Espace d'échange de la diaspora congolaise.
À l'issue du séminaire sur le renforcement des capacités des journalistes et la sensibilisation des acteurs politiques et de la société civile, organisé du 9 au 11 avril par le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), les participants ont adopté quatre recommandations, dont la première porte sur la protection des journalistes dans l'exercice de leur métier en période électorale.
Les trois autres sont relatives au soutien financier aux médias pour leur permettre d'assurer la couverture des élections en toute indépendance ; à l'étiquetage et la désignation d'autorité des journalistes par les acteurs politiques et de la société civile ; ainsi qu'à la poursuite de la sensibilisation sur les droits et devoirs des professionnels de l'information et de la communication.
En ce qui concerne la première recommandation, les participants invitent les pouvoirs publics à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la protection des journalistes en période électorale, tout en leur garantissant le libre accès aux sources d'information. Ils ont également recommandé au CSLC de procéder, avant l'élection présidentielle de juillet, à la délivrance des cartes d'identité de journaliste professionnel ou à défaut de badges pour que les journalistes en exercice soient distinctement reconnus partout où ils se rendent dans le pays afin d'assurer, en toute sécurité et confiance, la couverture des événements électoraux.
À propos de la deuxième recommandation, les participants demandent au gouvernement d'octroyer, par l'intermédiaire du CSLC, aux médias nationaux publics et privés, autorisés à assurer la couverture de l'élection présidentielle, un appui financier important, pour leur permettre d'assurer leur travail en toute indépendance et en toute responsabilité. Ils ont aussi demandé au CSLC d'arrêter, sans délai, une liste des organes de presse retenus dans tout le pays, pour la couverture de l'élection présidentielle de juillet et d'établir les critères de répartition de la subvention électorale destinée à renforcer les capacités de travail des journalistes durant cette période. Les organes de presse bénéficiaires de la subvention électorale doivent signer un engagement auprès du CSLC.
Les participants ont condamné la désignation d'autorité des journalistes par les candidats aux compétitions électorales et l'étiquetage des journalistes par les acteurs politiques et de la société civile, les empêchant ainsi d'accéder aux sources d'information. Ils ont recommandé aux acteurs politiques et de la société civile de s'adresser aux directeurs des organes de presse, chaque fois qu'ils ont besoin de couverture médiatique de leurs activités, étant entendu que l'envoi en mission des journalistes est du ressort exclusif des responsables des organes de presse. Les participants ont émis le vœu de voir le CSLC poursuivre la sensibilisation sur les droits et devoirs des journalistes, au niveau national, avant l'élection présidentielle.
Le président du CSLC, Jacques Banangandzala, a interpellé les participants en ces termes, dans son allocution de clôture des travaux : « Au terme de nombreux exposés suivis de fructueux échanges, un éclairage complémentaire vient d'être apporté à vos capacités personnelles initiales. J'ose croire que désormais, vous serez à même d'exercer votre profession avec davantage de talent, d'efficacité et de responsabilité. C'est pourquoi au moment où nous devons nous séparer, je vous invite à intérioriser les enseignements reçus et à les mettre en application. Je me permets de vous rappeler que le vœu exprimé par tous au cours de ce séminaire a été la contribution de la presse à la tenue d'une élection présidentielle réussie, crédible et apaisée ».
Parfait Wilfried Douniama