Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Le peuple congolais est souverain, et ne peut manifester cette souveraineté que s’il est libre tout en jouissant d’un environnement constitutionnel favorable à la garantie des libertés publiques et individuelles.
Une élection présidentielle au suffrage universel direct est un « contrat social » entre une personne et son peuple, à travers lequel la volonté du peuple, exprimée à l’issue d’une consultation dudit peuple, a force de loi.
Or, au Congo, Sassou Nguesso, avec tout ce qui s’est passé dans ce pays et qui ne l’honore pas, évite le contact direct avec le peuple congolais à travers l’organisation d’une vraie élection présidentielle démocratique, libre, transparente et crédible.
La peur de se voir infliger un vote sanction hante l’esprit de celui qui veut toujours rester au pouvoir, comme elle fait vaciller la position des opérateurs économiques étrangers qui ont maintenant un choix à faire entre la notion de sauvegarde des intérêts et le respect des valeurs chères aux pays dont sont originaires les multinationales opérant au Congo. Puisqu’on veut rester au pouvoir et conserver les intérêts économico-financières, malgré tout ce qui a été fait d’anormal, tous les coups sont permis alors que le « bateau Congo » ne cesse de couler.
C’est à travers la tenue des élections libres, crédibles et transparentes que l’on peut obtenir des données mesurables sur l’état d’instauration de la démocratie dans un pays encore ancré dans la dictature. En ce sens l'élection, dans le cas décrit ci avant, est le socle de fondement du modèle démocratique. Une bonne volonté des nationaux ne suffit pas à faire triompher les idéaux démocratiques dans un pays, comme nous le constatons dans le cas de figure du Congo, avec le soutien apporté par l’étranger à Sassou Nguesso.
Les pays, comme la France, ont ce devoir, concernant la restauration de la démocratie et l’Etat de droit au Congo, d’aligner, à l’égard des pays africains, leurs actions politiques sur leur déclaration d’intention favorable d’ailleurs aux valeurs démocratiques. Il faut que la France sache que, la défense de ses intérêts ne passe pas uniquement par le maintien de Sassou Nguesso au pouvoir.
La France ne doit pas oublier ceci: c’est par son aide que Sassou Nguesso avait définitivement, malgré quelques difficultés rencontrées dans le vécu de la démocratie, mis fin au processus démocratique engagé dans le pays depuis la conférence nationale souveraine de 1991. De plus, depuis son coup d'état militaire avec la complicité de l'étranger, l’abrogation unilatérale de la seule constitution aux origines réellement populaire dans toute l'histoire du Congo, son auto proclamation comme président de la république depuis 1997, il s’est engagé chez les congolais en faveur de la démocratie et de l’Etat de droit une réflexion autour des idées suivantes:
« Sassou Nguesso a t-il le monopole de la défense des intérêts Français au Congo ? - La démocratie dans les pays africains, est-elle une garantie ou une menace face au maintien des intérêts français au Congo ? »
Une vision simpliste sur la situation politique congolaise pourrait conduire certains esprits à conclure que, les opposants ou résistants congolais ne savent pas s'y prendre en permettant la reconduction de Sassou Nguesso au pouvoir à l’issue des élections de juillet 2009 (que d’ailleurs le pouvoir en place présente comme des élections se déroulant dans des bonnes conditions requises, avec des candidats ayant la même chance pour l’emporter), ou bien, qu'ils sont trop divisés (en parlant des opposants ou résistants au régime en place) par le fait du tribalisme et sont donc incapables de mettre en place une politique capable d’assurer l’alternance par rapport à celle du régime en place.... Affirmer cela c'est oublier l'essentiel dans la vie politique congolaise que ne cesse de dénoncer les démocrates et républicains congolais.
Certes, la fable du corbeau et du renard autour du fromage se termine par cette célèbre leçon du narrateur, que voici: «... Mon bon monsieur, apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute....». Mais, quand les citoyens des démocraties phares disent faire la promotion de la démocratie dans le monde, alors qu’ils n’hésitent pas à appuyer, à soutenir et sauver le dictateur Sassou Nguesso à chaque élection au Congo.
C'est depuis, jour pour jour, douze ans que la France et l'Union Européenne n’ont cessé d’accroître leur aide financière et militaire à un régime issu d'un coup d'état, un régime qui n'a pas le soutien de sa population et qui est responsable des crimes les plus graves, un régime criminel à qui on n’exige pas de contrepartie de respect de la démocratie et des droits de l'homme par rapport aux soutiens et aux aides reçus), il y a matière à se demander sur l’existence ou pas d’un pouvoir supranational qui agit sur le Congo par l’intermédiaire de Sassou Nguesso (qui apparaît comme le dindon de la farce.
Les congolais sont invités à chercher la vérité que nous cachent l’aide et le soutien apportés à Sassou Nguesso par les puissants de ce monde dont nous avons cités ci haut.
Le véritable gouvernant du Congo n'est pas Sassou Nguesso mais les dirigeants des grands groupes multinationaux étrangers présents au Congo et les institutions internationales opaques (Fonds Monétaire International -FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales, etc.). Le marionnettiste est bien plus responsable que la marionnette, même si cette dernière a la possibilité de prendre quelques initiatives. C’est le marionnettiste qui pilote la classe politique congolaise, le système électoral et la démocratie congolaise. Depuis le salon de son palais, il dirige la marionnette Sassou Nguesso et son opposition en trompe-l’œil.
Le principe selon lequel, la fin justifie les moyens, est devenu la règle d’or chez les gouvernants congolais. Dans cette lutte de pouvoir sans pitié, qui n’a pour crédo que la conservation du pouvoir, Sassou Nguesso ne tire son épingle du jeu que sur son savoir tromper le peuple congolais par la manipulation de tous les “frangins s'est répandue dans tous les milieux. Du coté du peuple dominé et surtout au niveau de la classe sociale active, on trouve des habitudes qui encouragent le défaitisme devant les droits du citoyen par rapport à la défense du patrimoine social commun. Du côté du pouvoir, on retrouve le gangstérisme d’Etat sur tous les plans. Du côté de l’opposition en trempe l'œil, la situation anormal devient au fil du temps normale par le fait que des soient disant opposants changent de couleurs comme le ferait un caméléon devant une situation, et cela rien que pour sauver le soldat de lumière Sassou Nguesso.
Pendant que les congolais croupissent dans la misère et dans la débrouillardise, les opposants à la merci de Sassou Nguesso utilisent l'hypocrisie, la tricherie, l’arnaque, le mensonge, la servilité, la lâcheté, la traîtrise, la malhonnêteté, la délinquance politique, la prostitution politique pour s'enrichir et pour sauver un pouvoir qui tue les congolais.
Enfin, la déclaration universelle sur la démocratie stipule ce qui suit: « … la démocratie est un idéal universellement reconnu et un objectif fondé sur des valeurs communes à tous les peuples qui composent la communauté mondiale, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales et économiques. Elle est donc un droit fondamental du citoyen, qui doit être exercé dans des conditions de liberté, d'égalité, de transparence et de responsabilité, dans le respect de la pluralité des opinions et dans l'intérêt commun. ..».
Mais de tous les peuples de ce monde, le peuple congolais est le plus désarmé, le plus nu pour défendre cet idéal. De plus, dans la lutte pour la défense des valeurs démocratiques, le peuple congolais a versé beaucoup de sang sans réactions de la France, de l'Union Européenne, des USA et de l'ONU.
Et surtout, beaucoup disent même que les congolais n’ont objectivement aucune chance contre Sassou Nguesso pour protéger leurs intérêts, qu’aucun congolais ne saura remplacer Sassou Nguesso, en cas de départ de celui-ci des fonctions présidentielles au Congo. Voilà le consensus international qui tue le Congo Brazzaville.
Congolais, réfléchissez sur cela!