Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Peur sur la Ville. A quelques jours de l’élection de l’élection présidentielle du 12 juillet prochain, il y a lieu de dire que, depuis quelques jours, l’heure est grave au regard de la surenchère politicienne, de la guerre des cnlochers et surtout des non-dits qui entourent le déroulement de ce vote à problèmes qui fait souffler le chaud et le froid.
Et, de l’avis de certains observateurs, jamais les Congolais n’avaient connu une campagne électorale aussi timide, insipide et grotesque !
Cela est bien visible dans la plupart des quartiers de Brazzaville où, par exemple, rien ne montre que le peuple va bientôt aller aux urnes pour se choisir un Président de la République : la fameuse campagne électorale n’emballe pas ; elle éprouve encore du mal à drainer des foules immenses, comme autrefois. A qui la faute?
A la vérité, le processus électoral ayant été totalement biaisé et vidé de tout son sens, la psychose, le doute et, le découragement ne pouvaient que structurer la mémoire collective. Pour le Pouvoir et le Front de l’Opposition unifiée, c’est ce qu’il fallait éviter de provoquer au sein de l’opinion nationale et internationale qui s’interroge sur la fiabilité de cette élection à plusieurs inconnues.
D’emblée, quel Congolais honnête et civilisé tolérerait de voir son pays plonger idiotement dans le désordre et le chaos ?
Quel Congolais, sérieux et responsable accepterait, - bêtement- de prendre part à un vote pour lequel tous les résultats sont bien connus de tous ?
C’est ce qui justifie aujourd’hui le sursaut national qui, dans ce cas de figure, devient une nécessité. Un devoir patriotique inaliénable.
Jamais, les Congolais n’avaient connu une campagne électorale aussi timide, grotesque et suspecte !
Au regard de ce qui précède et afin d’éviter que le Président sortant M. Denis Sassou Nguesso et ses partisans de Mpila se nourrissent, sept ans de nouveau, de la peur, de la lâcheté, de la démission à répétition des Congolaises et des Congolais, le Général Emmanuel Ngouélondélé-Mongo, le verbe acerbe et l’ensemble des partis politiques, membres de l’Opposition unifiée, appellent tous les Congolais, du Nord au Sud et de l’Est à l’ouest, à la désobéissance civile.
Qui l’aurait cru ?
A vrai dire, cet appel patriotique à la désobéissance civile, lancé à tous les Congolais, depuis le 1er juillet 2009, à Brazzaville, par le Front des partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) est synonyme du boycott pur et simple de l’élection présidentielle de ce dimanche 12 juillet 2009, si, toutes les revendications formulées par l’Opposition ne sont pas prises en compte par le Pouvoir, a déclaré le Général Ngouélondélé-Mongo. Jusqu’ici, nul ne sait si cet appel citoyen aux conséquences imprévisibles, sera entendu par les Congolais de plus en plus engourdis et accrochés, plus que d’habitude, à la préservation de la paix et de l’unité nationale si chèrement acquises.
En clair, excédée par les mauvaises manières du Gouvernement du Président candidat Denis Sassou Nguesso qui, en réalité, n’écoute personne et opte pour la fuite en avant et la fraude électorale, l’Opposition congolaise vient, donc, ainsi de prendre ses responsabilités. Toutes ses responsabilités devant l’histoire.
Pour l’Opposition, les Congolais ne devraient plus avoir peur du Changement, ce ne sera pas uniquement l’échec de l’Opposition mais, celui de tous les Congolais qui, naïvement, auront laissé un petit groupe de citoyens, les domestiquer et les dominer, sept ans de plus !
J’interpelle mes chers frères, Gérard Bitsindou, Placide Lenga et Mambouana sur tout ce qui…
Dans une époque comme la nôtre où les évènements sociopolitiques sont démesurés, le courage politique et la responsabilité historique ne doivent pas déserter les intelligences au profit de quelques alignements sur ce que l’on pourrait aisément appeler «la marée noire de l’occultisme politico-électoraliste» du pouvoir de M. Denis Sassou Nguesso.
Aussi, pour le Général Ngouélondélé, «il n’y a pas que le péché qui nous rattrape tôt ou tard, il y a aussi et surtout l’histoire qui, un jour, finira par nous confondre».
Dès lors, pour dire son indignation et sa réprobation, les membres de l’Opposition appellent tous les Congolais à sauver notre pays de la dérive, de la démocratie bananière et surtout d’une mascarade électorale bien connue de tous.
C’est dans cette optique qu’il faudrait éviter, aujourd’hui, de cautionner naïvement les pratiques anti-démocratiques et toutes les pantalonnades du Gouvernement, de la Cour Constitutionnelle et de la CONEL dans la conduite du processus électoral en cours, le Front des partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) se propose, ici et maintenant, d’appuyer sur l’accélérateur de l’histoire en faisant recours au souverain primaire, à savoir le peuple Congolais, le vrai détenteur de tous les pouvoirs.
«Mon cher Gérard Bitsindou, mon cher Placide Lenga, mon cher Mambouana, dites le droit et ne vous laissez pas souiller inutilement. Je vous interpelle, ici et maintenant. Regardez le cours de l’actualité dans notre continent, notamment ce qui se passe au Niger», a déclaré Ngouélondélé-Mongo.
La démocratie se construisant autour de la parole libre, de la tolérance, du sens de responsabilités et du dialogue, le Général Emmanuel Ngouélondélé-Mongo, pour tenter de payer au prix fort son combat acharné pour le triomphe de la démocratie, le respect de l’alternance politique et des droits humains, vient de publie un petit ouvrage de 30 pages, intitulé : « Appel à tous les Congolais». C’est dans cet ouvrage que le Général dévoile tout le fond de son combat politique.
Et, ces milliers de Citoyens apeurés qui commencent déjà, petit à petit, à quitter Brazzaville…
A tout prendre, cette élection présidentielle tant souhaitée et tant réclamée par tous, aura-t-elle, réellement, lieu comme l’affirme urbi et orbi le Gouvernement ? Si oui. Dans quel état d’esprit et dans quel climat socio politique ? S’est-on réellement défait des ratés et des manquements qui encombraient notre processus électoral ?
Mieux. A Brazzaville, qui est le miroir de la vie politique nationale, il y a lieu de se demander dans quelle ambiance se déroule la fameuse campagne électorale ? Combien de Congolais s’y intéressent réellement et s’y adonnent-ils avec joie ?
Combien de citoyens iront réellement accomplir leur devoir civique le 12 juillet 2009 ?
C’est ce qui explique, sans doute, le manque d’engouement, d’enthousiasme et d’ambiance qui caractérise la campagne électorale actuelle qui, avouons-le, n’attire presque personne. Tout semble vivre au ralenti sous le regard complice d’une classe politique congolaise avide de pouvoir et de prébendes (…)
Car malgré de nombreux refrains fredonnés au nom de la paix, un air de peur panique semble gagner petit à petit la plupart des Brazzavillois qui s’apprêtent déjà à quitter Brazzaville pour aller se réfugier à l’intérieur du pays afin d’éviter l’imprévisible et l’irréparable. Attention au taux de participation qui pourra être très faible !
A Gamboma, par exemple, quelques ressortissants d’Owando, très prudents et craignant sans doute l’issue de l’élection présidentielle du 12 juillet, ont préféré regagner Owando, a déclaré le Général Ngouélondélé.
Dans ce lot, il convient aussi d’évoquer le nombre impressionnant de Brazzavillois qui pris de peur et, sans doute inquiets de la situation politique, s’apprêtent déjà à quitter la capitale pour rejoindre le plus tôt possible les villes de Boko, Pointe-Noire, Nkayi, Okoyo, Pokola, Ngo, Ouesso, Boundji, Mossaka, etc.
Qui sait ?
Mieux que les exhibitions de préau, à la faveur d’une campagne électorale très grippée, la force de l’esprit devrait se reconnaître, dès à présent, au Gouvernement de la République, à l’Opposition politique et à tous les citoyens libres et non fanatisés, afin de faire asseoir une continuité historique sur le destin de notre Congo ; un pays qui manque cruellement de vrais démocrates.
Pour la rédaction de «Talassa», à quelques jours de l’élection présidentielle, l’urgence du débat la voilà. Elle n’est pas ailleurs. Sauf à nous concocter dans le dos une affaire insolite de fossoyeurs de la paix, de démons déguisés, d’ennemis jurés de la démocratie, de leaders politiques en mal de charisme, etc.
Comme quoi, pour n’avoir pas pu s’entendre sur l’essentiel et n’avoir pas vidé à temps leurs querelles intestines autour d’un dialogue, le Pouvoir de Mpila et le Front des partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) ont pris les Congolais en otage forcé. Mais jusqu’à quand ?
GHYS FORTUNE DOMBE BEMBATalassa