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Qui a étouffé les deux meetings de l’opposition à Brazzaville et Pointe-Noire ?
Après la victoire à La Pyrrhus du candidat du Rassemblement pour la Majorité Présidentielle (RMP), M. Denis Sassou Nguesso, à la suite de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009, le climat politique actuel est profondément marqué par de nombreuses atteintes à la liberté d’expression, aux menaces et aux intimidations.
Des meetings populaires et des marches pacifiques programmés par les leaders de l’Opposition ont été plus d’une fois interdits, annulés, étouffés ou tout simplement dispersés, ici et là. Il n’a jamais été aisé et libre d’être un Opposant politique au Congo.
Il fallait s’y attendre après tout le tralala et les scenarii ubuesques qui ont terni non seulement tout le processus électoral mais aussi le déroulement du vote qui, s’est déroulé dans des conditions que Seul Lucifer et tous ses Anges de malheur pourront nous faire le point.
Voilà que des partis politiques régulièrement constitués et relevant du Front des Partis de l’Opposition congolaise (FPOC) ne peuvent exercer librement leurs activités. Un signe indien qui ne trompe pas.
En effet, après avoir dispersé, manu militari, une marche qui avait réuni de nombreux militants de l’opposition au rond point de Moungali, le 15 juillet 2008, quelques heures avant la proclamation des résultats provisoires de ladite élection par le Ministre de l’Administration du Territoire, Zéphyrin Raymond Mboulou, le Pouvoir de Mpila, dans sa volonté inébranlable de tordre le cou et de réduire en silence les Opposants, a interdit l’organisation de deux meetings programmés par le PSDC de Clément Miérassa, l’UPRN de Mathias Dzon et l’UDR-Mwinda de Guy Romain Kinfoussia à l’Esplanade du Stade Alphonse Massamba-Débat à Brazzaville et au Stade Tata Loboko à Pointe-Noire.
Malgré, le récépissé de déclaration préalable de manifestation sur la voie publique et l’accusé de réception, tous signés du Préfet de Brazzaville, le Général Benoit Moundélé-Ngollo, les 22 et 23 juillet 2009, ce meeting de Brazzaville a été tout simplement interdit.
Pour le Président de l’UDR-Mwinda, Guy Romain Kinfoussia, la liberté d’expression a été ainsi violée et bafouée car aucune disposition légale n’interdit l’organisation des meetings politiques le jour de la publication, par la Cour Constitutionnelle, des résultats définitifs d’une élection présidentielle.
Motif évoqué : sur instruction du Ministre Raymond Mboulou, le 24 juillet 2009, à 16 heures, il ne pouvait y avoir une quelconque activité politique sur la voie publique, le 25 juillet dernier, pour des raisons de sécurité et de (….).
Comme quoi, pour le compte de l’Opposition, aucun meeting politique ne pouvait avoir lieu à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Mossendjo et dans toutes les grandes villes du pays, avant la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle. Est-ce que cela a été prévu par la loi électorale?
Très excédé par cet autoritarisme et cette atteinte à la liberté d’expression et d’association, M. Guy Romain Kinfoussa, en sa qualité de Président du Front des partis de l’opposition congolaise a déploré la fuite en avant du Pouvoir et de la Cour Constitutionnelle qui, le même jour, a rendu public tous les résultats définitifs dudit scrutin présidentiel qui ne sont que la confirmation pure et simple de la Victoire à La Pyrrhus du candidat Denis Sassou Nguesso.
Pour M. Guy Romain Kinfoussia, sans répondre au préalable aux recours introduits par les candidats de l’opposition, les juges de la Cour Constitutionnelle sont allés très vite en besogne en légitimant la victoire « très facile et sans gloire» de leur Mentor.
Comme quoi, «la peur a changé de camp car à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire», a conclu M.Kinfoussia, au cours d’une conférence de presse organisée au siège de l’UPADS au quartier des Batignolles à Brazzaville, peu avant la publication des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle.
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