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C'est un tabou que l'on aborde peu : la situation des homosexuels irakiens est de plus en plus préoccupante. Human Rights Watch vient de rendre public un rapport sur le sujet. Selon ce rapport, les actes de torture et les exécutions s'intensifient depuis quelques années.
Les informations sont difficiles à vérifier mais selon les chiffres de l’association britannique IRAQI LGBT, 700 homosexuels auraient été tués depuis 2004 en Irak. L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch parle, elle, de plusieurs centaines de victimes.
Le rapport cite des blessés, qui affirment que des miliciens font irruption dans les maisons et interrogent les victimes sur l'identité d'autres cibles potentielles, avant de les tuer. Des médecins irakiens et des employés à la morgue ont également remarqué des marques de mutilation.
Reed Brody est le porte parole de Human Rights Watch. Il raconte l’histoire de cet homme enfermé dans le mutisme depuis qu’on a retrouvé le corps de son ami dans les ordures, « les parties génitales arrachées et la gorge tranchée. »
Ali Hili est le fondateur de l’association IRAQI LGBT. Irakien exilé en Grande-Bretagne, il aide maintenant les homosexuels restés en Irak. Selon lui, « l’Irak est devenu le pays le plus dangereux pour les homosexuels ».