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La Géorgie s'est retirée de la Communauté des Etats indépendants mardi. Tbilissi avait pris cette décision suite au conflit de l'été 2008. Le départ de la Géorgie pourrait entraîner celui d'autres anciennes républiques soviétiques, qui souhaitent prendre leur distance avec Moscou.
Il aura fallut un an pour que la Géorgie se détache complètement de la Communauté des Etats indépendants (CEI). C’est le temps nécessaire pour régler les procédures officielles.
Depuis quelques années, la participation de la Géorgie se limitait à une participation formelle, mais la guerre avec la Russie a définitivement marqué la fracture avec l’organisation.
Déjà en 2006, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili, avait ordonné le retrait de son pays avec la CEI, prétextant vouloir se rapprocher de l’Otan. D’autres pays membres comme l’Ukraine et la Moldavie prennent aussi leurs distances vis-à-vis de Moscou.
La Communauté devait limiter l’éclatement de l’URSS. Elle semble au contraire profondément divisée. L’utilité de la CEI est aujourd’hui remise en question. Certains experts vont jusqu’à dénoncer l’impuissance d’une telle organisation.
Selon Alexeï Malechenko, du centre Carnegie de Moscou, personne ne veut plus suivre l’Etoile du Kremlin. Pour lui, la guerre de l’année dernière traduit la nécessité de coopérer avec l’Occident.