Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Et maintenant, Cuba. Barack Obama poursuit sa politique de rupture, incessante. George W. Bush avait durci la politique envers l'île communiste ; le nouveau président démocrate fait exactement l'inverse. Lundi, l'administration américaine a ordonné une série de mesures destinées, selon les propres mots du porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, à "ouvrir le flux d'informations" entre Cuba et les Etats-Unis.
Voici donc de nouvelles mesures proposées, des symboles distribués à un autre ennemi historique des Etats-Unis. Comme précédemment avec l'Iran, l'administration américaine pratique la politique de la main tendue. Obama fait le premier pas mais attend, en retour, des actions conformes à ses attentes. Pour Cuba, le démocrate souhaite que Raul Castro, l'actuel dirigeant de l'île, amène son pays vers la voie de la démocratie.
Fidel Castro, a commenté les actions de Barack Obama. Dans un article intitulé "Du blocus, on n'a pas soufflé un mot" et diffusé sur le site Internet officiel Cubadebate, le Lider Maximo a réclamé la fin de l'embargo appliqué contre son île depuis 50 ans. Selon lui, les conditions sont réunies pour qu'Obama conduise "une politique constructive qui mette fin à celle qui a échoué depuis presque un demi-siècle". Castro a néanmoins apprécié le geste du président américain, "sa sincérité et sa volonté de changer la politique et l'image des Etats-Unis". Ainsi, les relations se réchauffent. Raul Castro lui-même se dit prêt à dialoguer. Depuis lundi, la mer séparant Key West et La Havane semble s'être un peu rétrécie.