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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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EEC : Une délégation synodale a séjourné en France du 14 mars au 3 avril

Cette délégation, conduite par son président, le pasteur Patrice N’Souami, était composée du pasteur Boniface Yidika, vice-président, et de Joseph Mandzoungou, secrétaire général à l’administration et aux finances. Elle s’est rendue successivement à Rouen, Bordeaux et Paris.

En marge de sa visite pastorale, la délégation synodale a eu des entretiens avec les responsables de la plate-forme « Ensemble pour le Congo » au siège du DEFAP, à Paris, avec lesquels elle a fait un tour d’horizon des projets en cours. Elle a rencontré le président de la Fédération protestante de France, le pasteur Claude Baty, le président de la Conférence des Églises européennes, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, et le président de l’Église réformée de France, le pasteur Marcel Manoel.
La délégation du président de l'EEC a rencontré toute la communauté congolaise de l'église évangélique du Congo en Ile de France, les groupes Kilombo, chorales et autres...
Elle s’est entretenue, par ailleurs, avec le ministre conseiller auprès de l’ambassade du Congo en France, Cyprien Sylvestre Mamina.

Tous ces entretiens se sont déroulés dans un climat de franchise dont se félicite la délégation.

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G
C'est faux de mentionner que le séjour en France du Président de l'Eglise Evangélique du Congo se soit passée dans une athmosphère de franche collaboration pour les chrétiens Congolais. Nous avons eu droit à l'Ecoute d'un Président d'Eglise prêchant sur des hauteurs d'une théologie dont lui seul pouvait se comprendre. Les fans congolais diraient : Lumputu kazonzele (Il a parlé en français).<br />  <br /> J'AI HONTE POUR MON EGLISE<br />  <br /> Ancien membre de l'Église Évangélique du Congo, intégré dans une Église Africaine (créée par des ressortissants de la RDC) de la région parisienne, mais suivant de près l'actualité de mon ancienne Église que je rejoins quand je suis en vacances au Congo, l'Église de mes parents aussi... j'en éprouve la honte aujourd'hui. « NSONI ! »Je suis allé timidement me joindre au culte des congolais de la Communauté de Paris lors de certaines grandes cérémonies, gardant ma participation quotidienne dans l'Église d'expression africaine plus proche de mon domicile.Depuis que je connais l'existence de cette Communauté congolaise, on m'a toujours parlé, en mal du Pasteur Kikabou. Surtout selon les avis de ceux qui sont pour la plupart de la même région que moi. Esprit fan de l'équipe « Diable Noir » oblige. Mais j'ai approché ce monsieur qui m'a aidé pour les difficultés dans la gestion de mon ménage et j'ai, depuis, révisé ma position : je le lui ai avoué. En ce qui me concerne, aujourd'hui, en France, j'ai deux pasteurs : celui de l'Église d'expression africaine et celui que j'ai appris, personnellement à connaître de par ces capacités d'accompagnement pastoral.J'ai honte car les chefs de l'Église du Congo d'aujourd'hui se caractérisent par un égo très fort. Je suis persuadé de la manière dont l'EEC est, depuis quelques temps, présidée par un Président de l'Église qui écrit des décrets qu'il fait paraître dans le Journal LE CHEMIN (procédé qu'en politique seul les faibles emploient, ceux qui refusent tout débat), les tata Kimpolo, tata Buana, tata Mboungou, tata mbama et tata Ndoundou doivent éprouver la même honte dans leurs tombes... « Un pasteur français nommé responsable de la communauté évangélique congolaise de France » c'est la Une du journal Le CHEMIN N° 202 Avril 2009 au sujet de la visite du président de l’EEC en France.Dans son allocution inaugurale en 2005, §6, le Président NSOUAMI disait, je le cite : « Le suffrage exprimé en notre faveur ne saurait être un gage optionnel d’exclusion de l’autre, encore moins du Tout-Autre. Il ne nous situe guère non plus sur un piédestal qui nous accorderait des avantages insoupçonnés. Loin de là ! Cette charge que vous nous assignez doit être perçue non comme un pouvoir mais bien plus comme un service, un service auprès des hommes et auprès de Dieu » fin de citation. Je découvre par les décisions prises le contraire de la logique annoncée : Une manœuvre d'exclusion de l'autre ; Un Président, justement situé sur un piédestal et imbue de son pouvoir (celui de ce qu'il qualifiait à Paris comme étant SON AUTORITE bafouée par certains sur la place de Paris). J'ai honte !<br />  <br /> U bawuna, we na meso ! (Celui qu'on berne a bien des yeux)Ne nous leurrons pas. Les décisions qui ont été prises par le Conseil Synodal (et qui vont être décrétées par le Président de l'EEC) partent d'une de ses thèses préétablies, orchestrée par ceux qui, ici en France me dissuadaient de prendre contact avec le Pasteur Didier, dont il a fait une démonstration voici deux ans et de manière explicite. L'histoire des liens de cette communauté avec l'EEC n'existent pas seulement depuis que tata NSOUAMI est Président. Pourtant en Septembre 2007 il (lui personnellement et non l'EEC) disait dans cet interview parût dans Le CHEMIN N° 183 Septembre 2007 page 6 :Raymond BITEMO : Quelle perception les autorités de l’EEG ont-elles des membres de l’EEC résidents au Gabon et qui ont constitué une communauté chrétienne évoluant en marge de celle de leur pays d’accueil ?<br />  <br /> Pasteur Patrice NSOUAMI : Nous avions eu avec les responsables de la communauté chrétienne congolaise, un entretien qui nous a permis de cerner leurs problèmes. Ce sont des frères et des sœurs qui se sont retrouvés malgré eux au Gabon à cause des guerres. Ils ont été confrontés dans un premier temps à un problème d’intégration. La plupart des congolais arrivés au Gabon se sont installés dans le Sud où l’Eglise de l’Alliance chrétienne missionnaire est largement dominante. Celle-ci a manifesté à leur égard une attitude de rejet à cause de l’expression charismatique découlant du réveil spirituel.Lorsque nous sommes arrivés, nous avons dit à nos compatriotes que l’EEG est la toute première Église protestante installée au Gabon depuis 1842. Par ailleurs c’est une Église sœur, de tendance réformée comme la nôtre. Enfin, l’EEG est membre de la CEVAA comme l’EEC.Cela veut dire qu’il faut entrevoir pour les chrétiens de l’EEC se trouvant en terre gabonaise, l’intégration au sein de l’EEG qui doit les gérer.<br />  <br /> Raymond BITEMO : Est-ce à dire que vous récusez le fonctionnement marginal de notre communauté au Gabon et qui a même envoyé un pasteur en formation théologique à Mansimou ?<br />  <br /> Pasteur Patrice NSOUAMI : La présence de ce jeune étudiant à la Faculté Théologique de Mansimou ne pose aucun problème. Le plus important pour nous est de travailler à l’insertion des chrétiens de l’EEC présents au Gabon au sein de l’EEG. A cet effet, il est d’ailleurs question que je reparte pour une visite que nous allons organiser conjointement avec les autorités de l’EEG dans le but de rencontrer les Congolais à Libreville, Port-Gentil et Franceville et leur présenter notre démarche.Les chrétiens français, suédois, camerounais … d’obédience protestante qui arrivent au Congo, intègrent l’EEC à travers ses différentes paroisses et ne créent pas de nouvelles Églises. C’est cette démarche que nous devons imprimer à tous les Congolais membres de l’EEC se trouvant à l’étranger.<br />  <br /> Raymond BITEMO : Cette démarche concerne-t-elle aussi la communauté congolaise de France ?<br />  <br /> Pasteur Patrice NSOUAMI : Bien sûr ! La communauté évangélique congolaise de France doit aussi se sentir concernée par la même démarche.Nous devons travailler pour inculquer à tous les chrétiens de l’EEC là où ils se trouvent, la notion de l’universalité de l’Église comme nous la confessons dans le 4ème article du Credo qui dit : « je crois la sainte Église universelle… »Cela veut dire qu’en tant que chrétien de l’EEC, une fois que je suis à l’étranger, je n’aurai pas à bâtir une Église. La moindre des choses est de me rapprocher d’une Église protestante dont la doctrine correspond à la mienne pour m’y exprimer librement et y apporter mon identité. Les membres de l’EEC à l’étranger peuvent se constituer en des communautés s’exprimant librement au sein des Églises d’obédience protestante. Cela leur évitera les conflits d’intérêt et les discours prosélytiques qu’ils pourraient être tentés de tenir à l’égard des autres Églises dont ils ne maîtrisent guère l’eccl&eacut
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