion d’un sit-in devant le siège de la Commission électorale. Vendredi, ses proches ont donné une conférence de presse au siège de l’UPG pour dénoncer un coup d’Etat électoral et dire que « les résultats annoncés jeudi ne correspondaient pas du tout avec la réalité ».
A ce titre, certains pays européens, ont demandé à leurs concitoyens de quitter le pays en cas d’extrême gravité ou de s’éloigner des villes comme Port-Gentil et Libreville qui sont le théâtre des scènes de violence suite a la contestation des résultats.
La psychose persiste au Gabon après le scrutin
A Libreville, les populations vivent dans un état d’insécurité permanent comme le présente le déploiement des unités blindées de l’armée gabonaise en alerte, avec le survol régulier des hélicoptères de combat sur l’espace aérien de la capitale gabonaise prise dans la fièvre des contestations de l’opposition politique au nouveau président élu, M. Ali Bongo-Ondimba le fils de son père, feu Albert Bernard Bongo au pouvoir de 1967 à 2009.
Pour plus d’une personne, l’instabilité politique au Gabon a été causée par la Cour Constitutionnelle qui a validé à la sauvette les résultats de la présidentielle, avant d’épuiser la
procédure de la confrontation des procès verbaux issus des bureaux de vote de tout le pays, avec les représentants des candidats de l’opposition en lice.
A la lecture des résultats publiés
par la Commission électorale, chacun des candidats établit ses meilleurs scores
dans son propre fief. Ali Bongo à l’est du pays, André Mba Obamé dans le nord et à Libreville, Pierre Mamboundou au sud.
Mais la différence entre Ali Bongo et ses adversaires, c’est que le vainqueur fait un assez bon score dans chacune des neuf provinces du pays, alors que Pierre Mamboundou et André Mba Obamé obtiennent des résultats très inégaux d’une province à l’autre.
Dans le camp d’Ali Bongo, on affirme que c’est normal car le parti au pouvoir, le Parti démocratique gabonais (PDG), est bien implanté dans tout le territoire. Dans l’opposition on estime, au contraire, que ce n’est pas crédible au vu des procès-verbaux dont tous les candidats ont eu copie le soir du vote.
La Commission s’est contentée de compiler les données
A Libreville, André Mba Obamé affirme qu’il a obtenu 20 points de plus que les 35% qui lui sont attribués. Dans le Haut-Ogooué, le fief du vainqueur, l’opposition s’étonne que le taux de participation atteigne 80% et soit donc deux fois supérieur à la moyenne nationale.
En fait, jeudi, lors de la réunion plénière de la Commission électorale, la confrontation des procès-verbaux a tourné court. Le président de la commission, René Aboghé Ella, a refusé que ces documents soient examinés au fond. La Commission s’est donc contentée de centraliser et de compiler les procès-verbaux transmis par les neuf gouverneurs de province.
Ali Bongo refuse toute concession
L’opposition à Ali Bongo a lancé officiellement, samedi, le Front du refus. Plusieurs candidats, dont l’ancien ministre de l’Intérieur André Mba Obame, ont répété que les résultats de la présidentielle, étaient faux. En face, le Parti démocratique gabonais a invité ses adversaires à déposer des recours devant la Cour constitutionnelle. Ali Bongo a lancé un appel au calme alors que la contestation se poursuit à Port-Gentil. En revanche, Port-Gentil reste très instable. Samedi soir de nouvelles barricades ont été dressées dans les rues de la cité pétrolière.
Après trois jours d’affrontements à Port-Gentil, le pouvoir et l’opposition se renvoient la responsabilité des violences. Sans le nommer, Ali Bongo accuse Pierre Mamboundou de souffler sur les braises. Au nom de l’opposition, Jean Eyéghé Ndong réplique que s’il y a fraude, il ne faut pas s’étonner s’il y a ensuite des forfaits.
Aujourd’hui, malgré les émeutes à Port-Gentil, Ali Bongo se sent assez fort pour refuser toute concession à ses adversaires et à la communauté internationale : non à la reprise des travaux de la Commission électorale, comme le réclamait André Mba Obamé, non au médiateur sénégalais Moustapha Niasse, comme le proposait l’Union africaine (UA).
La situation actuelle
A Libreville, Ali Bongo semble maîtriser la situation. Pas d’incidents depuis jeudi, même samedi soir après la défaite 2-0 des Panthères du Gabon face aux Lions indomptables du Cameroun, les Librevillois n’ont pas exprimé leur colère dans la rue.
Ainsi, les recours en annulation formulés par les candidats de l’opposition, particulièrement MM. André Mba Obame et Pierre Mamboundou, sont restés sans suite à cette juridiction nationale constitutionnelle.
Une reconnaissance timide du pouvoir de Bongo-fils
La mascarade électorale du Gabon a fourni des preuves supplémentaires sur les fraudes électorales en Afrique noire ou la machine de la succession parentale au pouvoir est mise en marche, pour le respect des dynasties et monarchies en puissance sur le continent.
Les exemples sont à citer dans ce contexte, au regard des hésitations suscitées par les scrutins africains entachées d’irrégularités dans l’organisation des élections présidentielles au Togo, au Congo et au Gabon.
Au moment où nous bouclons cette édition, seuls le Maroc, la Lybie, la RDC et la France se sont prononcées en faveur du nouveau régime de Bongo-fils. Les raisons sont multiples pour justifier leurs alliances tacites et historiques tissées par les dignitaires présidents fondateurs et autres guides éclairés des régimes totalitaires et dictatoriaux d’Afrique, à travers un pacte de solidarité agissante et de fidélité dans la continuité.
Ainsi,
1/Le Maroc, pour sa part se reconnait dans cette victoire à cause des liens de filiation. A ce titre, Mme Ali Bongo-Ondimba est d’origine marocaine, avec les relations particulières de Bongo-père et le Roi Hassan II.
2/ La Lybie, entretient des relations historiques, matérialisées par le Président Bongo-Ondimba avec le guide libyen Mouammar Kaddafi dans l’axe pétrolier en Afrique noire et musulman.
3/La RDC, certainement à cause de la similitude de l’histoire politique entre les deux pays , ou la dynastie règne en maître absolu et en pleine répétition des enjeux de la monarchie, du père adoptif ou biologique au fils adoptif ou biologique le secret familial étant garanti et respecté auprès des partenaires économiques pour éviter les bouleversements des règles de l’échange.
4/La France, pour des relations historiques et dans le souci de continuer probablement à piller le Gabon, Nicolas Sarkozy a félicité Ali Ben Bongo Ondimba. Bientôt, le Congo emboitera le pas surtout la première sortie à l’extérieur, d’Ali Ben Bongo Ondimba est prévue dans les tout prochains jours à Brazzaville.
Entre temps, les apôtres de la
paix et de la bonne nouvelle des Saintes Ecritures, intercèdent pour le peuple Gabonais, afin que les leaders politiques mettent les intérêts de la Nation avant toutes les guerres politiciennes en œuvrant davantage pour sauvegarder le climat de fraternité et de justice aux peuples du Gabon en quête de bien être socio – économique.
Le Gabon déjà dans de l’eau trouble,
tout avait commencé ainsi au Congo
L’election présidentielle certes, vient de prendre fin avec la publication des résultats seulement, Il y a comme des simulitides avec la situation politique congolaise d’avant la guerre civile de 1997 soutendue des contestations. Le président élu risque de diriger le Gabon en dictateur s’il n’accorde pas les violons avec l’opposition. Certainement, plus d’une personne nous dira que les choses se calment déjà. Cependant, tel que nous avions vu le vote au Gabon se dérouler sur la base éthnique, il est à craindre que les gens soient hypocrites et fassent des repris tactiques pour rebondir au bon moment. Nous pensons par ailleurs, que Ben Ali Bongo prendra de la hauteur...
Ghys Fortuné DOMBE-BEMBA