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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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L’Église évangélique du Congo n’entend pas «se jeter dans l’arène de la politique»

Dans une longue déclaration rendue publique ce week-end, le pasteur Patrice Nsouami, président de l’Église évangélique du Congo, rappelle que le premier devoir des chrétiens est de «pacifier et de purifier les eaux troubles et impures du monde».

Parlant ensuite de l’élection présidentielle, le pasteur Nsouami se demande s’il est question pour l’Église évangélique du Congo de se jeter dans l’arène de la politique.

Non, dit-il, car «ni les Écritures Saintes ni les initiateurs de la Réforme » ne le conseillent. «Chrétiens,

nous sommes légalitaires de la paix et nous devons l’offrir à notre pays comme nous l’avons reçue», conclut-il.

 

Le Pasteur Patrice Nsouami, président de l’Église évangélique du Congo, a rendu publique, ce weekend, une longue déclaration dans laquelle il prend fermement position en faveur de la paix à l’approche de l’élection présidentielle.

Rappelant que l’année 2009 marquera le centenaire de «l’érection de notre pays en champ ’évangélisation

», il rappelle également que le premier devoir des chrétiens est «de pacifier et de purifier les eaux

troubles et impures du monde». Et pour que les choses soient tout à fait claires, il ajoute :

«Nous relevons que le centenaire de l’Église évangélique du Congo est voisin de l’élection présidentielle qui est sensée intervenir dans notre pays en juillet prochain.

Nous ne pouvons pas ignorer cette circonstance. Elle mérite qu’on s’y arrête.

Quel est le message de l’Église évangélique du Congo, en pareille circonstance ? S’agit-il pour nous

de nous jeter dans l’arène de la politique qui fourmille déjà de fauves ? Ce terme «fauve» est évoqué ici à dessein dès lors qu’il semble admis

- en politique - que l’homme «serait un loup pour l’homme» ! Telle n’est pas notre intention. Ni les Écritures Saintes ni les initiateurs de la Réforme – par la grâce du Seigneur

- ne nous indiquent un tel sillon. Nous en voulons pour preuve le fait que la théologie et la politique n’ont pas la même perception de l’élection….

En politique, si la liberté de l’électeur est présupposée, il subsiste que l’élu fait préalablement acte de

candidature. À ce sujet, il est intéressant de relever que le terme «candidat» vient du latin «candidus

». Ce terme renvoie à la candeur du candidat. En effet, dans la Rome antique, l’impétrant portait

une toge blanche. De nos jours, la toge blanche a disparu au profit de la procédure de validation des

candidatures. Cette procédure, instaurée par la Loi fondamentale, est supposée garantir, dès le départ, l’égalité de chance à tous les candidats. Dès lors, sur quelle base l’un des candidats, à savoir

l’élu, est préféré aux autres ? C’est sur la base de son programme.

Chaque candidat a distribué son programme aux électeurs.

Ceux-ci sont sensés avoir lu tous les programmes….

Schématiquement, l’élection, en politique, est le fait de choisir un des candidats après avoir lu un ou

plusieurs programme(s). Ainsi éclate la différence que nous évoquions plus haut entre les perceptions théologique et politique de l’élection.

Faut-il en déduire que l’Église devrait, en définitive, tourner le dos à la société ? Résolument,

non ! …

Par l’universalité de son message, le Christianisme est facteur d’unité, d’amour et de paix. Chrétiens, nous sommes légataires de la paix du Christ. Cette «paix qui surpasse toute intelligence», comme la décrit l’Apôtre Paul, est différente de la paix «donnée par les hommes». Pour demeurer fidèles aux enseignements de notre Seigneur et Sauveur, nous, Chrétiens, devons répandre cette « Paix christique» autour de nous.

Ce n’est que de cette manière que nous donnerons du relief à notre foi. Une foi agissante,

une foi qui fait reculer les montagnes de la haine, de la division et de l’injustice.

Cette paix, nous devons l’offrir à notre pays comme nous l’avons reçue.

De cette manière, notre église fera la Volonté du Christ. Aussi est il demandé à chaque fidèle de viser la Paix, dans chaque acte qu’il pose dans la Société. Ainsi, notre foi prendra du relief. Il en sera

ainsi pour l’élection à venir….

Il suit de là que si nous estimons que la «tempête électorale» est trop forte pour que nous maintenions

le gouvernail de la «Paix Christique », adressons-nous à Lui, à l’instar des Apôtres sur la barque

«déséquilibrée». Nous avons l’assurance que, répondant à notre requête, l’Esprit Saint nous aidera

à demeurer, par delà tout clivage, des instruments de paix entre les mains de Notre Seigneur

et Sauveur. »

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