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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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À propos du projet d’ordre du jour de la concertation citoyenne

Le Front des partis de l’opposition a déclaré, le 30 mars dernier, au cours d’une conférence de presse, qu’il «s’agit pour le pouvoir de nous faire adhérer à l’idée que l’actuelle Commission électorale est indépendante et représentative de toute la classe politique congolaise alors qu’il sait bien que pour qu’une commission

soit effectivement indépendante, il faut bien qu’elle ait la maîtrise de toutes les opérations préélectorales, électorales et post électorales, qu’elle bénéficie d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière,

que le dispositif de la loi électorale fait de cette commission un simple organe de suivi d’élections qu’elle ne sait

ni préparer ni organiser ni en proclamer les résultats».

De son côté, la Jeunesse unie pour la République, une coalition des associations de jeunes proches de l’opposition, demande l’implication effective du président de la République en vue de la réussite de cette rencontre citoyenne.

«Nous voulons bien d’un dialogue entre les acteurs politiques, mais nous sommes inquiets quant à la position du chef de l’État. Il faudrait que le président mette du sien pour que cette concertation donne des résultats qui apporteront à notre pays une stabilité et une paix durables».

Un point de vue partagé par le candidat indépendant déclaré à l’élection présidentielle de juillet, Anguios Nganguia-Engambé qui, au cours d’une conférence de presse, le 12 avril à Brazzaville, a déclaré que «le Premier ministre, Isidore Mvouba, n’a pas la qualité juridique de convoquer une concertation citoyenne dont l’ordre du jour porte sur une échéance électorale aussi importante que l’élection présidentielle, parce qu’il n’est pas chef du gouvernement et il n’est pas constitutionnellement légal.

C’est le président de la République, chef du gouvernement, qui a le pouvoir de convoquer cette rencontre nationale. Le chef de l’État répondra devant le peuple congolais des résultats de cette concertation».

L’Udr-Mwinda authentique, que dirige Stéphane Ntsatouabantou Milongo, par contre, se dit favorable à cette rencontre rejetant ainsi l’idée d’une déclinaison de l’offre entretenue par les autres partis de l’opposition. «Cette concertation est pour nous un cadre propice à une vraie discussion citoyenne susceptible de nous permettre d’aller vers un acte consensuel. Seulement, un seul mot devrait être placé au-dessus de tout, un seul mot devrait donner un sens à tous les autres : c’est la responsabilité».

De leur côté, la coalition des partis du centre salue l’idée d’une concertation citoyenne. L’un des membres du collège des présidents de ce mouvement, Luc Daniel Adamo Mateta, a estimé que cette rencontre privilégie un principe majeur incarné par les sociétés traditionnelles africaines. «La rencontre fraternelle et le dialogue

symbolisés par le mbongui et l’arbre à palabre comme supports de l’harmonie et de la cohésion », a-t-il déclaré.


Roger Ngombé

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