Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Au moins quatre obus de mortier sont tombés dans la nuit de lundi à mardi dans le quartier de Ouenzé, un quartier populaire du nord de Brazzaville, sans faire des victimes mais causant des dégâts matériels, a-t-on appris auprès de témoins et de source pro-gouvernementale.
Ces tirs surviennent alors que doit s'ouvrir mardi après-midi à Brazzaville le "Dialogue républicain" regroupant les représentants des partis de la majorité, de l'opposition et la société civile dans la perspective de la présidentielle de juillet.
L'opposition est avertie avant la concertation, celà s'appelle intimidation.
Sur les quatre obus tirés, au moins deux ont explosé. "Ils ont détruit des murs de clôture de parcelles habitées, sans blesser ni tuer personne", a indiqué à l'AFP une source pro-gouvernementale.
"On ignore pour l'heure d'où ils (les tirs) sont partis, ceux qui les ont tirés et leur intention", a poursuivi cette source.
Selon des témoins joints par l'AFP, les obus sont tombés en des endroits très espacés. Ce quartier abrite également un camp des blindés des Forces armées congolaises (FAC), éloigné des endroits où les obus sont tombés.
Un défenseur des droits de lhomme a fait le rapprochement avec la réunion prévue mardi après-midi. "Cest peut-être une façon pour eux de demander aux hommes politiques de sentendre", a-t-il dit.
"L'acte n'a rien à voir avec le +Dialogue+, a affirmé une source proche du gouvernement. Selon cette source "il peut s'agir de bandits isolés" sans toutefois s'étendre sur les motivations des "bandits".
Entre juin et octobre 1997, Brazzaville a été le théâtre de violents combats entre forces gouvernementales et rebelles menées par Denis Sassou Nguesso qui avait alors pris le pouvoir.